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11/07/1474 les pleureuses des chemins
À Straßbourg (AAP) - Il existe, dans nos Royaumes, une nouvelle corporation en plein essor : celle des Ouin-Ouin du grand chemin .
On les reconnaît facilement. Ils se plaignent à la taverne, soupirent devant les frontières fermées, s’étranglent devant les lois martiales et découvrent, avec une stupeur toute neuve, qu’un territoire possède des règles. « On ne peut plus voyager ! »« On ne peut plus lever une armée ! » « On ne peut plus faire ce que l’on veut ! » La complainte est belle. Elle pourrait presque arracher une larme au bourreau.
Mais voilà le petit détail que certains oublient soigneusement : la liberté n’a jamais signifié que chacun pouvait faire ce qu’il voulait, où il voulait, quand il voulait, sans jamais rencontrer ni loi, ni prévôt, ni juge. Le monde serait certes plus simple. Les brigands pourraient voler tranquillement, les armées privées traverser les provinces comme des processions religieuses et les conseils pourraient ranger leurs prisons au grenier. Malheureusement pour les amateurs de chaos, il existe encore des tribunaux.
Alors que faire ? Continuer à pleurnicher devant chaque porte fermée ? Écrire dix courriers pour expliquer que l’on est un voyageur innocent mais absolument incapable de supporter la moindre formalité ? Maudire les prévôts qui font simplement appliquer les décisions de leurs autorités ? Ou peut-être lever une bannière. Car la solution existe depuis longtemps.
Une bannière, ce n’est pas seulement un morceau de tissu attaché à un bâton. C’est une organisation reconnue, une identité, une manière de voyager sans passer son existence à expliquer pourquoi l’on voyage. Ceux qui veulent une protection collective, une structure et une existence politique peuvent simplement choisir de s’organiser. Et pour ceux qui trouvent que les royaumes voisins ferment trop de portes, il reste toujours Genève.
La petite République helvétique, fidèle à sa tradition, continue d’offrir ce que beaucoup réclament à grands cris ailleurs : la liberté de lever sa bannière sans rançon, sans impôt caché, sans formulaire interminable et sans garde-frontière demandant trois certificats avant de laisser passer un cheval. À Genève, c’est simple. Tu veux une bannière ? Lève-la. Tu veux voyager ? Voyage. Tu veux t’organiser ? Organise-toi. Pas besoin de supplier, pas besoin de pleurer, pas besoin d’accuser le monde entier d’être injuste parce qu’il existe encore des lois.
Alors aux grands mélancoliques des routes, aux éternels mécontents qui passent plus de temps à dénoncer les contraintes qu’à chercher des solutions : rangez les mouchoirs, sortez les étendards. Et si vraiment plus personne ne veut de vos belles aventures ailleurs. Il y aura toujours Genève. Là -bas, la bannière est libre. Et c’est même gratuit.
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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08/07/1474 la giustizia iberica colpisce dopo la guerra del Portogallo
A Straßburgo (AAP) - La guerra non termina necessariamente quando gli eserciti cessano le loro manovre. Spesso essa cambia forma. Il campo di battaglia è soltanto uno dei teatri nei quali si esercita la volontà politica; quando la forza militare ha raggiunto il proprio obiettivo immediato, lo Stato cerca di consolidare il risultato ottenuto attraverso gli strumenti che gli restano disponibili. È in questa logica che deve essere osservata l’ondata di condanne pronunciate negli ultimi giorni nel Regno d’Aragona e nella Corona di Castiglia e León.
Dopo la ritirata militare delle forze dell'Ordo Negrum Equites e dei loro alleati in Portogallo, dopo la perdita delle loro posizioni nei contadi di Coimbra e Porto, una parte dei combattenti sconfitti ha abbandonato il teatro delle operazioni per disperdersi nei territori vicini. Ma l’evacuazione di un esercito non significa necessariamente la fine del conflitto. Gli sconfitti portano con sé non soltanto le armi deposte, ma anche le conseguenze politiche del loro impegno. È allora che i tribunali prendono il posto degli eserciti.
A Calatayud, sotto l’autorità del giudice Turokmz, è stata pronunciata una notevole successione di sentenze contro diverse decine di individui. La ripetizione delle decisioni testimonia meno una serie di casi isolati che la volontà di affrontare un fenomeno collettivo: quello di uomini considerati non più come nemici su un campo di battaglia, ma come partecipanti a un’impresa diretta contro l’ordine costituito.
Anche in Castiglia, la giustizia di Burgos, sotto la magistratura di Elaine.j, segue una linea analoga. Le condanne per alto tradimento colpiscono diversi ex combattenti del conflitto portoghese. Le pene pronunciate, multe, detenzioni e talvolta condanne capitali, traducono un’idea fondamentale: per le autorità , la vittoria militare deve essere accompagnata da una vittoria politica.
La guerra è un atto di volontà destinato a imporre una decisione all’avversario. Tuttavia, la decisione militare ottenuta in Portogallo sarebbe incompleta se le forze sconfitte potessero ricostituirsi, riorganizzarsi o riprendere la propria azione sotto un’altra forma. La distruzione della capacità militare nemica non si arresta dunque alla dispersione degli eserciti; essa comprende anche la neutralizzazione delle reti, dei sostegni e delle fedeltà che ne hanno permesso l’esistenza.
Occorre tuttavia distinguere due dimensioni di questa fase successiva al combattimento. La prima è militare: impedire a un avversario sconfitto di recuperare una capacità offensiva. La seconda è politica: affermare la legittimità dell’ordine ristabilito dalle armi. Così, le aule di giustizia d’Aragona e di Castiglia diventano, a loro modo, un’estensione del fronte portoghese. Là dove i soldati ottengono una vittoria attraverso il movimento e la costrizione, i magistrati cercano ora di produrre una vittoria duratura attraverso la legge.
La guerra, nella sua realtà più profonda, non è soltanto lo scontro degli eserciti. Ben ingenuo è colui che pensa che, avendo conquistato tre incroci nella campagna aperta, un castello e due villaggi, abbia già vinto. La guerra è la lotta delle volontà che prosegue fino a quando una delle parti, attonita, silenziosa, ridotta all’immobilità nelle catene, impiccata ed esposta alle forche patibolari, accetta definitivamente la decisione imposta dall’altra. Le spade si sono momentaneamente abbassate.
La politica, invece, continua la battaglia. Il registro delle condanne assomiglia ormai meno a un ruolo d’udienza che a un inventario di campagna: decine di imputati, qualificazioni identiche, verdetti severi. La formula ritorna incessantemente: «Pena di morte». Per il momento, in Aragona come in Castiglia, i giudici hanno risposto: la guerra continua, ma ha cambiato campo di battaglia. Dopo i villaggi portoghesi, sono ora i tribunali a far risuonare le campane.
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Carl Philippo Gottlieb per la KAP, Agenzia della Terra in Mezzo
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07/07/1474 Vérone reprise, Venise verrouillée, les armées de l'AEGIS se redéployent
À Venise (AAP) - L'Empire est reparti la queue basse de Vérone, mais la Sérénissime n'a manifestement aucune intention de remiser les verrous. Le lion de Saint-Marc flotte de nouveau sur l'hôtel de ville véronais, les derniers occupants ayant préféré déguerpir avant que la facture ne leur soit présentée. L'« administration impériale », annoncée quelques mois plus tôt comme le prélude d'une paix durable, aura donc vécu le temps d'une mauvaise plaisanterie.
À Venise, on ne célèbre pas seulement la victoire : on entretient soigneusement la paranoïa. Les frontières demeurent hermétiquement closes, la capitale est verrouillée comme le coffre d'un usurier lombard, et même un Vénitien souhaitant rendre visite à sa belle-mère dans la ville voisine doit auparavant solliciter la bénédiction écrite du préfet Fressen. Les armées restent en posture agressive. Quant aux étourdis qui franchiraient un pont sans laisser-passer, ils découvrent rapidement que, dans la lagune, le tourisme se termine volontiers devant un tribunal pour haute trahison quand il ne s'arrête pas directement au fil de l'épée.
La menace n'est d'ailleurs pas théorique. Un certain Shqipon vient d'en faire l'expérience. Coupable d'avoir pénétré sur le territoire vénitien sans invitation, il a gagné un procès expéditif auquel il n'a même pas jugé utile d'assister. Le procureur réclame le maximum, et chacun sait qu'en période de loi martiale, les juges vénitiens distribuent les peines avec la même générosité que les gondoliers leurs chansons : sans compter.
Sur le plan militaire, le décor a changé, mais pas les habitudes. Une armée des Dies Irae campe désormais dans l'enceinte même de Venise, tandis qu'aux portes patientent les contingents de The Revenge , des lansquenets de Regina Oriente , d'AEGIS Hellas , de Miss_ok et du général I_ivanov. Les effectifs ont fondu depuis les grandes boucheries du mois dernier, mais il reste suffisamment de piques et de bannières pour rappeler aux visiteurs que la guerre n'est jamais très loin, même lorsqu'on prétend avoir signé la paix.
Et pendant que les généraux déplacent leurs hommes comme des pions, les halles offrent une image plus prosaïque de la victoire : quelques sacs de maïs, un peu de blé, du poisson et guère davantage. On ne festoie pas, on tient. La République semble avoir fait de l'économie de siège une véritable philosophie politique : peu de vivres, beaucoup de soldats, et une administration convaincue que le meilleur voisin reste celui qui attend dehors, derrière la herse, ses papiers à la main.
À lire : L'Empire demeure
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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06/07/1474 le Primat des Gaules réaffirme sa mission après les événements d'Autun
À Lyon (AAP) - Au cœur d'un été marqué par les épreuves, l'Archidiocèse de Lyon a publié plusieurs annonces témoignant d'une volonté de poursuivre avec sérénité sa mission pastorale malgré les difficultés traversées par la Province métropolitaine.
Dans une communication adressée aux fidèles, l'archevêché exprime tout d'abord sa reconnaissance envers Sœur Clelie, Première Archidiaconesse, qui a remis sa charge à la suite de son départ hors de la juridiction lyonnaise. Les autorités ecclésiastiques ont salué son engagement au service de l'Église et lui ont adressé leurs vœux fraternels.
Le communiqué revient ensuite sur les récents événements d'Autun. L'attaque menée contre la cité épiscopale est qualifiée d'acte de brigandage et de profanation, les auteurs étant dénoncés comme des pillards s'en étant pris non seulement aux biens de l'évêché, mais également à un lieu consacré au culte divin. L'Archidiocèse condamne sans réserve ces violences et rappelle qu'aucune justification politique ou matérielle ne saurait légitimer la profanation d'une cathédrale ni le pillage des biens destinés au service de l'Église et des fidèles.
Toutefois, loin de se limiter à cette dénonciation, les autorités religieuses entendent poursuivre leur œuvre. Les fidèles sont ainsi conviés à la prochaine consécration de la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Lyon, célébration appelée à devenir un moment de prière, d'espérance et de rassemblement pour toute la communauté diocésaine.
L'Archidiocèse a également lancé un appel à celles et ceux qui souhaitent participer plus activement à la vie de l'Église. Des postes de conseillers diocésains sont ouverts afin de renforcer l'administration des œuvres, l'organisation des activités religieuses et la protection des lieux de culte.
Dans le même esprit, Monseigneur Tamano renouvelle le recrutement de la Garde épiscopale. Les volontaires, qu'ils soient déjà rompus au métier des armes ou désireux de recevoir une formation, sont invités à rejoindre cette institution chargée d'assurer la sécurité des édifices religieux, des membres du clergé et, plus largement, de contribuer à la protection du patrimoine spirituel de l'Archidiocèse.
À travers ces différentes initiatives, l'Église de Lyon entend rappeler qu'à la violence répondent la persévérance, à la profanation la consécration, et aux épreuves l'engagement renouvelé des fidèles au service de la communauté chrétienne.
À lire : aux Fidèles et croyants de l'Archidiocèse de Lyon
À lire : Autun, le son du silence
L'Osservatore pour l'AAP agence des terres au Milieu.
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05/07/1474 Portugal : les poursuites engagées contre un chroniqueur politique suscitent des inquiétudes
À Genève (AAP) - L'ouverture de poursuites judiciaires contre un journaliste ou un chroniqueur ne constitue pas, en soi, une atteinte à la liberté de la presse. En revanche, lorsque ces poursuites interviennent dans un contexte de forte polarisation politique et visent une personnalité connue pour ses prises de position publiques, elles doivent faire l'objet d'un examen particulièrement attentif.
Au Portugal, la procédure engagée contre le chroniqueur Brigal soulève plusieurs interrogations de cette nature.
Le ministère public du comté de Coimbra reproche à l'ancien recteur de l'Université de Coimbra d'avoir conservé ses fonctions durant plus de neuf mois sans avoir organisé les candidatures destinées au renouvellement du rectorat. Cette abstention est qualifiée d'« abus d'autorité » au regard de la loi comtale, le parquet estimant que l'intéressé aurait omis d'accomplir un acte relevant de ses fonctions. Une peine d'emprisonnement et/ou une amende ont été requises.
Les éléments rendus publics montrent cependant que la procédure dépasse rapidement le seul terrain administratif. Le principal témoignage produit par l'accusation, celui du préfet d'Aveiro, Joines de Albuquerque, ne se limite pas à décrire l'absence d'élections universitaires. Il comporte également des appréciations personnelles visant directement le prévenu, présenté comme « un paon gonflé » se promenant dans l'université « avec des livres sous le bras et une toge noire ». Ces considérations, étrangères à la matérialité des faits reprochés, interrogent sur la sérénité dans laquelle cette procédure est conduite.
Cette affaire intervient alors que Brigal est devenu l'une des voix les plus visibles du débat public portugais. Depuis plusieurs mois, il publie de nombreux articles consacrés à la guerre qui divise le royaume, critiquant ouvertement les autorités de Lisbonne, analysant les opérations militaires et contestant les récits officiels du conflit. Ses publications ont suscité de nombreuses réactions, tant de la part de ses contradicteurs que de ses soutiens.
Dans un tel contexte, la concomitance entre une activité éditoriale particulièrement critique et l'engagement de poursuites pénales appelle une vigilance renforcée. Même lorsqu'une procédure repose sur un fondement juridique identifiable, les autorités doivent veiller à ce qu'elle ne puisse être perçue comme une réponse à l'exercice de la liberté d'expression.
La liberté de la presse ne protège pas les journalistes contre l'application du droit commun. Elle impose en revanche que celui-ci ne soit jamais utilisé, ou perçu comme étant utilisé, pour exercer une pression sur ceux qui participent au débat public. Les procédures visant des journalistes ou des éditorialistes produisent fréquemment un effet dissuasif dépassant le seul cas individuel : elles peuvent conduire d'autres auteurs à renoncer à enquêter, commenter ou critiquer les institutions par crainte de poursuites similaires.
Il appartient désormais aux autorités judiciaires portugaises de démontrer que cette affaire sera instruite dans le strict respect des garanties d'un procès équitable, sur la seule base d'éléments objectifs, et indépendamment de la ligne éditoriale ou des opinions exprimées par le prévenu.
Au-delà de la responsabilité éventuelle de Brigal dans la gestion de l'Université de Coimbra, c'est également la capacité des institutions portugaises à garantir un environnement dans lequel les journalistes, chroniqueurs et commentateurs politiques peuvent exercer leur activité sans crainte de représailles judiciaires qui sera observée avec attention.
La liberté de la presse ne se mesure pas à l'absence de critiques envers le pouvoir. Elle se mesure à la capacité des institutions à accepter ces critiques sans que leurs auteurs aient le sentiment d'être poursuivis pour les avoir formulées.
À lire : Em nome do Reino de Portugal
Reporters sans frontières pour l'AAP agence des terres au Milieu.
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