Kingdoms Associated Press



09/05/1474 Des guerres et grands mouvements advenus ès terres d’Italie



À Sienne (AAP) - Parce qu'un peuple sans histoires est un monde sans âme, nous poursuivons la vaste rétrospective des grandes batailles ayant marqué nos royaumes. Oyez encore, bonnes gens, et ajoutez à ce sombre livre des guerres un nouveau feuillet, taché de sang et d’orgueil mêlés.

En ce temps advint grande commotion ès terres de Toscane et de la mer Adriatique, l’an de grâce mil quatre cent soixante-quatorze, quand les gens du Croissant et du Grand Turc se mirent en mouvement pour porter guerre aux contrées méridionales de l’Italie.

Et premièrement, sur la fin de janvier, descendirent les Ottomans aux lieux de Chieti et Silvi, sur les côtes du royaume de Naples et de Sicile. Nul grand effort ne leur fut opposé, tant que plusieurs tinrent cette venue pour chose attendue de longue main. Ainsi prirent-ils terre et s’y établirent comme en place assurée, ordonnant leurs gens et provisions pour les entreprises futures.

Lors fut mandé à l’Empereur du Saint-Empire qu’il eût à déclarer son vouloir et montrer s’il entendait fermer passage à ses ennemis ou bien souffrir leur marche. Mais l’Empereur ne répondit point à cette sommation selon le désir des Ottomans. Au contraire, il montra déplaisance de les voir mouvoir au-delà des terres qui relevaient de son obédience, et fit assembler ses alliés, tenant déjà conseil de guerre avant que nulle bataille ouverte fût encore livrée.

Peu après, six osts ottomans, joints aux forces du royaume des Deux-Siciles, marchèrent ensemble vers les marches de Sienne. On dit qu’ils étaient en grand nombre, bien ordonnés et diversement conduits par plusieurs capitaines renommés. En face, les Impériaux levèrent gens où ils purent, et firent montre d’environ quatre-vingts hommes pour garder les passages et contenir l’avance ennemie.

Au commencement de février furent livrées diverses escarmouches ès lieux de Grosseto et Orbetello, où les soldats impériaux furent défaits et contraints à retraite. La ville de Santa Fiora se soumit lors et fut dite libre sous protection ottomane.

Puis les Turcs mirent siège devant Sienne et tinrent la cité close durant quinze jours. Toutefois, contre l’attente de plusieurs, ils levèrent soudain leur camp et se retirèrent vers la Sicile. Les gens d’Empire crurent voir là signe de faiblesse et se hâtèrent de regarnir les lieux abandonnés, faisant entrer renforts allemands et français dans Sienne et ses environs.

Mais ce retrait n’était point, selon les chroniqueurs du parti ottoman, œuvre de peur ni de nécessité, mais subtilité de guerre.

Car au mois d’avril, ils reprirent campagne avec grand artifice. Ayant laissé croire à l’ennemi qu’ils menaçaient Florence et ses environs, ils contraignirent certains capitaines impériaux à quitter leurs positions pour secourir autres places. Ainsi les défenses de Sienne furent amoindries.

Lors, en la manière que les Turcs nomment kurt kapanı, c’est-à-dire le piège du loup, ils refermèrent leur marche sur Montepulciano puis Sienne. Plus de deux cents hommes du Croissant et de leurs alliés se jetèrent sur les lignes impériales, lesquelles, quoique nombreuses, furent fort malmenées.

En trois jours de combat, plusieurs compagnies impériales furent rompues ou détruites, et maints chevaliers tués ou dispersés. Les champs autour de Sienne furent couverts de morts, chevaux renversés et enseignes abattues.

Cependant, d’autres troupes ottomanes s’avancèrent jusques aux portes de Florence, mettant aussi cette ville en grand émoi. L’on dit qu’en ces jours Florence était si pleine d’hommes d’armes, de nobles et de charrois qu’elle semblait plus camp que cité.

Au milieu de ces troubles courut nouvelle que l’Empereur était trépassé. Cette mort, survenue loin des combats, fut diversement commentée, chacun y lisant présage selon son parti.

Sur la fin d’avril, les Ottomans retournèrent avec toutes leurs forces devant Sienne. Une attaque de nuit fut donnée contre la ville. Les défenseurs, composés de soldats impériaux, mercenaires et milices bourgeoises, opposèrent forte résistance, mais à l’aube, leurs lignes étaient rompues. Ce qui restait de cavaliers impériaux prit fuite, et la ville demeura sans bannière de l’Empire.

Ainsi Sienne fut occupée par les gens du Sultan.

Et peu de jours après, le conseil de la ville fut réordonné selon la volonté des vainqueurs. Conseillers ottomans y furent assis, et l’on annonça qu’un nouveau comte serait établi par grâce du Sultan.

En même temps, la flotte des Deux-Siciles mena grande entreprise sur les côtes, détruisant ports et navires impériaux en plusieurs lieux, de sorte que l’Empire perdit, disait-on, près de trente vaisseaux.

Adonc alla cette campagne de Toscane, où par patience, feinte retraite et rude assaut, les Ottomans acquirent grand avantage sur leurs ennemis. Et chacun, selon son inclination, tint cela soit pour marque de haute prudence militaire, soit pour commencement de plus vaste malheur encore à venir sur les terres d’Italie.

À lire : War Chronicles: Börü
À relire : vaste rétrospective des grandes batailles ayant marqué nos royaumes


Jean Froissart pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.

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08/05/1474 parfum de guerre à Vérone



Venise (AAP) - La ville de Vérone, 38 habitants en temps normal, connaît une activité inhabituelle alors qu’une importante concentration de nobles, soldats et armées y a été signalée.

Parmi les habitants recensés figurent plusieurs dizaines de membres de la noblesse impériale d’épée, venus de différentes provinces impériales et italiennes. La présence de nombreuses figures titrées, chevaliers, barons, ducs, comtes et seigneurs, donne à la cité des allures de rassemblement militaire autant que de congrès aristocratique.

Pas moins de cinq armées impériales sont actuellement signalées à proximité ou dans l’enceinte de la ville : Aquilae Unguis, Interquĭescĕre antetulīssem, Legio Germanicae, Memento audere semper et MAXIMUM CARNAGE. Quatre d’entre elles campent aux portes de Vérone, tandis qu’une autre est déjà installée à l’intérieur des murs. De quoi largement vider les huit pauvres tavernes du hameau padan.

Les commandements semblent néanmoins maintenir une discipline stricte. Un message diffusé par le capitaine Epitaffio invite les troupes à suivre des consignes quotidiennes précises : distribution contrôlée de vivres, port permanent des armes, vérification régulière de l’inventaire personnel et mise en garde explicite contre l’usage « d’objets étranges », notamment des parfums ou autres produits susceptibles de provoquer des effets indésirables.

Cette dernière recommandation a attiré l’attention de plusieurs observateurs, alors qu’un mystérieux parfum nommé Matin d’été circule actuellement sur le marché local pour cinquante écus. Présenté comme un produit du laboratoire de la Guilde de l’Alambic, il est décrit comme « potentiellement lourd de conséquences ».

Avec 256 habitants recensés et une telle concentration militaire, Vérone apparaît désormais comme un point stratégique majeur en face des vilains pas beaux qui campent en face à Venise. Reste à savoir si cette démonstration de force annonce une offensive imminente, une simple consolidation défensive ou une attente nerveuse avant l’inévitable affrontement.

À lire : Venise, maisons closes


Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour l'AAP agence des Terres au Milieu

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07/05/1474 Saint-Empire : croisade turque, foire aux proverbes et royaume des grandes espérances



Straßbourg (AAP) - À sept jours de la fin du premier tour, la campagne impériale ressemble de moins en moins à une élection et de plus en plus à une procession où se croisent prophètes, poètes, marchands et héritiers de croisades anciennes. Dans la grande salle des ambitions impériales, chacun apporte désormais sa vision du salut. Les uns arrivent l’épée haute, les autres les bras chargés de statistiques absurdes, d’autres encore avec des promesses de concorde écrites en six langues. Et tout ce petit monde prétend sauver l’Empire.

Le plus tonitruant demeure sans conteste Plasebo, lequel ne se contente plus de briguer la couronne : il semble vouloir réécrire l’histoire universelle à coups de mémoire familiale. Dans sa longue proclamation, l’homme se présente comme héritier spirituel et politique d’un grand-père devenu figure quasi légendaire : sultan, protecteur des opprimés, fléau de l’O.N.E. et champion de la justice turque universelle. Rien moins. Le candidat raconte ainsi une vaste fresque où les Ottomans apparaissent comme les véritables défenseurs des peuples libres, dispensateurs de paix, de prospérité et de tolérance, pourvu naturellement que l’on cesse de les appeler barbares entre deux banquets aristocratiques. Le Saint-Empire y devient un corps malade, rongé par une « peste noire » politique qu’il conviendrait de purifier sous la bienveillante protection ottomane. Florence, Sienne et jusqu’aux routes de Méditerranée sont convoquées dans ce récit où la conquête militaire se présente comme œuvre de salut public. Le tout avec cette délicieuse assurance des grands conquérants persuadés de n’apporter partout que justice, paix et prospérité, malgré les villes assiégées, les murailles écroulées et les armées massées aux frontières.

À côté de cette chevauchée messianique, Starkel fait figure de marchand philosophe. Point de croisade ni de purification chez lui. L’homme parle foires commerciales, coopération circulaire, tarifs préférentiels et représentation linguistique. Là où certains rêvent de terrasser dragons et conspirations, lui souhaite surtout rouvrir les routes marchandes et rappeler que les citoyens aiment aussi manger chaud et vendre leurs tonneaux sans escorte armée. Sa candidature a quelque chose d’étrangement paisible au milieu des appels à la régénération guerrière. Starkel parle d’artisans, de familles, de diversité culturelle, de conseils représentatifs. À croire qu’il imagine encore possible un Empire administré autrement qu’à coups de tambours et de proclamations martiales.

Friederigo, lui, poursuit sa campagne dans un registre que les chroniqueurs impériaux hésitent encore à qualifier de génie comique ou de fatigue nerveuse avancée. Chaque jour apporte son lot de sentences définitives : « 64 % des oranges ne sont pas des bananes », « 76 % des personnes assises ne sont pas debout », ou encore : « 98 % des chevaux de manège n’aboient pas ». Et le plus inquiétant est peut-être qu’après plusieurs semaines de campagne, ces statistiques semblent parfois plus compréhensibles que certains programmes impériaux. Au moins, avec Friederigo, l’électeur sait qu’il sera trompé honnêtement : le candidat annonce lui-même que cent pour cent de ses chiffres sont faux.

Sikkie, quant à lui, poursuit une étrange campagne de deuil. Pendant que les autres promettent avenir, réforme ou grandeur, il contemple silencieusement le souvenir de Didicus, compagnon disparu dont il célèbre la mémoire comme un vieux chevalier parlant encore aux fantômes des feux de camp. On ignore encore si cela constitue un programme politique, mais la mélancolie y est fort travaillée.

Sir_Aventon continue, pour sa part, d’occuper le terrain du récit moral. Chez lui, l’Empire traverse des ténèbres mais l’espérance brûle encore. Son style ressemble à ces chansons de geste où les royaumes vacillent toujours au bord du gouffre avant qu’un héros fatigué ne rassemble les survivants autour d’une dernière bannière.

Quant à Merkarios, il demeure fidèle à lui-même : grave, méthodique, presque minéral. Son Empire est un roc assiégé qu’il faudra sauver par discipline, unité et fermeté. Là où d’autres vendent des rêves ou des prophéties, lui administre des avertissements.

Étrange élection. Entre le Turc messianique, le marchand polyglotte, le philosophe des statistiques fausses, le gardien des souvenirs, le réformateur épique et le seigneur des montagnes, les électeurs impériaux disposent désormais d’un choix vaste, confus et parfois vertigineux. Reste à savoir ce que souhaite encore le Saint-Empire : être sauvé, amusé, consolé ou simplement gouverné.

À lire : Empire : tous pourris ? Oui, mais lesquels ?
À lire : Sacro Romano Impero, quando l’elezione imperiale somiglia a una consultazione


Etienne Berne pour l'AAP agence des Terres au Milieu

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06/05/1474 Ginevra cerca il suo Vescovo



Ginevra (AAP) - Alleluia, campane in volo e conigli in giro: la diocesi di Ginevra cerca il suo nuovo Vescovo. Non è un’illusione di primavera né un uovo vuoto dimenticato sotto un cespuglio, ma un incarico ben reale, pronto a schiudersi per chi ha una fede viva e un cuore abbastanza saldo da reggere pastorale e parola.

Si cerca un’anima capace di raccogliere il gregge come si raccolgono uova sparse nell’erba, di guidare senza schiacciare, di scaldare senza bruciare. Bisognerà benedire, ascoltare, arbitrare le contese come si districano nidi troppo fitti, e tenere i conti senza perderne nemmeno uno nella paglia. Si attende anche un predicatore capace di svegliare i fedeli intorpiditi come in un mattino di festa, e uno spirito abbastanza nuovo da seminare qualche idea senza far fuggire le campane.

Il profilo? Un’ordinazione in regola è auspicata, ma i percorsi accidentati, purché abbiano superato l’inverno, non saranno ignorati. Si cerca qualcuno che sappia parlare chiaro, sorridere con misura e, se possibile, maneggiare il latino senza romperlo come un uovo troppo fragile. Un po’ di diplomazia, molta pazienza, e quella rara miscela di autorità e dolcezza che tiene insieme un intero pollaio senza troppe piume strappate.

In cambio, Ginevra offre una posizione elevata, una comunità talvolta tranquilla, talvolta vivace, una sussistenza onesta fatta di pesce, un tetto e qualche dolcezza dopo l’ufficio. Il tutto con vista sul lago e sulle anime, che spesso è la stessa cosa.

Le candidature sono da inviare a iZaac du Salève, con i mezzi consueti o ispirati.

Per la vostra salute, mangiate un pesce al giorno. Rende lo spirito più vivace ed evita di contare le uova prima che siano benedette.


Celestino per la KAP, agenzia della terra in Mezzo

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05/05/1474 Venise, maisons closes



Venise (AAP) - Il fut un temps où la Sérénissime vendait du poisson, des fruits et quelques rêves de prospérité sur les quais du Rialto. Aujourd’hui, elle vend surtout des rames, des échelles, des manches et, pour les plus ambitieux, une barque à 200 écus. On a connu reconversion économique plus discrète.

La nouvelle Venise version 1474 ressemble moins à une république marchande qu’à un aimable camp retranché sous administration paranoïaque. Dernière innovation municipale: la fermeture des frontières et de la capitale. Entrer, sortir ou même passer d’une ville de la Sérénissime à une autre exige désormais l’aval du préfet, le marquis Fressen, devenu à lui seul ministère de l’Intérieur, des Transports et des Permissions de respirer. Le communiqué est limpide : sans autorisation, poursuites judiciaires. Les armées, elles, sont en mode agressif. Ambiance.

Pour ceux qui espéraient au moins aller travailler afin d’oublier cette douce atmosphère, mauvaise nouvelle: les deux mines vénitiennes sont fermées. Ni sel à l’ouest, ni fer au nord. Rien. Circulez, ou plutôt ne circulez pas. Sur le marché, la politique alimentaire a pris des allures d’expérience sociale. Le poisson se raréfie, les pains ont disparu, et le ravitaillement officiel passe désormais par correspondance privée. En substance: pas de nourriture au marché ni à la taverne, mais les habitants peuvent écrire gentiment à la mairie pour quémander leur dîner. La bureaucratie a parfois des élans maternels.

Pendant ce temps, Venise grossit à vue d’œil. On comptait 54 habitants récemment; la ville en affiche désormais 229. Une croissance démographique que les économistes qualifieraient volontiers de miraculeuse, les démographes de suspecte et les stratèges de très explicable. Car la ville n’attire pas seulement les amoureux des canaux. Pas moins de dix armées alliées stationnent désormais aux portes de la cité: Grecs, légionnaires, lanzichenecchi, commandants aux noms d’apocalypse et collectionneurs d’aigles bicéphales s’entassent autour de la lagune comme à une foire militaire.

La liste ressemble à un congrès interroyaumal de gens lourdement armés : Dies irae, AEGIS HELLAS, Imperium Legionis, Landsknecht Armee - Regina Oriente, sans oublier quelques variantes impériales et revanchardes pour compléter la collection. Toutes ces charmantes formations ne recrutent personne. Ce qui signifie, en langage militaire, qu’il n'y a plus personne à recruter.

À l’intérieur, la noblesse locale prospère. On y croise Aldobrando, Doge tout neuf, Oriente, revenue par la grande porte après avoir été chassée par les armées impériales, Donpeppe, Gunilde, Ori. Domina Caesar et une petite cour de madame, chevaliers et fantômes décoratifs. La ville, officiellement « libre », ressemble donc à une étrange synthèse entre une principauté assiégée, un centre logistique multinational et une résidence surveillée à ciel ouvert.

En face et rappliquant au galop, le Saint Royaume Impérial Nobiliaire des cousins Germains tente de garder contenance après la perte de Sienne, dans les paluches des Siculo-Ottomans. Et c'est pas simple. Dans une missive envoyée à ses soldats, le capitaine d'Empire Epitaffio assure que non, la guerre n’est pas perdue, merci de ne pas croire les mauvaises langues. Selon lui, il ne s’agit ni d’une guerre pour Sienne, ni pour l’Italie, ni même vraiment pour l’Empire, mais d’une guerre pour « notre manière de vivre ». Rien que ça. Traduction libre : sans but de guerre in gratibus affiché de part et d'autre, personne ne sait très bien pourquoi on se bat encore, mais il serait malvenu de s’arrêter maintenant.

Venise en ce printemps ? Frontières et maisons closes, mines fermées, miche rationnée, armées en grappes et population mobilisée. La Sérénissime a retrouvé son indépendance, certes, avec juste un léger supplément de herses administratives et de concentrations militaires. Le lion ailé vole à nouveau. Très bas, très chargé, et sous bonne escorte.


Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour l'AAP agence des Terres au Milieu

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Cours

Product Price Variation
Loaf of bread 4.56 -0.28
Fruit 9.92 0
Bag of corn 3.7 0.87
Bottle of milk 9.48 0.11
Fish 20.26 0.06
Piece of meat 12.25 0.13
Bag of wheat 10.89 -0
Bag of flour 12.88 1.64
Hundredweight of cow 20.53 0.33
Ton of stone 10.44 -0
Half-hundredweight of pig 15.41 0.05
Ball of wool 10.86 -0.14
Hide 16.32 -0.06
Coat 49.5 0
Vegetable 9.38 -0.18
Wood bushel 4.19 0.08
Small ladder 20.18 0
Large ladder 68.02 0
Oar 20 -0
Hull 36.49 0
Shaft 8.16 -0.14
Boat 99.33 0.63
Stone 18.32 -0.11
Axe 150.74 0
Ploughshare 38.44 0
Hoe 30 0
Ounce of iron ore 11.52 0.2
Unhooped bucket 21.88 0
Bucket 37.73 0
Knife 17.89 0
Ounce of steel 49.04 -0.06
Unforged axe blade 53.91 0
Axe blade 116.44 0
Blunted axe 127.79 -2.51
Hat 53.38 0.08
Man's shirt 119.57 0.12
Woman's shirt 121.14 0
Waistcoat 141.4 0
Pair of trousers 74.61 -0.09
Mantle 257.82 0
Dress 265.04 -0.2
Man's hose 45.63 -0
Woman's hose 44.32 0
Pair of shoes 27.53 -0.01
Pair of boots 86.57 0
Belt 45.2 -0
Barrel 12.02 0
Pint of beer 0.82 0
Barrel of beer 66.51 2.5
Bottle of wine 1.66 0
Barrel of wine N/A N/A
Bag of hops 19.34 0
Bag of malt 10 0
Sword blade 101.19 0
Unsharpened sword 169.69 0
Sword 146.48 -0.07
Shield 36.91 0
Playing cards 73.55 -0
Cloak 180.72 0
Collar 68.35 -0.06
Skirt 135.35 0
Tunic 222.36 0
Overalls 115.73 0
Corset 117.2 0
Rope belt 53.86 0
Headscarf 60.73 0
Helmet 164.91 0
Toque 48.61 0
Headdress 79.65 0
Poulaine 64.02 0
Cod 11.36 0
Conger eel 12.81 0
Sea bream 18.31 0
Herring 17.43 0
Whiting 17.42 0
Skate 12.16 0
Sole 18.11 0
Tuna 12.51 0
Turbot 18.02 0
Red mullet 16.53 0
Mullet 12.47 -0
Scorpionfish 20.5 0
Salmon 16.51 0
Arctic char 12 0
Grayling 14.77 0
Pike 17.6 0
Catfish N/A N/A
Eel 15.09 0
Carp 17.98 0.03
Gudgeon 17.68 -0.04
Trout 17.51 0
Pound of olives 13.38 0
Pound of grapes 9.18 0
Sack of barley 10.67 0
Half-hundred weight of goat carcasses 18.99 0
Bottle of goat's milk 12.81 0
Tapestry 143.6 0
Bottle of olive oil 121.94 -0
Jar of agave nectar N/A N/A
Bushel of salt 19.89 0
Bar of clay 3.43 -0
Cask of Scotch whisky 93.32 -0
Cask of Irish whiskey 131.27 0
Bottle of ewe's milk 10.57 0
Majolica vase 10 0
Porcelain plate N/A N/A
Ceramic tile N/A N/A
Parma ham 84.97 0
Bayonne ham 34.65 -0
Iberian ham 70.28 0
Black Forest ham 54.72 0
Barrel of cider 51.16 0
Bourgogne wine 76.22 0
Bordeaux wine 60.89 0.31
Champagne wine 141.21 -5.25
Toscana wine 33.69 0
Barrel of porto wine 87.44 0
Barrel of Tokaji 163.71 0
Rioja wine 159.19 0
Barrel of Retsina 36.79 -0
Pot of yoghurt 85.17 -0
Cow's milk cheese 77.07 0
Goat's milk cheese 85.06 2.5
Ewe's milk cheese 52.26 0
Anjou wine 50.88 -0
Ewe carcass 15.03 0
Mast 456.7 0
Small sail 215.71 0
Large sail 838.79 0
Tumbler of pulque N/A N/A
Jar of pulque N/A N/A