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06/08/1474 une Princesse pour mille thalers
À Genève (AAP) - En Suisse, on ne distribue pas les titres au coin d'une cour ou entre deux flatteries. Ici, la procédure est d'une sobriété toute helvétique : vous trouvez un titre, vous trouvez mille thalers, vous écrivez au chancelier et vous attendez.
C'est ainsi que, partie d'une simple question posée en février par le "Landamann de Soleure - « combien coûte un titre ? » - l'idée de faire de Malle45 la « Reine de la bière de Soleure » aura finalement mûri jusqu'à l'été. Réponse des autorités confédérales : le tarif est fixé à 1 000 thalers. Ni plus, ni moins. Une contribution qui ne nourrit aucun favori mais les finances de la Confédération.
Quelques mois plus tard, la somme est réunie. La demande est déposée. Seule entorse au projet initial : la « Reine » devient finalement Principessa della birra di Soletta , sans doute parce qu'une principauté brassicole sied mieux aux usages héraldiques. Le lendemain, le chancelier confirme sobrement : « Der Titel ist verliehen. »
Voilà qui rappelle qu'en Suisse, les distinctions ne se gagnent ni par les courbettes, ni par les réseaux de cour, ni par l'appartenance au bon clan. Il suffit d'une idée, d'un peu de patience et d'une bourse convenablement garnie. Avis aux amatrices.
À chacun sa méthode. Certains États préfèrent les recommandations, les cercles d'initiés, les interminables séances d'admiration mutuelle où l'on se congratule entre gens de bonne compagnie avant de distribuer les honneurs aux habitués de la maison. Les Suisses, eux, ont fixé le prix sur l'étiquette. C'est infiniment moins romanesque, mais au moins chacun connaît les règles du jeu. Et pendant que les uns s'échangent des compliments, les autres financent leur Confédération. Avis aux amateurs.
À lire : Der Titel ist verliehen
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
05/08/1474 Mähren, die Urnen übernehmen das Wort von den Kanonen
Brünn (AAP) - Der Bürgerkrieg lehrt eine beständige Regel : Armeen allein entscheiden nur selten über die Zukunft eines Staates. Sie schaffen die Voraussetzungen für den Frieden; die Wähler bestimmen sein Gesicht.
Einen Monat nach den Kämpfen von Brünn haben die Mährer ihr Urteil gefällt. Im ersten Wahlgang der Königswahl setzte sich Leshij mit 72,1 % der Stimmen deutlich gegen Muirne durch, die 27,9 % erreichte. Eine so klare absolute Mehrheit machte einen zweiten Wahlgang überflüssig.
Das Ergebnis löscht den Krieg nicht aus, es verleiht ihm lediglich einen politischen Abschluss. Nur wenige Wochen zuvor standen sich in den Straßen Brünns die Rebellenarmeen und die aus Krakau entsandten Truppen gegenüber, die der Regierung von Anna Astoria zu Hilfe geeilt waren. Die einen gewannen Schlachten, die anderen verloren Armeen. Dann starb der Herrscher. Wie so oft eröffnete die Politik eine neue Krise, noch bevor die vorherige beendet war.
Die Wähler haben entschieden. Den ersten Reaktionen aus Brünn zufolge haben sie sich gegen die Fortsetzung des unter Kyrija eingeschlagenen Kurses ausgesprochen und die Krone einem Mann anvertraut, der als Garant der Befriedung gilt. Vielleicht. Völker wählen selten die Vergangenheit; häufiger stimmen sie gegen die Müdigkeit, die diese ihnen hinterlassen hat.
Diese Wahl bestimmt nicht nur einen Herrscher. Sie misst den Grad der Erschöpfung eines Königreichs. Leshijs Sieg ist eindeutig. Ein Waffenstillstand ist er deshalb noch lange nicht. Die Brüche, die zum Bürgerkrieg führten, sind mit der Auszählung der Stimmen nicht verschwunden. Die Besiegten geben ihre Überzeugungen nicht auf, nur weil sie eine Wahl verloren haben, ebenso wenig wie nach einer verlorenen Schlacht.
Mähren tritt damit in eine Phase ein, die schwieriger sein dürfte als der Krieg selbst. Ein gespaltenes Land zu regieren verlangt mehr, als eine Stadt zu erobern. Kanonen erzwingen Schweigen, Zustimmung schaffen sie niemals. In Brünn haben die Waffen aufgehört zu sprechen. Nun liegt es am neuen König zu beweisen, dass die Urnen erreichen können, was den Armeen niemals gelang: einen dauerhaften Frieden.
Zu lesen : Bylo nebylo na Moravia
Zu lesen : Brünn oder der unauffindbare Sieg
Carl Philipp Gottlieb Für die KAP-Agentur der Länder in Mitte
Um das Recht auf Gegendarstellung einzufordern - die internationale KAP
04/08/1474 comment les abeilles transforment les royaumes
Genève (AAP) - Il n'aura fallu que quelques semaines pour que les abeilles deviennent le sujet de conversation de tout le royaume.
Sur les marchés, on ne parle plus seulement du prix du blé ou des cochons. Aux portes des mairies, des habitants arrivent les bras chargés de marjolaine et de baies de sureau noir. Dans les ateliers, les artisans découvrent de nouveaux ouvrages. Et jusque dans les tavernes, les débats font rage : faut-il nourrir ses abeilles au thym ou à l'anis ? À quel moment récolter ? Les essaims s'en iront-ils si l'on se montre trop gourmand ?
Une certitude s'impose déjà : devenir abeilleur ne sera pas une affaire d'impatients. Les premiers essais montrent que les abeilles produisent plusieurs crus de miel, fleurs, lavande, thym, romarin ou anis, auxquels s'ajoutent la cire et, plus rarement, la très recherchée gelée royale. Mais avant de remplir son premier pot, il faut apprendre un métier qui ne ressemble à aucun autre.
Chaque ruche réclame une attention quotidienne. Les colonies doivent être nourries avec des simples : cinq brins de lavande ou d'anis, ou quatre de thym ou de romarin, à chaque nourrissage. Plus les abeilles sont heureuses, meilleure sera la récolte. À l'inverse, un propriétaire trop pressé risque de voir son essaim abandonner la ruche.
Les premiers retours d'expérience permettent désormais de mesurer l'ampleur de la tâche. En trois journées de cueillette intensive, un promeneur rapporte une vingtaine de brins de marjolaine, une poignée de thym, de lavande et d'anis, quelques baies de sureau noir, un peu de romarin, quelques morceaux d'écorce et, avec un peu de chance, des ailes de papillon. À ce rythme, il faut près de onze jours pour réunir les soixante-neuf brins de marjolaine nécessaires à la fabrication d'une seule ruche.
Et cette récolte ne sert pas seulement à construire. Il faut aussi nourrir les colonies. Beaucoup découvrent ainsi qu'ils passent presque autant de temps à parcourir chemins et sous-bois qu'à surveiller leurs ruches. L'abeilleur est devenu autant cueilleur qu'éleveur.
Les autorités n'ont d'ailleurs pas tardé à lancer un appel. Les baies de sureau noir et la marjolaine doivent être remises aux mairies afin d'alimenter les ateliers des bailliages, seuls capables de fabriquer les précieuses ruches. Le message adressé à la population est sans détour : cessez d'écrire pour demander quand les ruches arriveront, allez plutôt cueillir des herbes. « Nous nous occupons immédiatement de l'impossible, les miracles prennent un peu plus de temps », répondent les administrateurs débordés.
Car derrière une simple ruche se cache déjà toute une chaîne économique. Le cueilleur fournit les herbes. Le bailli fabrique les ruches. L'abeilleur élève les essaims. Le sculpteur réalise les enfumoirs indispensables aux récoltes et façonne également des sculptures en cire destinées aux demeures les plus prospères. Le charpentier construit des ruches décoratives. Le forgeron transforme la cire en chandelles. Les botanistes élaborent des baumes protecteurs, tandis que boulangers et meuniers multiplient pâtisseries, moûts et hydromels parfumés aux différents miels.
Les échanges commencent déjà à s'organiser. Dans plusieurs villes, les sculpteurs négocient directement leur approvisionnement en cire contre la fabrication d'enfumoirs. D'autres artisans concluent des accords avec les abeilleurs afin d'assurer leurs futurs besoins. Une filière entière prend forme sous les yeux des habitants.
Les premiers effets sont déjà visibles sur les marchés. À Genève, le miel de fleurs s'échange autour de six écus, tandis que les variétés plus recherchées atteignent dix à quinze écus selon leur origine. Les premières sculptures en cire, véritables objets de prestige, apparaissent aux côtés du mystérieux « Pacificateur », accessoire rarissime censé favoriser l'obtention de gelée royale lors des récoltes. Tous deux s'affichent déjà à cinq cents écus, preuve que les produits de la ruche dépassent largement le simple domaine alimentaire.
La cueillette elle-même retrouve une importance oubliée. Les ailes de papillon assurent un petit revenu aux plus chanceux. Le céleri et les écorces de saule blanc trouvent preneur depuis toujours auprès des artisans qui fabriquent les batoas. Les simples, longtemps considérés comme de modestes plantes des chemins, deviennent désormais l'une des matières premières les plus convoitées du royaume.
Les difficultés existent encore. Les stocks de ruches demeurent insuffisants, les ventes ne permettent pas toujours aux cueilleurs de récupérer les ruches qu'ils ont contribué à produire, quelques recettes attendent encore d'être équilibrées et les premiers calculs économiques se poursuivent. Mais ces hésitations ressemblent davantage aux tâtonnements d'une économie naissante qu'aux défauts d'une innovation.
Une chose est déjà certaine. Le rucher n'est pas seulement un nouveau champ. Il transforme la manière de cultiver, de commercer et même de coopérer. Rarement une nouveauté aura relié autant de métiers dans une même chaîne de production. Là où les campagnes voyaient hier pousser du blé et du maïs, elles voient aujourd'hui fleurir les herbes, bourdonner les abeilles et s'organiser un commerce dont chacun pressent déjà qu'il comptera parmi les plus vivants des saisons à venir.
Les anciens disaient que la terre récompense ceux qui savent attendre. Les abeilles semblent bien décidées à leur donner raison.
À lire : Le rucher pour les nuls
À lire : le royaume des abeilles ouvre ses portes
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
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03/08/1474 Les Arlésiens creusent, les Languedociens récoltent
À Arles (AAP) - La mine de fer d'Arles doit rouvrir ce lundi. Voilà une bonne nouvelle pour les Arlésiens… à moins qu'ils ne se soient déjà habitués à miner à Nîmes, si proche et si facile d'accès.
Car ce que les autorités provençales n'ont toujours pas compris, obnubilées qu'elles sont par une gestion à courte vue, le regard rivé sur la ligne bleue de leur trésorerie, c'est que l'économie est avant tout une dynamique et non une simple gestion de stocks.
Il est vrai que, depuis des lustres, les mêmes se relaient aux commandes du Marquisat comme du Comté. Les élections ne sont plus qu'une formalité, sans véritable enjeu ni projets alternatifs. « Nous avons l'expérience », ânonnent les indéboulonnables. C'est devenu leur dernier argument. Car, à force de vouloir tout réglementer au petit bonheur la chance, ils semblent depuis longtemps à court d'idées.
Pendant ce temps, les Languedociens se frottent les mains. Depuis plusieurs semaines, leur mine de fer résonne du bruit des pics. Ils accumulent ainsi un minerai qu'ils revendront sans doute demain à une Provence en manque de fer. Car l'activité minière est rarement une occupation à plein temps ; elle constitue plutôt un complément de quelques heures dans une journée déjà bien remplie par les travaux des champs ou des ateliers. Dès lors, pourquoi prendre une navette vers Aix ou Marseille quand la mine de Nîmes se trouve à deux pas ?
« Malheureusement, nous n'avons pas vu d'Arlésiens venir miner à Aix et Marseille », se lamente la comtesse Hersende. Une remarque qui prouve au moins que l'expérience n'interdit pas de rêver.
Dans une Provence à l'économie atone, Arles fait figure d'exception. Avec 209 habitants, soit 54 % de la population du Comté, la cité poursuit sa progression, portée par les initiatives de ses deux derniers maires, Mitaine puis Fred de Brocéliande, qui ont assaini le marché, dynamisé le commerce et ouvert de nouveaux débouchés.
Conséquence logique, Arles regarde de moins en moins vers le reste de la Provence et de plus en plus vers ses voisines du Languedoc et de la vallée du Rhône.
De longs convois de chariots prennent désormais la route de Nîmes, Uzès, Valence, Vienne ou Lyon, où les débouchés et les prix se révèlent souvent plus attractifs. Premier effet de cette ouverture : le pain, devenu moins abondant sur le marché arlésien, a vu son prix repartir à la hausse. Mais ce répit pourrait être de courte durée. À voir avec quelle ardeur certains responsables s'emploient aujourd'hui à sermonner les botanistes, coupables de trop bien gagner leur vie, les boulangers pourraient bien devenir les prochains sur la liste. Curieuse conception de l'économie : mieux rémunérer les producteurs permet pourtant de verser de meilleurs salaires, d'investir davantage et, au final, de faire circuler plus de richesses.
Dans les tavernes d'Arles, on commence d'ailleurs à souffler mezzo voce que la ville s'en sort finalement très bien toute seule. La nomination de Monseigneur Uriel à la tête du diocèse local alimente encore ce sentiment. Décidée rapidement par Rome, elle est interprétée par certains comme le signe d'une volonté de préserver cette fonction des jeux d'influence qui dominent depuis longtemps les institutions provençales.
Arles aspirerait-elle un jour à devenir une ville libre ?
La question peut faire sourire. Elle révèle pourtant un malaise plus profond. Il serait peut-être temps que les Provençaux se réveillent et retrouvent le goût du débat politique en présentant davantage de candidats et de listes capables d'offrir de véritables alternatives. Car ce déficit démocratique n'est, hélas, pas propre à la Provence : il touche aujourd'hui nombre de provinces des Royaumes.
À lire la gargote (forum) de la province
Ralette pour l'AAP agence des Terres au Milieu.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
03/08/1474 Grafschaft von Augsburg: GA vereinigt bei den Ratswahlen die absolute Mehrheit der Sitze auf sich.
AACHEN (AAP) - Die Liste Glück auf liegt bei der Ratswahl in Grafschaft von Augsburg an der Spitze und vereinigt die absoluten Mehrheit der Sitze auf sich. Sie kann daher allein regieren.
Verteilung der abgegebenen Stimmen:
1. "Glück auf" (GA) : 100%
Die neue Verteilung der Sitze nach der Verhältniswahl führt zu einer Neuverteilung der Ratsämter:
1 : Ottohorst (GA)
2 : Mimi_de_carinthian (GA)
3 : Tiuflun (GA)
4 : Adelheit (GA)
5 : Kenna (GA)
6 : Svenja_von_rosalux (GA)
7 : Kamji (GA)
8 : Parcus (GA)
9 : Gudi_von_ibelin (GA)
10 : Anna (GA)
11 : Xemides_von_wanyan (GA)
12 : Viveks_angel (GA)
Die Mitglieder des Rates werden innerhalb von zwei Tagen den neuen Regenten anerkennen. Dieser muss dann dem Kaiser des HRRDN und dem Deutschen König seine Reverenzen erweisen und die wichtigsten Ämter der Provinz besetzen.
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