Kingdom :
Royaume de France Kingdom of England Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ Corona de Aragón Царство България Krolestwo Polskie Kingdom of Denmark Reino de Portugal Ελλάδα Principat de Valahia Osmanlı İmparatorluğu Kingdom of Scotland Kraljevstvo ujedinjene Mađarske i Hrvatske Corona de Castilla y León Новгородская республика Ireland Regno delle Due Sicilie Краљевина Србија Mbretëria e Arbërit Serenissima Repubblica di Venezia Kraljevina Bosna Kalmar Union Země Koruny české
Province :
Last news of the kingdom Franche-Comté Duché de Savoie Comté de Provence Markgrafschaft von Baden Grafschaft von Württemberg Duché de Lorraine Grafschaft von Augsburg Schweizerische Eidgenossenschaft Ducato di Milano Graafschap Holland Herzogtum von Bayern Erzherzogtum von Österreich Ducato di Modena Repubblica di Genova Burggrafschaft von Nürnberg Fürstentum Mainz Repubblica fiorentina Herzogtum Steiermark Repubblica di Siena Kraljestvo Celje ville franche
31/07/1474 le dernier ouvrier éteindra la mine
À Arles (AAP) - Il est des mots qui reviennent avec la régularité des saisons. Autrefois, on parlait de produire, bâtir, commercer, attirer, développer. Aujourd'hui, le vocabulaire administratif s'est considérablement enrichi. On y trouve surtout : interdire, encadrer, contrôler, autoriser, refuser. La Provence, qui n'avait pourtant rien demandé, offre un petit bijou de cette philosophie politique.
Le programme économique d'Hersende, la candidate FHP est pourtant d'une sobriété irréprochable : renflouer les caisses, exporter du bois, optimiser les mines, étudier les ruches, partager les frais de transport. Jusque-là , difficile d'y trouver matière à polémique. Et puis surgit la magie du débat public.
À peine le programme dévoilé qu'un ancien conseiller propose ce qui semble être devenu le remède universel à toutes les difficultés économiques : encadrer davantage. Les salaires seraient trop élevés ? Encadrons-les. Les embauches coûtent cher ? Encadrons-les. Les finances sont mauvaises ? Créons quelques taxes supplémentaires. Les transactions ? Taxables. Les embauches ? Taxables. Les terres ? Taxables. Il ne manque plus qu'un droit de respiration payable au bailli.
À lire : je me souviens encore d'un temps où le salaire était à quinze écus
Le raisonnement possède une élégance certaine. Si le marché ne fonctionne plus parce qu'il manque de travailleurs, la solution consiste naturellement à rendre le travail moins rémunérateur. Si les habitants désertent les provinces, diminuons encore l'intérêt qu'ils pourraient trouver à y travailler. Si les employeurs ne trouvent personne à vingt-deux écus, essayons donc à dix-huit. L'économie expérimentale a parfois des audaces admirables.
Le plus fascinant est ailleurs. Le diagnostic est parfaitement juste. Oui, la Provence souffre d'une pénurie chronique de main-d'œuvre. Oui, il devient difficile de recruter jusque dans les institutions. Oui, les tribunaux peinent parfois à trouver un juge. Oui, les salaires montent parce que les bras se font rares. Mais la conclusion est exactement inverse de ce que suggère le phénomène.
La rareté d'une ressource augmente naturellement sa valeur. C'est vrai pour le fer. Pour le bois. Pour la pierre. Manifestement, cela cesse d'être vrai dès lors que la ressource en question possède deux jambes et réclame une paie. Alors intervient le réflexe administratif. Encadrer. Toujours encadrer. Cette passion n'est d'ailleurs plus spécifiquement provençale. Elle souffle sur toute l'Aristotélité. En Irlande, on interdit de naviguer parce que l'on en a le droit. Ailleurs, on ferme des frontières. Plus loin, on multiplie les laissez-passer. Ici, on réglemente les embauches. Là , on réfléchit à plafonner les salaires. Chaque gouvernement semble convaincu que son autorité se mesure au nombre de libertés qu'il parvient à convertir en formulaires.
Le plus extraordinaire est que tous dressent ensuite le même constat. Les campagnes se vident. Les marchés rétrécissent. Les artisans disparaissent. Les mines manquent d'ouvriers. Les tribunaux manquent de magistrats. Les armées manquent de soldats. Les conseils peinent à recruter. Les ports sont encombrés de bateau-moules. Les tavernes sont désertes. Les villages deviennent de petites cours aristocratiques où une poignée de notables se félicitent mutuellement de leur sens des responsabilités, pendant que le reste de la population a depuis longtemps préféré aller voir ailleurs si l'herbe poussait encore librement.
On interdit. On encadre. On taxe. Puis on s'étonne qu'il ne reste plus personne à administrer. À ce rythme, le prochain programme économique sera d'une simplicité désarmante. Objectif n°1 : attirer de nouveaux habitants. Objectif n°2 : leur expliquer immédiatement tout ce qu'ils n'ont pas le droit de faire.
Lebaudet pour l'AAP agence des Terres au Milieu.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
30/07/1474 Et si la Provence nommait elle-même ses évêques ?
À Arles (AAP) - Le Conseil de Provence examine une proposition portant sur l'organisation de l'Église aristotélicienne dans le marquisat. Celle-ci part d'un constat : les sièges épiscopaux d'Arles et d'Aix sont vacants depuis plusieurs mois. En l'absence d'évêque, les deux diocèses ne disposent plus d'un titulaire capable de nommer un Conseil diocésain ou d'assurer l'administration ordinaire du diocèse.
À lire une réflexion reçue de Sieur Uriel
Dans nos royaumes, l'évêque est nommé soit par le Pape, soit par un Souverain bénéficiant d'une dispense accordée par Rome. Son mandat dure 120 jours, renouvelable une fois. Il peut désigner les membres du Conseil diocésain (camérier, chancelier, connétable, légat, pénitencier et sénéchal), attribuer les différentes charges diocésaines et assurer le fonctionnement administratif du diocèse.
À lire appointment épiscopal
Les nominations sont décidées par la Curie romaine, composée des cardinaux, selon les procédures en vigueur à Rome. Uriel estime que ces procédures sont actuellement trop longues pour répondre aux besoins de la Provence, il rappelle que plusieurs provinces temporelles disposent déjà d'un régime particulier. En vertu de privilèges reconnus par Rome, leurs évêques sont désignés directement par leur autorité temporelle et non par le Saint-Siège. C'est notamment le cas de Genève, où la nomination relève du Chancelier de la Confédération helvétique, de Lausanne, de Bourges, d'Angers ou encore d'Utrecht, chacune selon les privilèges dont elle bénéficie.
À lire De la dispersion progressive des Puissances Sacrées
Aucune délibération n'a encore été annoncée. Si une telle évolution devait être retenue, elle supposerait l'obtention d'une dispense ou d'un privilège reconnu par Rome, permettant au pouvoir temporel provençal de procéder lui-même à la désignation des évêques d'Arles et d'Aix, comme cela existe déjà dans plusieurs provinces bénéficiant d'un statut particulier.
Lebaudet pour l'AAP agence des Terres au Milieu.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
29/07/1474 1474, un été dans les royaumes
À Genève (AAP) - On les croyait sonnés. Qui donc ? Et bien eux ! Là ! Après la chevauchée portugaise de l'Ordre noir, après le petit coup vite fait des Siculo-Ottomans au fond de la botte, après la fameuse « guerre du compliment », six mois d'opérations militaires pour obtenir de Strasbourg un certificat officiel attestant qu'AEGIS possède une incontestable valeur militaire, beaucoup imaginaient les états-majors de l'Aristotélité gagnés par quelque forme d'introspection. Quelle naïveté. Ils gouvernent toujours.
Ou plus exactement, ils continuent de gouverner comme partout ailleurs : en interdisant. Parce qu'interdire, c'est gouverner. Le principe est universel. De Venise, qui mérite le pompon dans ce domaine, jusqu'à l'Atlantique irlandaise, l'autorité se mesure désormais moins à ce que l'on construit qu'au nombre de choses qu'il est interdit de faire. Fermer une frontière. Interdire un port. Refuser un laissez-passer. Contrôler une mer. Empêcher un marchand de passer.
L'essentiel est que quelqu'un demande une permission. Peu importe ensuite ce qu'il voulait accomplir. Car le pouvoir moderne ne produit plus, il autorise. Ou, mieux encore, il refuse.
Pendant que l'Aristotélité s'épuisait dans une guerre censée débarrasser l'Empire d'une mystérieuse influence de l'Ordo Negrum Equites et le Portugal du même, les institutions demeuraient parfaitement intactes. Ici et là , les mêmes aristocrates gouvernent. Les mêmes conseils siègent. Les mêmes cours rendent leurs décisions. Les mêmes familles administrent les mêmes provinces. À voir peut-être au Portugal, mais bon c'est pas sûr.
La seule véritable nouveauté millésimée 1474 est qu'AEGIS peut désormais encadrer, dans la salle du Sénat, un très élégant certificat de bravoure scellé et délivré par Strasbourg. Six mois de guerre continentale pour décrocher ce que des mauvaises langues appellent désormais le Diplôme stratégique du Plus Gros Zizi. Les douze sages de Strasbourg auront ainsi réussi un exploit rarement égalé : convaincre douze armées d'invasion de rentrer chez elles avec un compliment. L'Histoire militaire parle déjà de la « guerre du compliment ».
À lire : le Grand Zizi stratégique
Et pendant ce temps, à l'ouest, loin des grandes proclamations géopolitiques de la braguette, la réalité administrative continue de produire des chefs-d'œuvre. Un capitaine breton transporte plusieurs centaines de quintaux de pierre pour le compte du duché de Bretagne. La route la plus naturelle passe par des eaux revendiquées par la Couronne d'Irlande. Le marin fait donc ce que toute autorité réclame désormais de ses sujets : il demande une autorisation. Réponse du Haut Chancelier d'Irlande : « Autorisation refusée. »
À lire : Respectueusement, Constant de Rubempré
Pourquoi ? Le capitaine ose poser la question. La réponse mérite déjà sa place dans les anthologies de la science administrative. « La raison est fort simple : nous avons refusé parce que nous avons le droit. Il paraît que les États souverains disposent encore de ce privilège. » Tout est là . On refuse. Parce qu'on peut. La démonstration d'autorité suffit à justifier l'acte d'autorité. L'exercice du pouvoir devient sa propre finalité.
À lire : on prend les mêmes et on recommence ?
Puis les mêmes gouvernants s'interrogent gravement sur l'acédie qui gagne les royaumes. Pourquoi les villages se vident-ils ? Pourquoi les marins ne prennent-ils plus la mer ? Pourquoi les marchands préfèrent-ils rester à quai ? Pourquoi les piétons désertent-ils les routes ? Pourquoi les provinces se réduisent-elles progressivement à quelques cours aristocratiques où une poignée de fidèles de la particule passent leur temps à expliquer que chacun doit « garder la place qui lui revient », avec la résignation satisfaite d'un vieux chien persuadé que la niche constitue l'horizon naturel de toute existence ?
En sus du plus gros zizi bien sûr, la réponse tient peut-être dans cette étrange passion. Interdire est devenu plus simple qu'autoriser. Contrôler plus gratifiant que laissez-passer. Refuser plus prestigieux que consentir. Alors les royaumes se vident lentement. Les routes deviennent silencieuses. Les ports s'endorment. Les marchés se rétrécissent. Et les gouvernants contemplent ce désert avec une satisfaction non dissimulée, convaincus que si plus personne ne circule, c'est probablement parce que l'ordre règne enfin. Quelqu'un a dit l'Ordre ?
iZaac, pour l'AAP agence des Terres au Milieu
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
28/07/1474 Venezia, istruzioni per l'uso : entri, ti processano, insisti, ti passano per le armi
Verona (AAP) - La guerra sarà forse terminata sulle mura, ma la Serenissima non sembra avere alcuna intenzione di riporre catene e registri del tribunale. Appena riconquistata Verona, la Repubblica ha rimesso in moto il proprio meccanismo marziale con la delicatezza di un ponte levatoio che vi ricade sulle dita.
Nella città del Doge non si scherza ancora con le frontiere. I confini restano chiusi, il lasciapassare è obbligatorio perfino per spostarsi da una città veneziana all'altra, gli eserciti mantengono ordini offensivi e il viaggiatore distratto scopre ben presto che, nel lessico locale, «benvenuto» si traduce con «alto tradimento». Del resto, la legge marziale ancora in vigore autorizza il passaggio al fil di spada ancor prima che il cancelliere abbia avuto il tempo di intingere la penna.
E siccome bisogna pur tenere occupati i magistrati tra una campagna e l'altra, un nuovo imputato è comparso davanti al tribunale: il tale Albi, accusato di avere attraversato il confine il 16 luglio senza il prezioso lasciapassare. La vicenda assume però i contorni della commedia giudiziaria: l'imputato è assente, mentre il Pubblico Ministero ne chiede addirittura l'assoluzione, sostenendo che ormai ha già lasciato il territorio veneziano. Un'innovazione procedurale che consiste nel processare qualcuno per poi domandare che venga lasciato andare. Persino i carcerieri sembrano incerti sul da farsi.
Sul terreno militare anche il panorama è cambiato. Delle dodici armate che un tempo circondavano la laguna, ne restano visibili soltanto due. I Lanzichenecchi della Regina Oriente hanno preso posizione all'interno della città , mentre i Dies "The Revenge" continuano a presidiare le porte. A prima vista si potrebbe credere che l'assedio stia perdendo intensità ; in realtà assomiglia piuttosto a un catenaccio lasciato chiuso anche quando il ladro se n'è già andato.
Anche la nobiltà di spada si è assottigliata: rimangono soltanto Donpeppe, Gunilde, Brunechilde e l'inossidabile fantasma Uggya, mentre la popolazione di Venezia è ormai ridotta a cinquantadue abitanti. Una capitale che somiglia sempre più a un circolo privato dove ciascuno conosce per nome il proprio carceriere.
Il messaggio politico, invece, resta perfettamente chiaro : l'Impero se n'è forse andato, ma la Repubblica non ha alcuna intenzione di abbandonare lo stato d'assedio. A Venezia la pace sembra consistere soprattutto nel restare pronti per la prossima guerra.
Livia Saracena per l’AAP agenzia delle Terre di Mezzo.
Per richiedere un diritto di risposta – la KAP internazionale
28/07/1474 Repubblica di Genova - Al termine dell'elezione del Consiglio, SM ha ottenuto la maggioranza assoluta.
Repubblica di Genova (KAP) - La lista Sine malitia è stata la più votata al termine dell'elezione e ha ottenuto la maggioranza assoluta dei posti nel Consiglio. Potrà quindi governare da sola.
Risultato dell'elezione:
1. "Sine malitia" (SM) : 100%
La ripartizione dei voti ha determinato la seguente composizione del Consiglio:
1 : Silviia (SM)
2 : Marielou_ (SM)
3 : Glamoran (SM)
4 : Ashlynne (SM)
5 : Matteo031 (SM)
6 : Anjelina (SM)
7 : Katnis. (SM)
8 : Alexxandra (SM)
9 : Giacio (SM)
10 : Ruki (SM)
11 : Friederigo (SM)
12 : Indrus (SM)
I membri del Consiglio riconosceranno il nuovo principe entro due giorni. Questi dovrà giurare fedeltà al sovrano e assegnare gli incarichi ai consiglieri.
+