Straßbourg (AAP) - Il est une erreur fort commune parmi les peuples que de croire la Justice toute-puissante, comme si elle pouvait retenir un homme par la seule vertu de ses sentences. Mais la Justice n'est point une chaîne, elle est une institution. Et les institutions ne valent que par les lois qui les fondent.
Or il faut considérer avec prudence les plaintes que l'on entend de toutes parts contre ceux qui, assignés devant les tribunaux, prennent les armes, lèvent bannière ou s'embarquent sur les mers. Beaucoup les accusent d'éluder le jugement, peu prennent la peine d'examiner ce que permettent réellement les lois. Car enfin, quel crime commet celui qui devient soldat ? Quel article interdit à un sujet de se mettre au service d'une armée reconnue ? Quelle ordonnance défend à un capitaine de prendre la mer lorsqu'il est poursuivi ? On cherche ces textes, on ne les trouve point. Il faut donc distinguer ce qui déplaît de ce qui est défendu.
Dans plusieurs provinces, les magistrats ont multiplié les poursuites. En Bourbonnais-Auvergne, des membres de la Mano ont été condamnés en nombre, à Florence, ce sont des dizaines et des dizaines de procédures pour trahison qui furent ouvertes à la suite de la présence de combattants étrangers sur le territoire républicain, en Angleterre enfin, les débats suscités par l'armée de la Red Hunt ont montré combien la question de la légitimité et du recours au droit demeure vive.
Mais dans chacune de ces affaires apparaît la même vérité : le justiciable n'est pas un objet que l'on déplace à volonté. Tant qu'il agit dans les bornes que la loi lui laisse ouvertes, il use de son droit autant que le juge use du sien. Les princes avisés l'ont toujours compris. Gouverner ne consiste pas à obtenir l'obéissance immédiate de tous les hommes, mais à établir des règles suffisamment claires pour que chacun sache ce qu'il peut faire et ce qu'il ne peut faire. Là où la loi se tait, la liberté demeure.
Ainsi, lorsqu'un homme poursuivi choisit de lever sa bannière plutôt que de demeurer dans l'attente d'une sentence, il ne triomphe point de la Justice, il exerce une faculté que celle-ci lui reconnaît encore. Ce n'est pas une rébellion contre le droit, mais l'usage d'une de ses issues. La chose peut paraître fâcheuse aux magistrats, elle n'en est pas moins conforme à l'ordre légal.
Car la Justice n'est pas faite pour empêcher toute manœuvre. Elle est faite pour juger selon des formes établies. Si la procédure expire faute d'avoir abouti dans le temps prescrit, ce n'est pas le justiciable qui a vaincu la loi, c'est la loi elle-même qui a fixé ses propres limites. On entend parfois dénoncer ces hommes comme des fraudeurs du droit. Le terme est excessif. Le fraudeur agit contre la règle, eux agissent dans l'espace que la règle laisse vacant. La différence est capitale.
Les événements récents montrent d'ailleurs combien certaines pratiques anciennes paraissent désormais mal adaptées aux réalités nouvelles. Jadis, quelques compagnons pouvaient errer de village en village, provoquer les autorités et vivre d'expédients. Aujourd'hui, la réponse judiciaire immobilise, emprisonne, confisque et appauvrit. Le risque ne réside plus tant dans la rencontre d'une milice que dans l'ouverture d'un dossier.
Dès lors, le véritable enseignement n'est peut-être pas celui qu'imaginent les procureurs comme leurs adversaires. La force peut saisir un homme, la Justice peut le poursuivre, mais tant que les lois lui laissent un chemin licite, il demeure libre de l'emprunter. Et un État bien ordonné ne doit pas s'en offusquer. Car la marque de la souveraineté n'est pas que nul n'échappe jamais à ses tribunaux, elle est que même ceux qui cherchent à s'en soustraire demeurent contraints d'agir selon les formes qu'elle a elle-même établies.
07/06/1474Venedig. Die Leitern wachsen, die Soldaten stapeln sich
Venedig, Ende Mai 1474 (AAP) - Es gibt Städte, die Brot auf ihren Märkten ausstellen. Andere Früchte, Fisch oder Getreide. Die Serenissima jedoch stellt Leitern aus.
Der venezianische Markt gleicht inzwischen dem Inventar eines hastig mobilisierten Zimmermanns : kleine Leitern, große Leitern, Ruder, Stiele, Boote. Lebensmittel sind von den offiziellen Ständen längst verschwunden. Die Behörden versichern weiterhin, niemand werde verhungern, sofern er sich direkt an das Rathaus wendet. Der freie Handel mit Brot, Fleisch oder Mais gehört inzwischen eher der Erinnerung als der Realität an. Und doch wächst die Bevölkerung weiter. Während der schlimmsten Unruhen zählte man 33 Einwohner, inzwischen sind es fast 360 Seelen hinter den Kanälen. Das Geheimnis dieses demografischen Erfolgs ist leicht zu erraten : Die Lagune beherbergt inzwischen mehr Generäle als Fischer. Vor den Stadttoren lagern zwölf alliierte Armeen. Die Banner der AEGIS, der Imperium Legionis, der Landsknechte, der Bosnier und weiterer Kompanien bedecken den Horizont. Man trifft dort Souveräne, Cäsaren, Auguste, eiserne Kaiserinnen sowie Herren aus Bosnien, Bulgarien, Serbien und der Walachei.
In den lokalen Adelsregistern finden sich inzwischen Figuren aus allen Teilen des Balkans und Osteuropas. Faraona, „Aegis Augustus“, Miss_ok, die „Eiserne Kaiserin“, Philippos, Herr von Zenica, oder die geheimnisvolle Domina Caesar Ori. stehen neben einigen alten Venezianern, die in ihrer eigenen Hauptstadt fast zur Minderheit geworden sind. Der Krieg jedoch bleibt unauffindbar. Die Grenzen sind geschlossen. Die Minen versiegelt. Die Lebensmittel streng kontrolliert. Die Armeen lagern. Die Bewohner bauen Leitern. Die Offiziere veröffentlichen Proklamationen. Doch wenn ein Reisender fragt, wogegen genau man eigentlich marschiert, werden die Antworten plötzlich so neblig wie die Lagune im Morgengrauen.
Die Anhänger der Koalition sprechen von Freiheit, Unabhängigkeit und Widerstand gegen das Imperium. Die Imperialen antworten, sie verteidigten genau dieselben Werte. Jede Seite erklärt sich selbst zum Befreier der anderen. Währenddessen beschäftigen sich die Venezianer, so gut sie können. Nach dem „Bocolo-Turnier“ und der „Imperialen Fasanenjagd“ organisiert die Stadt weiterhin Bogenschießwettbewerbe, bei denen die Zielscheiben jeweils den aktuellen Feind darstellen. Die Preise erreichen tausend Dukaten – eine beachtliche Summe in einer Stadt, in der man leichter eine Belagerungsleiter findet als ein Stück Brot. Und während die Generäle vielleicht einen Feldzug planen, der das Schicksal Europas verändern soll, scheinen sich die Händler der Lagune auf eine andere Möglichkeit vorzubereiten: Betrachtet man die Anzahl der Leitern, könnte Venedig bald seine eigenen Mauern erstürmen. Oder es versucht einfach nur, die Höhen zu erreichen, auf denen seine neuen Herren bereits sitzen.
A Siena (AAP) - Il diritto di risposta, quando arriva, ha spesso la grazia di un cavaliere tardivo: entra in scena dopo la battaglia, quando le armi sono già fredde, le tende smontate e i comunicatori ufficiali hanno avuto tutto il tempo di trasformare qualsiasi evento in una narrazione perfettamente levigata. Ma non per questo meno rumorosa.
A seguito dell’articolo “Videro, vennero, fecero i bagagli”, firmato dal nostro corrispondente Carl Philippo Gottlieb, l’ufficio stampa della campagna ottomana ha ritenuto opportuno esercitare il proprio diritto di replica. Un gesto legittimo, doveroso e, soprattutto, tempestivo: appena qualche giorno dopo la partenza delle truppe e la chiusura del capitolo operativo. Meglio tardi che mai, soprattutto quando si tratta di chiarire vittorie che rischiano di essere fraintese dalla cronaca.
Secondo la replica ufficiale, la lettura proposta dall’Agenzia della Terra in Mezzo sarebbe “riduttiva”, “parziale” e soprattutto “incapace di cogliere la profondità strategica degli eventi”. La campagna su Siena, ci viene spiegato, non avrebbe mai avuto come obiettivo ciò che comunemente si intende con “obiettivo”, bensì una serie di finalità più sottili, quasi impalpabili, che solo una visione evoluta della guerra può comprendere.
Alla domanda, sollevata con una certa ostinazione dal nostro articolo, su quali risultati concreti siano stati ottenuti, la replica invita a non cadere nella “trappola del materialismo militare”. Le teste non cadute, le concessioni non ottenute e le istituzioni rimaste intatte non sarebbero quindi assenze, ma “indicatori negativi di successo preventivo”. Una categoria nuova, che gli osservatori stanno ancora cercando di inserire nei manuali di strategia.
Per quanto riguarda la celebre sequenza degli eventi, entrata, presenza, negoziazione e ritiro, il diritto di risposta insiste: non si tratterebbe di una ritirata, bensì di una “mobilità strategica retroattiva finalizzata al consolidamento degli equilibri già raggiunti”. Tradotto in termini più accessibili, il movimento di ritorno sarebbe parte integrante del successo iniziale. Un concetto che, a detta di alcuni commentatori consultati fuori microfono, presenta il vantaggio di essere difficilmente falsificabile.
Non manca una precisazione sulla famosa citazione latina. L’espressione “Veni, vidi, vici” non sarebbe stata mal interpretata, bensì “volontariamente adattata a un contesto narrativo moderno”. La versione corretta, suggerita ironicamente dal nostro articolo, “Venni, vidi, me ne andai come ero venuto”, viene respinta con fermezza: troppo letterale, troppo poco poetica, e soprattutto “non conforme allo spirito dinamico della comunicazione imperiale contemporanea”.
Nel diritto di risposta si sottolinea inoltre che ridurre l’intera operazione a un “ritorno al punto di partenza” equivarrebbe a ignorare la dimensione immateriale della vittoria: il prestigio, la deterrenza, la percezione, la narrativa, e altre grandezze che, pur non figurando nei bilanci, risultano particolarmente stabili nei comunicati.
Gli abitanti di Siena, interpellati indirettamente nella replica, sarebbero dunque testimoni non di un’assenza di risultati, ma di una “trasformazione percettiva dello spazio operativo”, formula che, secondo alcuni linguisti, potrebbe significare qualsiasi cosa o nulla, a seconda del grado di illuminazione del lettore.
Il nostro autore, Carl Philippo Gottlieb, (io (ndr)) viene infine ringraziato per aver fornito l’occasione di “chiarire pubblicamente la corretta interpretazione degli eventi”. Un riconoscimento che suona, a tratti, come un invito a continuare.
A margine della replica, alcuni osservatori maliziosi continuano a sostenere che il vero successo della campagna sia stato dimostrare l’eccellenza raggiunta nell’arte del comunicato conclusivo : quello capace di contenere contemporaneamente una partenza, una vittoria e una spiegazione retroattiva della vittoria stessa.
La redazione, nel rispetto del pluralismo delle interpretazioni, si limita a registrare il fatto che Siena è stata teatro di un evento complesso, il cui significato definitivo continua, curiosamente, a espandersi dopo la sua conclusione.
04/06/1474Grafschaft von Augsburg: GA vereinigt bei den Ratswahlen die absolute Mehrheit der Sitze auf sich.
AACHEN (AAP) - Die Liste Glück auf liegt bei der Ratswahl in Grafschaft von Augsburg an der Spitze und vereinigt die absoluten Mehrheit der Sitze auf sich. Sie kann daher allein regieren.
Verteilung der abgegebenen Stimmen:
1. "Glück auf" (GA) : 100%
Die neue Verteilung der Sitze nach der Verhältniswahl führt zu einer Neuverteilung der Ratsämter:
Die Mitglieder des Rates werden innerhalb von zwei Tagen den neuen Regenten anerkennen. Dieser muss dann dem Kaiser des HRRDN und dem Deutschen König seine Reverenzen erweisen und die wichtigsten Ämter der Provinz besetzen.
À Genève (AAP) - Le Palais impérial fait savoir qu'il lui manque actuellement plusieurs bonnes volontés pour faire tourner la maison. Sont recherchés : un Grand Maître de la Garde-Robe capable d'habiller un empereur sans provoquer d'incident diplomatique, un Grand Maître des Médecins sachant maintenir Sa Majesté en état de gouverner, un Maître d'Hôtel disposé à goûter les plats avant leur arrivée sur la table impériale, un Grand Maître des Arts et des Lettres pour veiller sur les chroniques, les livres et les artistes, un Grand Maître des Fêtes et des Cérémonies afin que les célébrations ressemblent à des fêtes plutôt qu'à des réunions de comptables, ainsi qu'un Grand Maître du Tir à l'Arc pour rappeler à chacun que les flèches sont destinées aux cibles. Les personnes intéressées sont invitées à adresser leur candidature à Dame Nolanne d'Alessandrini en précisant leurs motivations, leur expérience et leurs activités actuelles.
Dans un registre plus paisible, Dame Aryala de Limone recherche un exemplaire du livre de connaissances « Plantes aromatiques ornementales - Jardiniers ». Toute personne possédant cet ouvrage, ou sachant où en trouver un exemplaire, est priée de se faire connaître. Les livres étant des créatures plus rares et plus farouches que certains animaux sauvages, lièvre arctique, vase de Nicée, santons d'Arimnestus, attirails des Auspices et autres dentelle des Nuits Lyriques, toute piste sérieuse sera accueillie avec reconnaissance.
La rédaction rappelle à ses lecteurs que cette rubrique est la leur. Qu'il s'agisse de rechercher un ouvrage, de recruter un employé, de vendre une charrette, d'échanger quelques connaissances, de retrouver un objet perdu ou même de dénicher l'âme sœur, toutes les annonces sont les bienvenues. N'hésitez pas à nous faire parvenir vos avis : une petite annonce peut parfois rendre de grands services.