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07/07/1474 Vérone reprise, Venise verrouillée, les armées de l'AEGIS se redéployent
À Venise (AAP) - L'Empire est reparti la queue basse de Vérone, mais la Sérénissime n'a manifestement aucune intention de remiser les verrous. Le lion de Saint-Marc flotte de nouveau sur l'hôtel de ville véronais, les derniers occupants ayant préféré déguerpir avant que la facture ne leur soit présentée. L'« administration impériale », annoncée quelques mois plus tôt comme le prélude d'une paix durable, aura donc vécu le temps d'une mauvaise plaisanterie.
À Venise, on ne célèbre pas seulement la victoire : on entretient soigneusement la paranoïa. Les frontières demeurent hermétiquement closes, la capitale est verrouillée comme le coffre d'un usurier lombard, et même un Vénitien souhaitant rendre visite à sa belle-mère dans la ville voisine doit auparavant solliciter la bénédiction écrite du préfet Fressen. Les armées restent en posture agressive. Quant aux étourdis qui franchiraient un pont sans laisser-passer, ils découvrent rapidement que, dans la lagune, le tourisme se termine volontiers devant un tribunal pour haute trahison quand il ne s'arrête pas directement au fil de l'épée.
La menace n'est d'ailleurs pas théorique. Un certain Shqipon vient d'en faire l'expérience. Coupable d'avoir pénétré sur le territoire vénitien sans invitation, il a gagné un procès expéditif auquel il n'a même pas jugé utile d'assister. Le procureur réclame le maximum, et chacun sait qu'en période de loi martiale, les juges vénitiens distribuent les peines avec la même générosité que les gondoliers leurs chansons : sans compter.
Sur le plan militaire, le décor a changé, mais pas les habitudes. Une armée des Dies Irae campe désormais dans l'enceinte même de Venise, tandis qu'aux portes patientent les contingents de The Revenge , des lansquenets de Regina Oriente , d'AEGIS Hellas , de Miss_ok et du général I_ivanov. Les effectifs ont fondu depuis les grandes boucheries du mois dernier, mais il reste suffisamment de piques et de bannières pour rappeler aux visiteurs que la guerre n'est jamais très loin, même lorsqu'on prétend avoir signé la paix.
Et pendant que les généraux déplacent leurs hommes comme des pions, les halles offrent une image plus prosaïque de la victoire : quelques sacs de maïs, un peu de blé, du poisson et guère davantage. On ne festoie pas, on tient. La République semble avoir fait de l'économie de siège une véritable philosophie politique : peu de vivres, beaucoup de soldats, et une administration convaincue que le meilleur voisin reste celui qui attend dehors, derrière la herse, ses papiers à la main.
À lire : L'Empire demeure
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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06/07/1474 le Primat des Gaules réaffirme sa mission après les événements d'Autun
À Lyon (AAP) - Au cœur d'un été marqué par les épreuves, l'Archidiocèse de Lyon a publié plusieurs annonces témoignant d'une volonté de poursuivre avec sérénité sa mission pastorale malgré les difficultés traversées par la Province métropolitaine.
Dans une communication adressée aux fidèles, l'archevêché exprime tout d'abord sa reconnaissance envers Sœur Clelie, Première Archidiaconesse, qui a remis sa charge à la suite de son départ hors de la juridiction lyonnaise. Les autorités ecclésiastiques ont salué son engagement au service de l'Église et lui ont adressé leurs vœux fraternels.
Le communiqué revient ensuite sur les récents événements d'Autun. L'attaque menée contre la cité épiscopale est qualifiée d'acte de brigandage et de profanation, les auteurs étant dénoncés comme des pillards s'en étant pris non seulement aux biens de l'évêché, mais également à un lieu consacré au culte divin. L'Archidiocèse condamne sans réserve ces violences et rappelle qu'aucune justification politique ou matérielle ne saurait légitimer la profanation d'une cathédrale ni le pillage des biens destinés au service de l'Église et des fidèles.
Toutefois, loin de se limiter à cette dénonciation, les autorités religieuses entendent poursuivre leur œuvre. Les fidèles sont ainsi conviés à la prochaine consécration de la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Lyon, célébration appelée à devenir un moment de prière, d'espérance et de rassemblement pour toute la communauté diocésaine.
L'Archidiocèse a également lancé un appel à celles et ceux qui souhaitent participer plus activement à la vie de l'Église. Des postes de conseillers diocésains sont ouverts afin de renforcer l'administration des œuvres, l'organisation des activités religieuses et la protection des lieux de culte.
Dans le même esprit, Monseigneur Tamano renouvelle le recrutement de la Garde épiscopale. Les volontaires, qu'ils soient déjà rompus au métier des armes ou désireux de recevoir une formation, sont invités à rejoindre cette institution chargée d'assurer la sécurité des édifices religieux, des membres du clergé et, plus largement, de contribuer à la protection du patrimoine spirituel de l'Archidiocèse.
À travers ces différentes initiatives, l'Église de Lyon entend rappeler qu'à la violence répondent la persévérance, à la profanation la consécration, et aux épreuves l'engagement renouvelé des fidèles au service de la communauté chrétienne.
À lire : aux Fidèles et croyants de l'Archidiocèse de Lyon
À lire : Autun, le son du silence
L'Osservatore pour l'AAP agence des terres au Milieu.
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05/07/1474 Portugal : les poursuites engagées contre un chroniqueur politique suscitent des inquiétudes
À Genève (AAP) - L'ouverture de poursuites judiciaires contre un journaliste ou un chroniqueur ne constitue pas, en soi, une atteinte à la liberté de la presse. En revanche, lorsque ces poursuites interviennent dans un contexte de forte polarisation politique et visent une personnalité connue pour ses prises de position publiques, elles doivent faire l'objet d'un examen particulièrement attentif.
Au Portugal, la procédure engagée contre le chroniqueur Brigal soulève plusieurs interrogations de cette nature.
Le ministère public du comté de Coimbra reproche à l'ancien recteur de l'Université de Coimbra d'avoir conservé ses fonctions durant plus de neuf mois sans avoir organisé les candidatures destinées au renouvellement du rectorat. Cette abstention est qualifiée d'« abus d'autorité » au regard de la loi comtale, le parquet estimant que l'intéressé aurait omis d'accomplir un acte relevant de ses fonctions. Une peine d'emprisonnement et/ou une amende ont été requises.
Les éléments rendus publics montrent cependant que la procédure dépasse rapidement le seul terrain administratif. Le principal témoignage produit par l'accusation, celui du préfet d'Aveiro, Joines de Albuquerque, ne se limite pas à décrire l'absence d'élections universitaires. Il comporte également des appréciations personnelles visant directement le prévenu, présenté comme « un paon gonflé » se promenant dans l'université « avec des livres sous le bras et une toge noire ». Ces considérations, étrangères à la matérialité des faits reprochés, interrogent sur la sérénité dans laquelle cette procédure est conduite.
Cette affaire intervient alors que Brigal est devenu l'une des voix les plus visibles du débat public portugais. Depuis plusieurs mois, il publie de nombreux articles consacrés à la guerre qui divise le royaume, critiquant ouvertement les autorités de Lisbonne, analysant les opérations militaires et contestant les récits officiels du conflit. Ses publications ont suscité de nombreuses réactions, tant de la part de ses contradicteurs que de ses soutiens.
Dans un tel contexte, la concomitance entre une activité éditoriale particulièrement critique et l'engagement de poursuites pénales appelle une vigilance renforcée. Même lorsqu'une procédure repose sur un fondement juridique identifiable, les autorités doivent veiller à ce qu'elle ne puisse être perçue comme une réponse à l'exercice de la liberté d'expression.
La liberté de la presse ne protège pas les journalistes contre l'application du droit commun. Elle impose en revanche que celui-ci ne soit jamais utilisé, ou perçu comme étant utilisé, pour exercer une pression sur ceux qui participent au débat public. Les procédures visant des journalistes ou des éditorialistes produisent fréquemment un effet dissuasif dépassant le seul cas individuel : elles peuvent conduire d'autres auteurs à renoncer à enquêter, commenter ou critiquer les institutions par crainte de poursuites similaires.
Il appartient désormais aux autorités judiciaires portugaises de démontrer que cette affaire sera instruite dans le strict respect des garanties d'un procès équitable, sur la seule base d'éléments objectifs, et indépendamment de la ligne éditoriale ou des opinions exprimées par le prévenu.
Au-delà de la responsabilité éventuelle de Brigal dans la gestion de l'Université de Coimbra, c'est également la capacité des institutions portugaises à garantir un environnement dans lequel les journalistes, chroniqueurs et commentateurs politiques peuvent exercer leur activité sans crainte de représailles judiciaires qui sera observée avec attention.
La liberté de la presse ne se mesure pas à l'absence de critiques envers le pouvoir. Elle se mesure à la capacité des institutions à accepter ces critiques sans que leurs auteurs aient le sentiment d'être poursuivis pour les avoir formulées.
À lire : Em nome do Reino de Portugal
Reporters sans frontières pour l'AAP agence des terres au Milieu.
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04/07/1474 Piccoli annunci - Armatore lombardo con sede a Lodi cerca
A Ginevra (AAP) - Un armatore lombardo, con sede a Lodi, è alla ricerca di una Galea Genovese o di una Cocca da acquistare. Si desidera un'imbarcazione pronta a prendere il mare; qualche cicatrice di vecchie campagne non rappresenta un problema, purché lo scafo sia più solido delle promesse di un capomastro.
Pagamento serio, trattativa trasparente e massima discrezione garantiti. I proprietari che desiderano alleggerire la propria flotta o finanziare un nuovo progetto sono invitati a farsi avanti.
Se la vostra galea riposa in porto più spesso di quanto solchi le onde, se la vostra cocca raccoglie più polvere che vento, forse è giunto il momento di affidarla a un nuovo capitano.
La redazione ricorda ai propri lettori che questa rubrica è a loro disposizione. Che si tratti di cercare un libro, assumere un lavoratore, vendere un carro, scambiare conoscenze, ritrovare un oggetto smarrito o perfino trovare l'anima gemella, tutti gli annunci sono i benvenuti. Non esitate a inviarci i vostri messaggi: un piccolo annuncio può talvolta rendere grandi servizi.
Da leggere: i piccoli annunci dell'Agenzia delle Terre di Mezzo
iZaac per l'AAP, Agenzia delle Terre di Mezzo
Per richiedere un diritto di replica - la KAP internazionale
04/07/1474 Brünn oder der unauffindbare Sieg
Brünn (AAP) - Moderne Kriege haben eine eigentümliche Besonderheit: Sie bringen mehr Verlautbarungen hervor als Sieger. In Mähren jedoch haben die Waffen mit einer Deutlichkeit gesprochen, die die Federn bereits kaum noch wiederzugeben vermögen.
Am 2. Juli rückten die Truppen des Herzogtums Krakau auf Ersuchen der Regierung unter Anna Astoria in Brünn ein. Wenige Stunden später hatte die Armee Death Ripple, die unter österreichischem Banner kämpfte, aufgehört zu existieren. In der darauffolgenden Nacht wurde auch Královský praporec geschlagen, ihr Kommando zerschlagen und ihre Überlebenden aus der Stadt vertrieben. Militärische Lagekarten sind einfach zu lesen. Politische niemals.
Denn während die Aufständischen ihre Armeen verloren, behielten sie das Rathaus. Während die Regierung auf dem Schlachtfeld einen Sieg errang, musste sie feststellen, dass ein Verwaltungsgebäude mitunter länger standhält als eine Festung. Das ist das eigentümliche Vorrecht eines Bürgerkrieges: Man kann verlieren und dennoch weiterhin über etwas herrschen.
Die Rolle Österreichs beschäftigt bereits die Kanzleien Europas. Die mährischen Behörden werfen Wien vor, seine Fahne mit einer Geduld über einer Rebellenarmee wehen gelassen zu haben, die beinahe an Gleichgültigkeit grenzte. Die österreichischen Stellen wiederum scheinen sich jener alten diplomatischen Kunst bedient zu haben, Vorwürfe dadurch zu beantworten, dass sie auf die nächste Amtsstube verweisen. Am Ende verschwand das Banner nicht durch einen Verwaltungsakt, sondern weil die Armee, die es trug, vernichtet wurde. Kanonenkugeln erledigen manche Akten schneller als Diplomaten. Kaum hatte sich der Pulverdampf verzogen, begann bereits eine neue Schlacht.
Nach Auffassung Krakaus war der Feldzug ein Musterbeispiel dafür, einer demokratisch gewählten Regierung gegen einen Aufstand beizustehen. Die Gegner eben dieser Regierung sehen in denselben Ereignissen hingegen den Beweis für das Wirken verborgener Einflüsse, jener ewigen »Strippenzieher«, die jede Generation endlich entlarvt zu haben glaubt, ohne jemals jene zu überzeugen, die nicht ohnehin bereits überzeugt waren. So entdeckt Mähren eine alte Wahrheit. Eine Armee zu vernichten ist leichter, als eine Deutung zum Schweigen zu bringen.
Die Toten stimmen nicht mehr ab. Die Überlebenden hingegen schreiben die Geschichte bereits neu. Die einen sprechen von der Wiederherstellung der Ordnung. Die anderen von der Enteignung der Legitimität. Beide Seiten berufen sich mit bemerkenswerter Beharrlichkeit auf das Volk, als hätte dieses die Höflichkeit besessen, gleichzeitig überall anwesend gewesen zu sein.
Währenddessen zählt Brünn seine Verwundeten, seine beschädigten Mauern und seine zerrissenen Institutionen.
Zu lesen : Bylo nebylo na Moravia
Carl Philipp Gottlieb Für die KAP-Agentur der Länder in Mitte
Um das Recht auf Gegendarstellung einzufordern - die internationale KAP
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