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23/09/1474 le curé et le trésor
Genève (AAP) - Il est des silences plus éloquents que bien des sermons. Celui qui règne sur la trésorerie paroissiale en est un.
Rappelons le mécanisme, pour les fidèles qui n'auraient pas suivi : chaque don à la quête, chaque pièce glissée lors d'une confession, vient gonfler la trésorerie de l'église du village. Le curé, et lui seul, dispose ensuite d'un levier simple : faire un don au diocèse, de 1 à 150 écus. Cette somme quitte alors le tronc paroissial pour rejoindre la caisse cathédrale, où siège le conseil diocésain. C'est là , et uniquement là , que le Sénéchal diocésain peut acheter, que le Connétable diocésain peut armer, que le Camérier diocésain peut émettre des mandats. Sans ce geste du curé, l'argent reste enfermé au village, aussi inutile qu'une aumônière cousue.
Or voilà : notre bon monsieur Hobb, curé increvable de la paroisse de Genève, élu, ressuscité, réélu, comme une prière qui ne veut pas mourir, semble avoir découvert les vertus du bas de laine. Les écus s'accumulent, la trésorerie enfle et rien ne circule. Pas un mandat, pas un achat, pas une seule pièce redescendue vers ceux qui, sur le terrain, tiennent l'épée plutôt que le goupillon. Le conseil diocésain ? Lerio (Camérier diocésain), Nannina (Sénéchal diocésain), Taverne (Légat diocésain).
À lire Genève, qui veut gagner sa paroisse ?
Certains y verront de la prudence pastorale. D'autres, plus taquins, y verront la signature d'une Église de Rome bien installée dans ses habitudes : verrouiller les offices, verrouiller les caisses, et laisser le statu quo prospérer à l'ombre du clocher. Une armée, dit-on, pourrait bien être l'unique clé capable de forcer cette porte, à condition qu'elle en ait la patience, ou la foi.
À lire les écus convoités des diocèses de l'Eglise Aristotélicienne
Et pourtant, quelles perspectives s'ouvriraient ! Imaginons un instant un curé généreux, versant régulièrement sa dîme au diocèse plutôt que de la laisser croupir. Le Sénéchal diocésain pourrait enfin garnir les étals du marché pour le compte de tous. Le Connétable diocésain pourrait équiper les compagnies en armes et boucliers, au bénéfice de qui défend réellement le territoire. Le Camérier diocésain pourrait honorer des mandats en écus sonnants, faisant vivre l'économie bien au-delà des murs de la paroisse. Ce ne serait plus un tronc qui dort, mais un cœur qui bat, irriguant tout le corps diocésain, des armées aux marchands, en passant par les plus humbles fidèles.
Encore faudrait-il, pour cela, un évêque digne de ce nom. Le dernier titulaire du siège, un silence de quatre mois habillé en mitre, romain jusqu'au bout des ongles, n'aura pas pipé mot durant son mandat, degré zéro du partage et du gouvernement des âmes. Tout juste l'aura-t-on vu prendre la main tendue de l'avoyer de Genève, le temps d'en subtiliser discrètement les bagouzes et de les redistribuer à ses camarades savoyardes.
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La générosité d'un curé ne coûte rien à sa vertu : elle lui rapporte même, dit-on, quelques points bien mérités. Alors, monsieur Hobb, et tous ceux qui suivront dans cette charge, la cagnotte n'attend qu'un geste. Que les écus cessent de dormir, et qu'ils se mettent, enfin, à circuler.
La rédaction rappelle qu'elle prie chaque soir pour la prospérité du diocèse, et pour la mémoire de ses curés.
Monsieur Cyclopède pour l'AAP agence des terres au Milieu
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22/09/1474 À Dieu plaise Poligny
À Poligny (AAP) - Il aura fallu attendre treize mois. Treize mois de silence, ou presque, avant de voir enfin la mairie de Poligny réinvestir la halle et venir parler à ses habitants.
Autant dire que l'événement mérite d'être signalé. À Poligny, on ne se précipite décidément jamais. Mais lorsque la mairie ouvre enfin ses volets, c'est avec application : bienvenue dans le « joyau de la Franche-Comté », devise, dicton du jour, fête des Davy, recette de croquetas, annonces économiques, recrutement de miliciens, horaires des messes, lois municipales, institutions comtoises et liste des responsables. Rien ne manque.
Il faudra toutefois espérer que les habitants n'ont pas complètement oublié le chemin de la halle depuis le temps. Car Poligny n'est pas une cité débordante de monde : 26 habitants seulement. Et la Franche-Comté, avec ses 140 âmes, n'est pas précisément en mesure de se permettre que ses villages cessent de se parler entre eux. Dans un tel contexte, une mairie qui recommence à communiquer n'est pas une anecdote : c'est un signe de vie.
À lire : le pays où l'on manque même de viande
Et le message, cette fois, est plutôt clair. La mairie cherche des producteurs, propose des débouchés, rappelle les besoins du village, invite aux métiers, à la milice, aux institutions, à l'Église, à l'animation et même à la vie politique. Elle rappelle que Poligny manque de bras et qu'il y a manifestement encore quelques places à prendre pour ceux qui voudraient se rendre utiles.
On découvre même une municipalité particulièrement concentrée autour de sa maire, Garsande.Lucile Meridio Ducastel de Montecano, qui cumule la mairie, le tribun et l'urbanisme. Une concentration des fonctions qui a au moins un mérite : lorsqu'il faut enfin faire parler la mairie, il n'est pas nécessaire de chercher longtemps à qui s'adresser.
Après des mois durant lesquels la halle semblait avoir été abandonnée aux araignées et aux souvenirs, Poligny remet donc une affiche sur sa porte et rallume la lumière. « A Dieu plaise Poligny », proclame la devise. On ne saurait mieux dire. Car à 26 habitants, le Très-Haut est peut-être effectivement le seul à pouvoir garantir qu'il restera encore quelqu'un pour lire les prochaines annonces.
Mais pour une fois, saluons l'effort : une halle qui se remplit de nouvelles, une mairie qui recommence à appeler ses habitants, des besoins qui sont affichés et des portes que l'on indique de nouveau. Après treize mois de silence, Poligny parle. Reste maintenant à savoir si quelqu'un écoute.
À lire : A Dieu plaise Poligny
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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21/09/1474 Discours sur ceux qui font la guerre sans en avoir le dessein
Straßbourg (AAP) - Il faut, avant toute chose, distinguer la guerre de l'agitation qui lui ressemble, ainsi que le sage architecte distingue l'édifice de l'amas de pierres qui l'annonce sans le composer. Car de même qu'il y a grande différence entre le magistrat et celui qui porte seulement la robe, il y a grande différence entre le conquérant et celui qui, ayant pillé une bourgade, se retire aussitôt en publiant le récit de son exploit. L'un possède, l'autre a seulement touché. Et c'est de cette confusion, si commune en notre siècle, que je me propose de traiter ici.
J'ai montré ailleurs que la marque première de la souveraineté est le pouvoir de donner et de casser la loi à ceux qui sont ses sujets, sans le consentement de plus grand ni de pareil ni de moindre que soi. Or il suit de cette définition une conséquence que peu d'auteurs ont voulu tirer : que la conquête véritable n'est point celle qui s'empare d'un lieu, mais celle qui s'empare de la loi qu'on y fait. Celui qui pille Mimizan et s'enfuit avant que le soleil ne se lève n'a rien conquis, puisqu'il n'a rien légiféré, il a dérobé, ce qui est tout autre chose, et le larron ne devient pas prince pour avoir forcé une porte. De même celui qui décrète la fermeture d'une frontière pour un ennemi qu'il a lui-même proclamé dissous n'exerce point là un acte de souveraineté véritable, mais une simulation d'icelle, puisque la loi qu'il édicte ne répond plus à aucune nécessité, et que la loi sans nécessité n'est que caprice revêtu d'autorité.
À lire : Du glaive et de la justice
Les Anciens, en cette matière, avaient l'esprit plus net que le nôtre. Lorsque le Romain disait veni, vidi, vici , il ne narrait pas seulement une bataille : il constatait un droit acquis, celui de disposer désormais du pays vaincu selon sa volonté, d'y placer ses lois, ses gouverneurs, ses tributs. La formule est brève parce que la chose qu'elle désigne est entière, elle ne laisse rien en suspens. Et lorsqu'on disait vae victis , ce n'était pas cruauté gratuite, mais reconnaissance d'un ordre : le vaincu passait sous la loi du vainqueur, et cette loi, fût-elle dure, avait au moins le mérite d'exister et de s'exercer. Comparons cela aux affaires de notre temps : on prend un village, on le déclare ruiné dans un communiqué, et on le rend huit jours plus tard à ses habitants naturels sans y avoir rien changé. Où est la loi nouvelle ? Où est le tribut ? Où est le gouverneur laissé sur place ? Il n'y a rien, sinon des mots, et les mots, sans la puissance qui les fait exécuter, ne sont que du vent enfermé dans du parchemin.
On me dira que la frontière fermée, elle, dure depuis dix-huit mois, et qu'il y a là quelque constance. Je réponds que la constance dans l'exercice n'est rien sans la clarté de la fin qu'on poursuit, et qu'un prince qui maintient une loi d'exception sans plus savoir nommer le péril qui la justifiait ne gouverne plus par raison d'État, mais par habitude, ce qui est le pire des vices dans le gouvernement des hommes, car l'habitude n'a de compte à rendre à personne, pas même à celui qui la pratique. Aristote a fort bien noté que la fin de la guerre est la paix, et que celui qui ne sait plus dire quelle paix il cherche fait la guerre pour la guerre, ce qui est le fait, non du prince, mais du tyran ou, pire encore en notre siècle, du bureaucrate qui a oublié jusqu'au souvenir de la cause première.
À lire : sur les provinces devenues des prisons à ciel ouvert
Il en va de même du côté de ceux qui raillent leurs ennemis avec tant d'esprit dans leurs proclamations. L'ironie est un ornement de la parole, non un instrument de la souveraineté, on ne recouvre pas une province avec une formule bien tournée, non plus qu'on ne bâtit un royaume avec des sarcasmes, si mérités soient-ils. Que la Couronne se gausse de ses pillards, cela est de bonne guerre rhétorique, mais la rhétorique n'a jamais fait rendre gorge à personne, et le prince qui se contente de mieux écrire que son ennemi, sans lui imposer ensuite sa loi de manière ferme et durable, gagne le style et perd le fond.
Je conclus donc ceci, qui me paraît la substance de toute la matière : la souveraineté véritable ne se prouve ni par le décret qui s'éternise sans objet, ni par le raid qui triomphe sans lendemain, ni par la proclamation qui raille sans punir. Elle se prouve par la loi qu'on impose et qu'on fait durer sur ceux qu'on a véritablement soumis. Tant que les uns fermeront leurs provinces sans plus savoir pourquoi, que les autres pilleront des villages sans vouloir les garder, et que tous publieront des harangues sans jamais faire suivre la sentence de l'exécution, il ne s'agira, en vérité, ni de guerre ni de paix, mais de cette chose médiocre et sans nom que les modernes prennent pour de la politique, et que les Anciens, plus sages, auraient simplement appelée désordre.
À lire : Signé et scellé par Sa Majesté Inès de France
Jean Bodin pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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21/09/1474 Verkiezingen voor de raad van Graafschap Holland: RvH verovert de absolute meerderheid van de zetels
AMSTERDAM (KAP) - De lijst Raad van Holland heeft de overwinning behaald bij de raadsverkiezingen van Graafschap Holland, en heeft de absolute meerderheid van de zetels. Ze kan dus alleen regeren.
Resultaat van de stemming:
1. "Raad van Holland" (RvH) : 63.8%
2. "De Hollandse Leeuw" (DHL) : 36.2%
De verdelingen van de zetels na de verkiezingen hebben geleid tot een herverdeling van de posities in de raad:
1 : Finn_ (RvH)
2 : Siemen_van_Leeuwen (RvH)
3 : Sikkie (RvH)
4 : Jean_de_Brabant (RvH)
5 : Adelbrecht (RvH)
6 : Kars (RvH)
7 : Ariana. (RvH)
8 : Say (DHL)
9 : Elchan (DHL)
10 : Famora (DHL)
11 : Stgerolf (DHL)
12 : Annighje (RvH)
De leden van de raad zullen binnen twee dagen een graaf/gravin uit hun midden kiezen. De graaf/gravin zal dan trouw moeten zweren aan de keizer(in) van het Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae en benoemt de raadsleden in hun nieuwe posities.
21/09/1474 Elections au conseil du Franche-Comté : APERO recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Alliance Pour l’Entente, le Rassemblement et l’Ouverture est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Franche-Comté, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Alliance Pour l’Entente, le Rassemblement et l’Ouverture" (APERO) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
1 : Debenja (APERO)
2 : Diane_vk (APERO)
3 : Gregor. (APERO)
4 : Artifice (APERO)
5 : Elerinna. (APERO)
6 : Isya (APERO)
7 : Amandine... (APERO)
8 : Jean_de_bien (APERO)
9 : Ludwigvonbek2 (APERO)
10 : Melodie... (APERO)
11 : Anabella.Louisa (APERO)
12 : Garsande.lucile (APERO)
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
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