15/03/1474Irlande : le carnet acide d’un voyageur de la KAP fait sourire les tavernes
Corcaigh (AAP) - Dans une série de chroniques qui circulent depuis peu parmi les voyageurs et les lecteurs de la KAP, un certain « Wild Goose » s’est lancé dans l’exploration méthodique, et manifestement amusée, de quelques bourgs irlandais. Le résultat tient à la fois du guide de voyage et du billet d’humeur, où l’hospitalité locale se mêle à une ironie douce-amère.
Première étape : Corcaigh, capitale du comté d’An Mumhain. La ville, écrit-il, possède tout ce qu’un visiteur peut attendre d’un centre urbain respectable : un accueil officiel affiché à l’hôtel de ville, une église où la messe est célébrée deux fois par semaine, sans la moindre file d’attente pour les confessions, et un marché bien fourni. La cité compterait par ailleurs une population cosmopolite, où les voyageurs venus de Bulgarie côtoient quelques Irlandais « authentiques », contribuant selon lui à la saveur locale.
Le chroniqueur recommande également le verger en libre-service, à condition de se munir d’une échelle, et les nombreuses tavernes de la ville, dont le calme absolu garantit aux amateurs de solitude un dîner sans la moindre perturbation. Il glisse toutefois un avertissement : mieux vaut éviter de se présenter par inadvertance à l’élection municipale, l’actuel maire semblant peu goûter la concurrence.
Plus au nord, à Imleach, la chronique prend un tour encore plus piquant. La petite ville, entourée d’une vaste forêt, offrirait comme principale attraction la coupe de bois. Son maire, Justinian Jr., aurait connu une ascension fulgurante, trois semaines entre l’anonymat et la magistrature, avant de déménager aussitôt dans une autre ville tout en conservant sa charge. L’église locale, note l’auteur, se distingue par un prêtre qui « se réveille fidèlement deux fois par semaine pour la messe », laissant le reste du temps les habitants à leur tranquillité.
Le marché d’Imleach, soigneusement rangé et presque vide, ne propose guère que quelques pains et sacs de maïs, mais la ville compense par une abondance de tavernes : plus nombreuses, selon le chroniqueur, que les habitants eux-mêmes.
Enfin, l’itinéraire mène à An Caiseal, petite localité du comté de Laighean où la vie municipale semble plus organisée. La maire y accueille volontiers les nouveaux arrivants et propose même des emplois agricoles « sans exigence particulière de force ». L’église, tenue par le citoyen le plus fortuné du lieu, continue pour sa part de célébrer la messe deux fois par semaine entre deux séances de comptabilité.
Le marché offre vêtements, maïs et une abondance remarquable de farine, ressource précieuse, même en l’absence de boulanger, tandis que les tavernes locales bénéficient de contributions venues d’autres contrées, dont la France et même la Bulgarie.
À lire ce carnet de route, l’Irlande apparaît ainsi comme une terre paisible, où les villages comptent souvent plus de tavernes que d’habitants et où les voyageurs disposent d’un luxe rare : le silence.
Le « Wild Goose » promet déjà d’autres étapes. Les lecteurs attendent désormais de savoir quelle ville aura l’honneur ou la patience d’accueillir la prochaine page de ce guide aussi poli qu’impitoyable.
14/03/1474marchands à Sion, lutteurs à Genève : la saison des rassemblements
Sion (AAP) - Tandis que Genève prépare déjà la vingt-quatrième édition de son grand tournoi de lutte gymnopédique, les routes du Valais s’animent elles aussi. La petite ville de Sion, au cœur de la Confédération helvétique, a proclamé l’ouverture de sa deuxième grande foire, qui se tiendra du quinzième mars au douzième avril de l’an mil quatre cent soixante-quatorze.
L’an passé, près de quatre-vingts visiteurs avaient répondu à l’appel, faisant bruire les étals et les tavernes d’un commerce inattendu pour ce bourg alpin. Fort de ce succès, Sion renouvelle l’entreprise et convie marchands, voyageurs et curieux à venir emplir ou délester leurs bourses, selon l’humeur et la fortune.
Les organisateurs promettent un marché fourni où l’on pourra aussi bien dénicher étoffes nouvelles et parures à la mode que se défaire d’objets devenus encombrants mais encore recherchés par d’autres mains. Bourses pleines ou vides, sacs chargés ou allégés, chacun trouvera matière à affaire ou à promenade.
La foire ne se bornera point au négoce. Un tournoi d’archerie est annoncé, ainsi que diverses réjouissances destinées à occuper les visiteurs durant les semaines que durera l’événement.
Les voyageurs les plus téméraires pourront même pousser jusqu’à la marave genevoise. Le grand tournoi de Genève, qui doit commencer le vingt-troisième mars à Nyon-la-Mine-d’Or, ne se trouve qu’à trois nœuds de route. De quoi attirer, espèrent les hôtes valaisans, une foule de lutteurs, marchands et spectateurs venus mêler affaires, fête et prouesse.
En ce printemps de 1474, les chemins de la Confédération promettent d’être plus fréquentés qu’à l’ordinaire, entre les étals de Sion et l’arène de Genève. Les foires appellent les marchands, et les tournois les audacieux. Les routes, elles, n’attendent plus que les pas des voyageurs.
Accuso il Ducato di Lorena di aver lasciato prosperare nelle proprie cariche pubbliche un potere che non era più quello del ducato, ma quello di un clan: quello degli Scorpioni del Sale, alleato con l’ombra dell’Ordo Negrum Equites.
Accuso le autorità del Sacro Romano Impero di aver visto, di aver saputo, e di aver lasciato fare.
Il 5 marzo, quando le Brigate Internazionali Libertarie e gli uomini di Clair Obscur entrarono nel castello di Nancy, non vi trovarono soltanto sale vuote e archivi polverosi. Vi trovarono tracce. Lettere. Decisioni. Nomine. Tutta una paziente macchina attraverso la quale un uomo e i suoi si insediarono nel cuore di uno Stato.
Accuso Clovis, capo degli Scorpioni del Sale insieme a Dragonia, di aver occupato una dopo l’altra le funzioni di commissario al commercio, commissario alle miniere, sindaco di Toul, poi ammiraglio della Lorena e maresciallo della stessa città, accumulando così le chiavi di un potere che non apparteneva più al ducato ma al suo clan.
Accuso questo sistema di aver trasformato le istituzioni in strumenti.
Perché mentre queste cariche si accumulavano, mentre i sigilli cambiavano mano, gli eserciti dello stesso clan apparivano altrove: oggi a Chaves, in Portogallo, a combattere sotto la bandiera dell’Ordo Negrum Equites.
Accuso coloro che pretendono che si tratti soltanto di coincidenze.
Perché quando l’ex duca William tentò di opporsi alla formazione di un esercito non autorizzato, non fu la legge del ducato a prevalere, ma la pressione di una parte della nobiltà che affermò che gli Scorpioni del Sale erano ormai i veri garanti della sicurezza e della prosperità della Lorena.
Accuso infine l’Impero, e più precisamente l’imperatore Atum e i suoi consiglieri Raphaell e Aidan, di aver lasciato chiudere questa vicenda senza alcuna sanzione. Dopo una riunione tenutasi nel settembre del 1473, Clovis non fu punito: fu tolto dalla lista nera del ducato e nominato ammiraglio della Lorena.
Accuso questa ricompensa concessa a chi avrebbe dovuto rispondere delle proprie azioni.
E non è tutto.
Accuso le reti legate all’Ordo Negrum Equites di aver dispiegato nella regione forze provenienti da altrove: contingenti britannici e irlandesi, compagnie conosciute con il nome di “THUG Legion”, flotte viste contro i porti francesi nel 1473 e fino alle acque del Portogallo.
Accuso questa rete di aver intrecciato mercenari, funzionari e principi nello stesso gioco d’ombre.
Oggi gli archivi sequestrati a Nancy sono stati aperti ai giornalisti della KAP. Le Brigate Internazionali Libertarie annunciano che l’intero dossier sarà inviato alle potenze d’Europa: alla Confederazione Svizzera, alla Francia, al Portogallo, all’Impero Ottomano, al Regno delle Due Sicilie e a tutti coloro che vorranno ancora guardare la verità in faccia.
Perché arriva sempre un momento in cui i fatti non possono più essere soffocati.
12/03/1474À Chaves, la charge héroïque s’arrête au pied du mur
À Chaves (AAP) - On annonçait la grande percée, le moment décisif, la charge héroïque censée sauver Porto et remettre un peu d’ordre dans ce capharnaüm portugais. Résultat : une nuit, beaucoup de bruit, quelques fleurs perdues, un régent français tué et une soixantaine de royalistes restés sur le carreau devant les murailles de Chaves. La guerre moderne, version brouillon.
Depuis des mois, les états-majors promettaient l’addition finale : deux ans d’opérations, près de 300 navires coulés, des intrigues politiques à n’en plus finir et des armées qui traversent l’Europe comme des touristes militaires. La facture devait se régler au nord du Portugal. Elle s’est effectivement présentée mais le reçu n’est pas exactement celui que Le Louvre espérait.
Dans la nuit du 9 au 10 mars, plusieurs armées françaises, avec, détail savoureux, une portion du gouvernement royal dans le paquet, ont tenté de forcer la position de Chaves pour desserrer l’étau autour de Porto. Trompettes, étendards, cavalerie et slogans martiaux : tout le folklore y était. Le problème, comme souvent, c’est le mur.
En face, les troupes de l’O.N.E., épaulées par des alliés venus de Lorraine, de Porto et de Coimbra, ont été réveillées par un cor de guerre et un discours de commandement où il était question de mourir avec élégance, d’emporter au moins un Français avec soi et, accessoirement, de ne faire preuve d’aucune pitié. Programme clair, ambiance conviviale.
Le choc fut bref et brutal. Au matin, le bilan l’était aussi : environ 60 morts et une vingtaine de blessés côté français, contre huit tués et quinze blessés chez les défenseurs. Parmi les pertes françoises figure même un régent du royaume, tombé dès l’ouverture du bal, ce qui n’arrange jamais la comptabilité politique d’une expédition.
Dans la confusion nocturne, les colonnes françaises ont tenté plusieurs assauts, certaines avançant, d’autres se perdant, d’autres encore découvrant soudain qu’elles étaient seules au milieu de cinq bannières ennemies. Une capitaine française résumera plus tard la situation avec la précision stratégique qui caractérise les rapports de campagne : « c’était le merdier ».
On retiendra aussi quelques épisodes plus poétiques. Une commandante aurait perdu ses tulipes au moment de l’attaque, drame logistique rarement mentionné dans les traités militaires, tandis qu’un soldat raconte être mort pendant la bataille avant de revenir à la vie faute de monnaie pour payer le passeur de l’au-delà. La guerre moderne a ses problèmes de trésorerie.
Au final, la charge s’est transformée en retraite et les bannières françaises ont disparu dans la nuit aussi vite qu’elles étaient apparues. Les feux du camp adverse ont été rallumés et les survivants ont compté les absents, exercice traditionnel qui, contrairement aux communiqués officiels, donne toujours des chiffres assez précis.
Interrogé sur la suite, le chef de l’O.N.E., Justinian, le Prince Noir des contes pour enfants et pour les grands, s’est contenté d’une analyse stratégique d’une grande profondeur : « Envoyez-en d’autres. »
En attendant, Chaves tient toujours. Et la grande offensive censée changer la guerre ressemble pour l’instant à une charge de cavalerie qui a surtout réussi à rappeler une vieille vérité militaire : les murs portugais ont parfois la tête dure.
11/03/1474nach der einnahme Warschaus : die Justiz tritt hervor
Straßbourg (AAP) - Im Jahre des Herrn 1474, wenige Tage nachdem Warschau unter die Autorität der Heere der Allianz der Ägide und der Krone von Polen gelangt ist, beginnt die Stadt nicht mehr die Waffen, sondern die Gesetze sich erheben zu sehen. Denn wenn die Schlachten enden, ist es Aufgabe der Gerechtigkeit, dort Ordnung zu schaffen, wo der Krieg Unruhe gesät hat.
So werden in diesen Märztagen mehrere Einwohner vor das Gericht geführt, da man vermutet, sie hätten dem nun besiegten Lager Hilfe oder Beistand geleistet. Die öffentlichen Register verzeichnen ihre Namen und ihre Urteile.
Unter den zuerst genannten befinden sich Envie, Siekiera, Belzar und Staniczkov. Danach folgen Granius, Anemonka, Samboor und Czerwony_goblin. Sodann Peggy., Drix, Berania, Nesquake, Evildevil und Proges. In den folgenden Tagen kommen noch Flamerog, Liliiana., Aidaris, Tunia, Toslaw1, Konstancjaaa, Rian1 und John_blackball hinzu, und schließlich Toom und Czarnawy.
Alle erhalten eine Strafe von zehn Tagen Haft, mehrere von ihnen zusätzlich eine Geldbuße von zweihundert bis zweihundertdreißig Talern. So zeigt die Gerechtigkeit ihren Willen, jeden daran zu erinnern, dass der neue Frieden Disziplin und Gehorsam gegenüber den Gesetzen verlangt.
Diese Urteile werden von Kasander Lubomirski gesprochen, einem Ritter aus altem Geschlecht, dem in diesen unsicheren Zeiten die Aufgabe des Richtens anvertraut ist.
Man beschreibt ihn als einen Mann, der durch den Krieg geformt, doch vom Pflichtgefühl geleitet ist. Sein blauer Mantel trägt die Zeichen seines Hauses, und seine Rüstung, so reich sie auch verziert ist, zeigt die wirklichen Spuren vieler Schlachtfelder. Man sagt, er kämpfe in schwerem Harnisch und ziehe feste Verteidigung und Geduld der ungestümen Gewalt vor.
Sein Schild ist für ihn nicht nur Schutz: er ist auch ein Sinnbild der Verantwortung, die er gegenüber jenen trägt, die unter der Autorität des Reiches leben.
Hieronymus Rhenanus Für die KAP-Agentur der Länder in Mitte