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10/08/1474 en Bretagne, qui tient vraiment les rênes ?
À Rennes (AAP) - Il y a des jours où l'on se demande si, en Bretagne, une sorte de Provence atlantique dont la Marquise s'appelle Grande Duchesse, le pouvoir se trouve dans les décisions publiées par la Grande-Duchesse justement ou dans les urnes in gratibus . Depuis la fin juillet, le peuple breton, 400 âmes grosso modo, aura ainsi été abondamment informé du fonctionnement de ses institutions.
Le 21 juillet, Astoria d'Harpaon était révoquée de ses fonctions de Chancelière. Motifs invoqués : des plaintes relatives à l'organisation des dernières démarches électorales, le fait d'avoir été elle-même candidate tout en organisant le scrutin, le quiproquo entourant le premier tour et, enfin, une prise de position sur l'Irlande jugée inappropriée au regard de ses fonctions de Chancelière et de régente.
À lire : Où comment la Bretagne renoua avec l’ombre d’Athènes
La décision était présentée comme nécessaire à la « bonne tenue des institutions ». La Grande-Duchesse annonçait alors qu'elle assurerait elle-même provisoirement la charge de Chancelière, dans l'attente d'une nouvelle nomination. Puis vint le temps des précisions.
Le 31 juillet, un avis sur le « fonctionnement habituel » expliquait que les documents et travaux produits dans les espaces institutionnels conserveraient leur place et pourraient être repris lorsque les activités rouvriraient. Comprenez : circulez, vous n'avez pas accès.
Le 1er août, nouveau communiqué : cette fois, il s'agissait du naufrage survenu à Dunkerque et du corps retrouvé sur les côtes bretonnes. La Grande-Duchesse relevait plusieurs incohérences dans les récits diffusés et ordonnait une enquête officielle ainsi qu'un rapport technique de l'Amirauté. La Bretagne, rappelait-elle, ne saurait « fonder ses décisions sur des récits impossibles ». Comprenez : circulez, il n'y a rien à voir.
À lire : Le naufrage d'Elizéar ou l'épreuve de la souveraineté française
Le 8 août, enfin, nouvelle précision. Il fallait revenir sur la phrase selon laquelle les personnes intéressées par la charge de Chancelier seraient « invitées ultérieurement à candidater ». La Grande-Duchesse précisait désormais qu'il ne s'agissait nullement d'un appel à candidatures ni d'une procédure obligatoire : la nomination du Chancelier relève exclusivement de sa prérogative.
À lire : Fait à Nantes
En somme, beaucoup de parchemins pour rappeler qui nomme qui, qui enquête sur quoi, qui conserve quels documents et qui peut ou non présenter sa candidature. Et pendant que le Palais corrige ses propres notes de bas de page, les Bretons, eux, viennent de rendre leur copie électorale. Le résultat est sans ambiguïté.
La liste Les Bretons qui en Ont Gros (LBOG) arrive très largement en tête avec 63,5 % des suffrages, contre 36,5 % pour la Dernière liste avant la fin du monde (DLALFDM). À la proportionnelle, LBOG obtient donc une majorité absolue au Conseil ducal avec huit sièges sur douze. DLALFDM en conserve quatre. Et ce n'est pas une simple majorité numérique. Car voilà donc où se trouve le véritable levier. Pendant que la Chancellerie fait l'objet de décisions, de révocations, de précisions et de correctifs, le Conseil ducal vient, lui, de changer de visage. Et le Conseil n'est pas précisément une institution décorative.
C'est là que se concentrent les leviers ordinaires de l'exercice du pouvoir ducal : le Duc sera choisi par les conseillers, les charges principales seront attribuées, la politique économique sera conduite, la diplomatie mise en œuvre et les décisions administratives prendront corps. Autrement dit, le palais peut toujours expliquer qui est habilité à nommer le Chancelier. Mais ce sont les électeurs qui viennent de décider qui disposera de la majorité nécessaire pour gouverner.
Il y a même quelque ironie à voir la Grande-Duchesse rappeler, le 8 août, que la nomination du Chancelier relève « exclusivement » de sa prérogative, précisément au moment où les urnes viennent de produire un Conseil où une formation politique dispose à elle seule de la majorité absolue. La question bretonne n'est donc peut-être plus tant de savoir qui nommera le prochain Chancelier, mais qui, demain, lui donnera réellement sa feuille de route.
Car un Chancelier peut être nommé par le sommet. Un Duc peut être reconnu par le Conseil. Mais derrière ces deux actes institutionnels se trouve désormais une réalité électorale difficile à contourner : 63,5 % des votants ont placé LBOG en tête et lui ont donné les moyens de gouverner seule. La Bretagne semble ainsi vivre deux histoires simultanément.
Dans la première, celle des proclamations, l'on révoque, l'on précise, l'on corrige, l'on enquête et l'on rappelle les compétences de chacun. Dans la seconde, celle des urnes, un rapport de forces vient d'être établi avec une brutalité remarquable. La première occupe les parchemins. La seconde occupe les sièges.
Et si l'on cherche où se trouvent les véritables leviers de l'exercice du pouvoir dans les prochaines semaines, à l'heure du retour de l'Ordo Negrum Equites sur la scène militaire, il serait peut-être prudent de regarder davantage du côté des douze conseillers que du côté des communiqués. La Bretagne pourra toujours continuer à publier des décisions grand-ducales. Il faudra désormais surtout voir ce que fera de sa majorité le Conseil qui vient d'être élu.
NDLR : Tous les anciens Grands-Ducs de Bretagne sont actuellement condamnés par contumace par le tribunal de Rennes et vivent en exil, les uns en Irlande, les autres en France ou en Anjou.
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
10/08/1474 Fürstentum Mainz: BfM vereinigt bei den Ratswahlen die absolute Mehrheit der Sitze auf sich.
AACHEN (AAP) - Die Liste Bürger für Mainz liegt bei der Ratswahl in Fürstentum Mainz an der Spitze und vereinigt die absoluten Mehrheit der Sitze auf sich. Sie kann daher allein regieren.
Verteilung der abgegebenen Stimmen:
1. "Bürger für Mainz" (BfM) : 100%
Die neue Verteilung der Sitze nach der Verhältniswahl führt zu einer Neuverteilung der Ratsämter:
1 : Moonlightoflove (BfM)
2 : Julia_von_tarth (BfM)
3 : Guido_bade (BfM)
4 : Rauschebart (BfM)
5 : Marie_v_Baden (BfM)
6 : Roran (BfM)
7 : Frodo_bacianna (BfM)
8 : Conrad_v_Baden (BfM)
9 : Felix_csabito (BfM)
10 : Jelima (BfM)
11 : Elisabetha. (BfM)
12 : Shiobhan (BfM)
Die Mitglieder des Rates werden innerhalb von zwei Tagen den neuen Regenten anerkennen. Dieser muss dann dem Kaiser des HRRDN und dem Deutschen König seine Reverenzen erweisen und die wichtigsten Ämter der Provinz besetzen.
09/08/1474 les Anglais découvrent à leur tour les joies de la souveraineté française
les Anglais découvrent à leur tour les joies de la souveraineté française
Genève (AAP) - On avait cru l'affaire réservée aux Bretons. Erreur. Il semblerait que la souveraineté française soit une expérience à laquelle chacun peut désormais participer, à condition toutefois de parvenir à entrer dans un port.
Après le naufrage d'Elizéar, les protestations bretonnes, les réponses irlandaises et les doctes considérations sur la souveraineté, voilà donc qu'un Anglais vient à son tour poser une question d'une simplicité désarmante : peut-on encore aller en France ? Question subsidiaire : quelqu'un sait-il seulement qui décide ?
Le problème n'est pas nouveau. Il était déjà posé en janvier dernier, lorsqu'un voyageur anglois souhaitant se rendre à Bruges expliquait que les ports français lui avaient été déclarés fermés, que le maître du port ne répondait plus et qu'un contact local lui signalait pourtant la présence d'un navire dans le port. La France, donc, serait fermée. Mais pas tout à fait. Les navires français auraient été, pour la plupart, envoyés par le fond. Mais il en resterait peut-être quelques-uns. Les ports seraient interdits. Mais certains navires y seraient tout de même présents. Et surtout, personne ne semble particulièrement pressé d'expliquer le fonctionnement de la chose.
Huit mois plus tard, rien n'a donc véritablement changé. Le 8 août, Bandana, marin anglais désireux de rejoindre Bordeaux, entreprend à son tour de comprendre le système. Et son constat a le mérite de la franchise : voyager vers la France pourrait être « difficile, ou impossible ». Nous voilà rassurés. Le marin d'Albion identifie bien les deux problèmes.
Le premier est français : l'Ordo Negrum Equites aurait détruit les navires du Royaume, à l'exception de quelques hypothétiques bâtiments cachés dans des cales sèches, tandis que la Couronne aurait interdit à ses propres marins d'utiliser les ports. Le second est irlandais : l'ONE revendique le contrôle de l'Atlantique et menace de couler les navires qui s'y aventureraient sans permission.
Et entre les deux, notre voyageur cherche désespérément la frontière entre la guerre, la paix, la souveraineté et le permis de navigation. On le comprend. Il voudrait simplement savoir s'il peut aller de l'Angleterre à Bordeaux. Pas devenir docteur en droit maritime.
Mais voilà que le malheureux découvre que pour traverser la Manche, il lui faudrait d'abord déterminer si la Manche appartient à l'Atlantique, si l'Atlantique appartient à l'ONE, si les ports français appartiennent encore à la France, et, dans l'affirmative, lequel des deux possède la clef.
Le plus amusant est que ces interrogations ressemblent furieusement à celles que posaient déjà les voyageurs quelques mois auparavant. Même mer. Même ONE. Même France. Même fermeture. Même incertitude. Même absence de réponse claire. Prendre les mêmes et r'commencer. Il y a toutefois une différence. Cette fois, ce n'est plus un Breton qui réclame la protection de son pays après avoir voulu servir celui-ci. C'est un Anglais qui demande simplement comment s'y rendre.
La France n'a donc même plus besoin de ses ennemis pour constater les effets de sa politique maritime : ses visiteurs étrangers se chargent eux-mêmes d'en dresser le bilan. Et quel bilan ! Un Royaume dont les ports sont fermés. Une flotte qui aurait été presque entièrement détruite. Une Amirauté qui entend contrôler ses eaux. Une faction étrangère qui prétend contrôler les routes permettant d'y parvenir. Et des voyageurs qui, après avoir consulté les cartes, les annonces et les autorités, finissent par poser sur les forums la seule question qui vaille :
À lire : « What the F(rance)? »
On pourrait en rire si la situation n'était pas devenue si remarquablement répétitive. Car voici le véritable exploit diplomatique de l'année : avoir réussi, plusieurs mois après les premières interrogations, à faire découvrir exactement le même problème à de nouveaux intéressés. Le Breton demande qui protège les Bretons. L'Anglais demande comment entrer en France. L'Irlandais explique pourquoi personne ne peut circuler sans son autorisation. La France publie des déclarations rappelant que ses eaux lui appartiennent.
Tout cela donne à la souveraineté française un étrange caractère : elle existe d'autant plus qu'il faut régulièrement demander où elle se trouve. On nous objectera que les circonstances de guerre imposent des restrictions. Fort bien. Mais alors, qu'on les assume. Qu'on les explique. Qu'on dise qui commande, qui interdit, qui protège, qui autorise et qui coule.
Car une frontière fermée est une politique. Une frontière dont nul ne sait qui peut la franchir est un problème administratif. Une frontière dont un autre État paraît déterminer les conditions d'accès devient une question de souveraineté.
Et lorsqu'après les campagnes de Bretagne et de Portugal si brillamment remportées nous dit-on, les mêmes questions reviennent, posées par de nouveaux marins aux mêmes autorités, avec les mêmes acteurs et sur les mêmes mers, on finit par se demander si ce n'est pas la guerre qui tourne en rond.
Ou, plus simplement, si ce ne sont pas les buts de guerre qui ont disparu depuis longtemps, laissant les protagonistes continuer à se battre par habitude. Après tout, pourquoi changer une recette qui fonctionne ? Un navire coulé. Une proclamation. Une indignation. Une contre-proclamation. Puis un nouveau navire qui demande s'il peut passer. Et, quelques mois plus tard, rebelote.
La France avait peut-être fermé ses ports pour empêcher la guerre d'entrer. Elle a surtout réussi à empêcher les voyageurs d'en sortir. Quant à l'ONE, il lui suffit désormais de rappeler que l'océan lui appartient pour que chacun recommence à se demander où s'arrête la mer Océane. Il faudra peut-être finir par poser la question à un géographe. À défaut d'un souverain.
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
08/08/1474 Cosa c'è da festeggiare ?
A Modena (AAP) - La guerra contro la Serenissima Repubblica di Venezia sembra ormai appartenere già al passato e le città del Ducato di Modena sono ormai avvolte dalla calura estiva che abbraccia suadente gli Appennini. Che sia di lago, di mare o di foresta, la frescura è sempre ben voluta. Fra le vie e le taverne, dame e messeri hanno ripreso a chiacchierare e la macchina amministrativa è tornata alla normalità con elezioni ducali che hanno sigillato ancora una volta un’unità di intenti nella politica modenese.
A rompere questo idillio dal sapore tipicamente estivo e a rifocillare una latente, o forse minoritaria, insoddisfazione di una parte dell’opinione pubblica modenese sulla pace firmata tra Impero e Venezia è la notizia delle grandi Festività della Concordia Imperiale che la massima autorità con sede a Strasburgo si presta a tenere per celebrare l’onore e il coraggio di chi ha partecipato alla guerra.
Leggi anche : Onore ai vivi, memoria per i caduti, pace all'Impero.
Non è un mistero che l’affaire modenese sia stato un bel grattacapo per le istituzioni imperiali. Un po' forse a sorpresa, il Ducato ha dimostrato durante gli eventi bellici di saper mettere in azione in poco tempo una macchina organizzativa dal punto di vista militare, economico e di mobilitazione non indifferente. L’annessione di Verona prima e di Padova successivamente, miniere comprese, ha reso il Ducato, situato nel cuore della penisola italiana, una base logistica fondamentale.
Non sorprende, quindi, che la repentina chiusura della guerra con Venezia e un ritorno allo status quo precedente sia stato accolto con un certo grado di insoddisfazione da qualcuno. Molti sognavano di poter conservare la sovranità su Verona, già integrata al sistema economico e giudiziario modenese, altri speravano di risolvere la controversia con le armi, vincendo o perdendo, ma sul campo.
Le scuse volute dall’Impero, molto tirate, del Duca di Modena ora riconfermato per un processo, aperto in pieno conflitto bellico, ai danni di un esponente vicino ai veneziani ha dato il via libera a una serie di speculazioni sulla gestione imperiale dei colloqui di pace e sul loro esito finale. A prendere la parola e ad esprimere una critica non tanto velata all’Impero sono stati nobili modenesi, esponenti del Consiglio ducale allora in carica e qualche comune cittadini. Si tratta di uno scambio di opinioni, non tante a dire il vero, ma che offre una narrazione diversa dalla stringata, e diplomatica comunicazione istituzionale.
Leggi anche : Comunicato dal Duca di Modena
La linea comune delle critiche sembra quella di una pace ingiusta, che non ha riconosciuto una carretta contropartita ai modenesi e che è parsa una resa sol perché qualcuno voleva godersi la pausa estiva all’ombra del proprio giardino. L’eccesso di realismo politico ha sacrificato le aspirazioni del fiero Ducato di Modena ? Oppure i risultati attuali erano gli unici che si potessero raggiungere dopo una guerra che, sul fronte modenese-veneziano, stagnava ormai da mesi ?
Leggi anche : Io non chiedo scusa !
Il Baffo per la KAP, Agenzia della Terra in Mezzo
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08/08/1474 Elections au conseil du Comté de Provence : FHP recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Force et Honneur pour la Provence est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Comté de Provence, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Force et Honneur pour la Provence" (FHP) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
1 : Hersende (FHP)
2 : Scoty (FHP)
3 : Rionnag (FHP)
4 : Esposito (FHP)
5 : Antton (FHP)
6 : Vonette (FHP)
7 : Patrisha_d_amencey (FHP)
8 : Sylithsenjak (FHP)
9 : Whaou74 (FHP)
10 : Caessa (FHP)
11 : Edmont.dantes (FHP)
12 : Flavia_livia (FHP)
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
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