Kingdoms Associated Press



02/10/1474 Grafschaft von Augsburg: GA vereinigt bei den Ratswahlen die absolute Mehrheit der Sitze auf sich.

AACHEN (AAP) - Die Liste Glück auf liegt bei der Ratswahl in Grafschaft von Augsburg an der Spitze und vereinigt die absoluten Mehrheit der Sitze auf sich. Sie kann daher allein regieren.

Verteilung der abgegebenen Stimmen:

1. "Glück auf" (GA) : 100%

Die neue Verteilung der Sitze nach der Verhältniswahl führt zu einer Neuverteilung der Ratsämter:

1 : Ottohorst (GA)
2 : Mimi_de_carinthian (GA)
3 : Silbervogel (GA)
4 : Adelheit (GA)
5 : Kenna (GA)
6 : Kamji (GA)
7 : Svenja_von_rosalux (GA)
8 : Tiuflun (GA)
9 : Gudi_von_ibelin (GA)
10 : Xemides_von_wanyan (GA)
11 : Lynn. (GA)
12 : Viveks_angel (GA)

Die Mitglieder des Rates werden innerhalb von zwei Tagen den neuen Regenten anerkennen. Dieser muss dann dem Kaiser des HRRDN und dem Deutschen König seine Reverenzen erweisen und die wichtigsten Ämter der Provinz besetzen.

30/09/1474 Le Portugal cherche un roi: la bonne étoile des élus



Guarda (AAP) - Le Portugal compte quatre prétendants au trône. Reste à savoir s’il y aura réellement quelqu’un à départager. Le premier tour s’achève dimanche et, pour l’instant, Gregorio Fernandez est le seul candidat disposant des fonds nécessaires. Si Kokkas, Natt et Jull.ie ne réunissent pas les leurs, Gregorio sera automatiquement élu. Son discours tient toujours en deux mots: « Em breve… », autrement dit « Bientôt… ». Peut-être parlait-il de la couronne.

Natt et Jull.ie n’ont encore publié aucun message. Kokkas, lui, a profité de l’occasion pour parler de Justice, d’astres, de miracles et de personnes auxquelles tout réussit avec une régularité extraordinaire. Un discours assez divertissant pour qui sait lire et possède un peu de mémoire.

« Ce n’est peut-être qu’une coïncidence », répète-t-il.

À la troisième coïncidence, on commence à comprendre que le candidat invite le lecteur à mettre des noms.

La première image mérite qu’on s’y arrête: une Justice qui aurait remplacé sa balance par une boussole. La différence est importante. La balance oblige à peser les faits ; la boussole sait déjà dans quelle direction pointer. Dans la Justice décrite par Kokkas, les événements peuvent varier autant qu’ils le souhaitent, puisque le nord ne bouge pas. Une organisation admirable: on gagne beaucoup de temps lorsque la conclusion est arrêtée avant l’ouverture du dossier.

Viennent ensuite les chanceux. Tandis que certains trébuchent sur les procès et les malheurs, d’autres naviguent sur des mers éternellement calmes, protégés par des vents qui ne leur sont jamais contraires. Kokkas doute que cette répartition de la fortune puisse toujours s’expliquer par le mérite. Lorsque les miracles favorisent pendant des années les mêmes noms, suggère-t-il, il serait peut-être utile d’étudier qui les organise.

La fortune, apparemment, connaît personnellement ses bénéficiaires.

L’article « Qu’est-ce qu’un tyran ? », publié par la KAP internationale le 27 septembre, tombe ici à point nommé. Parmi les pratiques qu’il examine figure le gouvernement entre proches: charges, informations, décisions et protections passent de main en main sans jamais quitter le même cercle. On y retrouve aussi les autorisations de circuler et l’accumulation des procédures judiciaires, jusqu’à ce que le citoyen finisse par se demander pour quoi il sera poursuivi cette fois.

Lus ensemble, les deux textes permettent de poser une question assez désagréable: les mers tranquilles des uns auraient-elles quelque chose à voir avec les tempêtes judiciaires des autres ?

L’astre autour duquel gravitent « événements, décisions et destins » ajoute une autre insinuation. Kokkas semble décrire un centre d’influence capable de survivre aux changements de gouvernement. Celui qui occupe le trône peut changer tandis que certaines personnes conservent leurs accès, leurs relations et leurs protections.

Pour trouver une possible référence portugaise, nul besoin d’engager un astronome.

C’est Carlos Carvalho, père de Gregorio Fernandez, qui avait désigné Anxo Ribeiro pour lui succéder et soutenu son élection comme candidat unique. Il en résulta un règne rempli d’affrontements. Kokkas en connut certains de près: après avoir été le connétable d’Anxo, il s’opposa publiquement à lui, et le monarque finit par lui retirer son titre de São Martinho. Il possède donc quelques souvenirs très concrets de la fortune, des élus et des changements de vent.

Après Anxo, Gregorio se présenta au trône. Cette fois-là, il y avait un autre candidat, et Damien Mondrágon obtint cinq voix pour chacune des siennes, comme le rapporta cette agence le 18 juillet 1472. La fortune avait pris sa journée. Les Portugais, ayant le choix, choisirent assez clairement.

Après Damien vint Sofia, membre de l’entourage le plus proche de Gregorio, et ce cercle retrouva la Couronne. Si l’on cherche les « élus » de Carlos et de Gregorio dans l’histoire récente, voilà une référence qui mérite attention. Sous ce règne, le 22 juillet 1473, Coimbra et Porto déclarèrent leur indépendance. Leurs autorités dénonçaient des ingérences électorales, des pressions militaires et des promesses de paix non tenues.

Les élus avaient retrouvé le trône ; deux comtés avaient décidé de quitter le Royaume. L’unité promise avait reçu un accueil singulier.

Ce parcours permet une lecture du message de Kokkas: l’astre pourrait être le pouvoir de Carlos et son prolongement à travers Gregorio et son entourage ; les favorisés, ceux qui trouvent leur place autour de ce centre, même lorsque le nom du monarque change. Cela reste une interprétation, puisque Kokkas évite de désigner ses destinataires. Mais, une fois ces précédents rappelés, ses observations sur les miracles récurrents commencent à paraître beaucoup moins abstraites.

Gregorio dispose d’une excellente occasion de répondre. Il pourrait expliquer ce qu’il compte faire de la Justice, quelles garanties il offrirait à ses adversaires et ce qu’il entend changer aux gouvernements de ses proches. Il pourrait même préciser pourquoi le Royaume devrait lui accorder aujourd’hui ce qu’il lui avait si nettement refusé face à Damien.

Pour l’instant, il nous a informés qu’il parlerait bientôt. Si personne d’autre ne parvient à financer sa candidature, il pourra peut-être nous donner ses explications directement depuis le trône. Cela fait toujours plus d’effet.

Kokkas ne devrait pas non plus s’installer trop confortablement dans son rôle d’« humble observateur ». Il fut connétable sous Sofia et Pacheco, participa à l’exercice du pouvoir, et la KAP elle-même rapporta ses célébrations de la victoire de Sofia. S’il dénonce les élus de ce cercle, il peut commencer par expliquer à quel moment leur bonne étoile a cessé de lui convenir.

Sa connaissance du sujet de l’intérieur donne de l’intérêt à son discours. Elle lui permet aussi d’offrir davantage que des métaphores.

Car la question de l’article sur la tyrannie attend toujours sa réponse: qui peut contredire le pouvoir sans que son désaccord devienne une affaire judiciaire ? Et cette garantie doit aussi s’appliquer à ceux qui déplaisent à Kokkas lui-même. L’impartialité présente cet inconvénient: elle profite parfois à quelqu’un que l’on ne supporte pas.

Pour l’auteur de ces lignes, cette question est bien plus proche que les astres. Alors que je regagnais Guarda pour couvrir ces élections, le maire Camus m’a intenté un nouveau procès pour avoir voyagé sans autorisation. On part chercher des nouvelles et l’on finit dans un dossier judiciaire. Ce doit être une forme portugaise de coopération entre institutions.

La conclusion de Kokkas est particulièrement révélatrice: les coïncidences, comme les dieux, éprouvent rarement le besoin d’expliquer leurs desseins. Voilà probablement l’insinuation la plus sérieuse du texte. Certaines personnes prennent des décisions qui exigent l’obéissance, mais dont les raisons ne sont jamais expliquées. D’autres doivent justifier jusqu’au chemin qu’elles ont emprunté pour rentrer chez elles.

Il serait donc bon que ceux qui prétendent nous gouverner commencent par donner des explications. Kokkas peut associer des noms et des faits à ses soupçons. Gregorio peut donner du contenu à sa candidature. Les autres doivent encore se présenter au lecteur.

Nous verrons s’ils réunissent les fonds nécessaires pour disputer la couronne, ou si tout cela se résume à une formalité précédant la proclamation de Gregorio, quelques candidatures servant au passage à lancer des avis aux navigateurs.

Le Portugal pourrait se retrouver avec quatre prétendants, un seul discours et un roi qui n’aurait pas eu à le prononcer.

Et ensuite, on nous parlera de sa bonne étoile.

Brigal pour l'AAP agence des Terres au Milieu

Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale

30/09/1474 Ducato di Milano - Elezione del Consiglio: la lista ENIGMA è in testa, ma senza maggioranza assoluta.

Ducato di Milano (KAP) - La lista ENIGMA è stata la più votata, ma non ha ottenuto la maggioranza dei membri del Consiglio. Dovrà quindi accordarsi con gli avversari per governare.

Risultato dell'elezione:

1. "ENIGMA" (ENIGMA) : 45.7%
2. "Partito Popolare Milanese" (P.P.M.) : 39.6%
3. "Ignis" (IGNIS) : 14.7%

La ripartizione dei voti ha determinato la seguente composizione del Consiglio:

1 : Ellinar (ENIGMA)
2 : Kogami (ENIGMA)
3 : Lunax (ENIGMA)
4 : Nikyilrosso (ENIGMA)
5 : Eithnenibhraonain (ENIGMA)
6 : Skioppo (P.P.M.)
7 : Lu.94 (P.P.M.)
8 : Shevaree (P.P.M.)
9 : Adrian_dc (P.P.M.)
10 : Franceales (IGNIS)
11 : Maeli (IGNIS)
12 : Venuskd (P.P.M.)

I membri del Consiglio riconosceranno il nuovo principe entro due giorni. Questi dovrà giurare fedeltà al sovrano e assegnare gli incarichi ai consiglieri.

28/09/1474 Chronique facétieuse en laquelle est démontré comment un village pillé peut faire braire tout un duché



À Genève (AAP) - Amis lecteurs, buveurs très illustres et vérolés de bonne compagnie, oyez cette histoire, car elle vaut bien mieux qu'un sermon de carême et vous fera moins bâiller qu'un discours de bailli. Il advint donc qu'une ville, Saint-Claude, pour la nommer, laquelle ne demandait qu'à vivre tranquille entre son fromage et son vin, fut prise, houspillée, retournée comme crêpe à la poêle par les Brigades Internationales Libertaires et autre bande nommée Clair Obscur, gens de guerre et de peu de scrupule, qui n'y allèrent pas de main morte non plus que de bourse légère.

À lire : Acte I - Le Sac de Saint Claude

Et voilà toute la Savoie qui se met à trembler du haut jusqu'en bas, comme cul de moine à l'annonce des vêpres. La duchesse Caro Compalite, dame de grande autorité et de peu d'humeur badine ces jours-ci, tira de son coffre les vieux grimoires de la guerre : proclamation du vingt-et-unième jour de septembre, loi martiale décrétée, ban et arrière-ban levés comme on lève la pâte au four, et tout cela pour dire, en somme : « Halte-là, mes gaillards, on ne pille pas ma frontière comme on pille un garde-manger de couvent. »

Et le lendemain, messieurs, la porte se referma encore, tant et si bien qu'un pauvre étranger au Saint-Empire ne pourrait plus seulement montrer le bout de son nez en Savoie sans un laissez-passer ducal, gros comme un missel, signé, scellé, contresigné. Ceux qui s'y trouvaient déjà eurent trois jours pleins, soixante-douze heures, ni plus ni moins, comme on compte les heures d'un jeûne, pour vider les lieux, sous peine d'être tenus pour gens suspects, voire pour ennemis déguisés en honnêtes voyageurs. Quant à qui voudrait entrer céans, qu'il aille frapper à la porte de la Prévôté, laquelle jugera cas par cas, comme le curé juge les péchés : à la tête du client. Ainsi Saint-Claude, pour avoir perdu ses murailles, fit gagner à la Savoie toute une frontière, hérissée comme poil de sanglier en rut.

À lire : Je

Mais ce n'est pas tout, ventre-saint-gris ! Car à Strasbourg aussi l'on resserra les cordons de la bourse militaire. Tout le commandement des forces impériales barbouillant les provinces de langue française fut mis entre les seules mains, grandes et fermes, dit-on, du Gouverneur Raphaël Alexandre du Bois de Cendrecourt Challand, avec charge de répondre plus vite qu'un chat échaudé à toute menace nouvelle. Voyez comme la chaîne se raccourcit quand les frontières, elles, s'allongent ! Savoie, Franche-Comté, Lorraine, toutes trois entrées dans la même danse, chacune serrant ses fesses, pardon, ses rangs, cependant que les armées trottent par voies et chemins et que les vieilles dettes ressortent des coffres où l'on croyait les avoir bien enterrées, comme vieux fromage qu'on retrouve au fond de la cave et qui pue encore plus qu'avant.

Or, mes bons amis, au beau milieu de cette Aristotélité qui se calfeutre comme vieille femme craignant les courants d'air, il est une cité qui fait bande à part : Genève, la maligne, la gaillarde, la point-si-bête. Car tandis que partout ailleurs on proclame, on lève le ban et l'on hérisse les frontières de piques, les faubourgs de Genève, eux, distribuent des feuillets comme on distribue des hosties, en disant : « Bonjour soldat, bienvenue à Genève ! » et cela à l'armée dite « Les Phénix », s'il vous plaît, venue planter ses tentes aux portes de la ville. Le petit manuel genevois, œuvre de sagesse s'il en fut, rappelle audit soldat qu'il n'entre point en terre conquise mais en cité libre, et lui recommande courtoisie, argent comptant sur table, sobriété, autant que faire se peut, ce qui n'est jamais beaucoup chez un soldat, et surtout, surtout ! de laisser son fiel bien tranquille dans son boyau, comme on laisse dormir un mari jaloux.

À lire : On ôte son chapeau, on salue, on ne suit pas

Voilà donc, lecteurs, deux manières bien différentes de répondre au même vacarme du siècle. L'une ferme les portes à triple tour, convoque le ban, remet les clefs du royaume entre les mains d'un seul gouverneur, et regarde l'étranger comme on regarde un rat dans le garde-manger. L'autre ouvre grand ses portes, tend des feuillets de bienvenue, et explique poliment au soldat et badauds babillards qu'il peut entrer, boire, acheter, et repartir sans qu'il y ait bruits de gueules des chiquanous et papefigues, ni bosse, ni bourse trouée par autre chose que le commerce honnête. Reste à savoir laquelle des deux recettes produira le plus de clients pour les tavernes.


Panurge pour l'AAP agence des Terres au Milieu

Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale

27/09/1474 Qu’est-ce qu’un tyran ?



Genève (AAP) - Voilà une question fort commode. On la pose beaucoup ces temps-ci, généralement après avoir désigné quelqu’un d’autre. Tyran, donc, serait toujours celui d’en face. BIL le dit de ONE, on le dit de Venise, les Bretons regardent les Français, les Français regardent l’Irlande, l’Empire regarde ailleurs, et pendant ce temps les portes se ferment. À force de tyrans, il fallait bien finir par ouvrir le dictionnaire. Un tyran, nous apprend la bonne morale politique, n’est pas seulement celui qui porte une couronne de travers ou qui parle d’une voix désagréable. C’est surtout celui qui transforme le gouvernement en système de contraintes, la province en propriété particulière et l’administration en machine à surveiller.

Premier critère : la frontière. Quand on ferme les portes d’une province, qu’on multiplie les permissions, les laissez-passer et les autorisations, qu’un voyageur doit expliquer pourquoi il entre, pourquoi il sort et pourquoi il entend repartir avant d’avoir demandé la permission de le faire, on ne gouverne plus seulement un territoire. On organise sa rétention. La province cesse alors d’être une terre habitée. Elle devient une serrure.

Deuxième critère : le clan. Gouverner avec des amis n’est pas un crime. Gouverner uniquement avec eux commence à ressembler à une méthode. Lorsque les charges, les informations, les décisions et les protections circulent toujours dans le même cercle, le peuple découvre une curieuse conception du gouvernement partagé : il est partagé, certes, mais entre les mêmes personnes. Les autres peuvent toujours participer. À condition d’être invités.

Troisième critère : le commerce. Réglementer les ventes, décider qui peut acheter quoi, fixer les conditions des échanges, contrôler les denrées et surveiller les mouvements de marchandises : tout cela peut être présenté comme de l’administration. Pris séparément, chacun de ces actes peut même sembler parfaitement raisonnable. Accumulez-les, et vous obtenez une province où il faut presque demander au pouvoir la permission d’acheter une miche de pain avec l’argent que le pouvoir vous a laissé gagner.

Quatrième critère : le procès. Ah ! Le procès. Le grand égalisateur. Celui qui rappelle au citoyen qu’il est libre, à condition de respecter douze règlements dont il ignorait l’existence hier encore. Lorsque la pluie de procédures devient le mode ordinaire de gouvernement, la justice cesse peu à peu d’être le recours du citoyen et devient l’horizon permanent du citoyen. On ne demande plus : « Que puis-je faire ? » On demande : « Pour quoi vais-je être poursuivi ? »

Cinquième critère : la bannière. La bannière protège. Et c’est précisément pour cela qu’elle doit pouvoir être levée librement. Elle protège de l’arbitraire, du procès politique, de la vengeance administrative et du pouvoir qui voudrait isoler celui qu’il poursuit. Une bannière n’est pas un passe-droit : c’est un asile. Elle ne place personne au-dessus des lois, elle rappelle simplement qu’un homme n’est pas toujours seul face au pouvoir. Car si le pouvoir peut décider qui a le droit de lever bannière, alors il peut décider qui a le droit d’être protégé. Et une protection soumise à l’autorisation de celui dont elle doit vous protéger n’est plus une protection. C’est une laisse.

À lire la Justice n’est pas un glaive parfait

Sixième critère : le prestige. Ici commence la grande religion administrative. La province compte ses étoiles, calcule son prestige, compare ses voisins, additionne ses points, dépense pour paraître et dépense encore pour que le premier calcul justifie le second. Il faut acheter les denrées nécessaires à l’évergétisme, dépenser, offrir, embellir, impressionner, recommencer, puis constater que la province est magnifique. Et si quelqu’un demande combien cela coûte, on lui répondra probablement que la gloire n’a pas de prix. Ce qui est exact. Elle a seulement un budget.

Septième critère : l’impôt. L’impôt, lui, ne sert plus seulement à gouverner. Il sert à financer le prestige qui sert à justifier l’impôt. La machine tourne admirablement. On prélève pour acheter. On achète pour offrir. On offre pour obtenir des étoiles. On obtient des étoiles pour démontrer que la province est bien gouvernée. Et l’on prélève de nouveau pour continuer à démontrer que l’on gouverne bien. Il ne manque plus qu’un prêtre pour bénir le registre comptable.

Huitième critère : la halle. C’est peut-être le plus important. Que reste-t-il du gouvernement lorsqu’il n’y a plus de halle où parler, plus de gargote où discuter, plus de village où entendre ceux qui vivent sous les décisions prises en leur nom ? Une administration peut être efficace sans être populaire. Elle peut même être riche sans être heureuse. Mais lorsqu’elle ne rencontre plus ses habitants que par décret, règlement, procès, impôt ou bannière, il ne faut pas s’étonner que ceux-ci finissent par considérer le pouvoir comme une forteresse étrangère.

Et voilà notre étrange époque : chacun accuse son voisin de tyrannie tandis que tous perfectionnent, chacun à sa manière, quelques-uns des instruments qui rendent la tyrannie possible. Venise ? Il faudrait regarder, cas par cas, la fermeture des frontières, la réglementation des déplacements et des échanges, la place laissée au débat local et la manière dont l’autorité traite ses contrevenants. Bretagne ? Même examen : qui décide, qui participe, qui circule, qui paie, qui comparaît, et surtout qui peut encore contredire le pouvoir sans transformer son désaccord en affaire judiciaire ? Empire ? Même question encore, avec cette particularité que la puissance impériale ajoute à l’équation la question des fidélités, des armées, des terres et des rapports entre autorités locales et autorité supérieure. Le Royaume de France ? Même organistrum. L’Irlande ? Même clanisme.

Car le tyran n’est pas une nationalité. Ce n’est pas davantage un uniforme. Ce n’est même pas nécessairement un homme. C’est un ensemble de pratiques. Fermer. Surveiller. Réglementer. Punir. Taxer. Calculer. Acheter. Dépenser. Exiger. Et surtout gouverner tellement loin des habitants que ceux-ci finissent par ne plus avoir d’autre moyen de participer à la chose publique que de désobéir. Voilà pourquoi le véritable classement ne devrait peut-être pas être celui des « tyrans ». Il devrait être celui des portes fermées, des règlements, des procès, des impôts, des privilèges et des décisions prises sans ceux qui les subiront. Car dans cette compétition-là, nul besoin de désigner un vainqueur. Il suffit de compter les serrures. Et de demander qui possède les clefs.


Monsieur Cyclopède pour l'AAP agence des terres au Milieu

Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale

+

Cours

Product Price Variation
Loaf of bread 4.56 -0.28
Fruit 9.92 0
Bag of corn 3.7 0.87
Bottle of milk 9.48 0.11
Fish 20.26 0.06
Piece of meat 12.25 0.13
Bag of wheat 10.89 -0
Bag of flour 12.88 1.64
Hundredweight of cow 20.53 0.33
Ton of stone 10.44 -0
Half-hundredweight of pig 15.41 0.05
Ball of wool 10.86 -0.14
Hide 16.32 -0.06
Coat 49.5 0
Vegetable 9.38 -0.18
Wood bushel 4.19 0.08
Small ladder 20.18 0
Large ladder 68.02 0
Oar 20 -0
Hull 36.49 0
Shaft 8.16 -0.14
Boat 99.33 0.63
Stone 18.32 -0.11
Axe 150.74 0
Ploughshare 38.44 0
Hoe 30 0
Ounce of iron ore 11.52 0.2
Unhooped bucket 21.88 0
Bucket 37.73 0
Knife 17.89 0
Ounce of steel 49.04 -0.06
Unforged axe blade 53.91 0
Axe blade 116.44 0
Blunted axe 127.79 -2.51
Hat 53.38 0.08
Man's shirt 119.57 0.12
Woman's shirt 121.14 0
Waistcoat 141.4 0
Pair of trousers 74.61 -0.09
Mantle 257.82 0
Dress 265.04 -0.2
Man's hose 45.63 -0
Woman's hose 44.32 0
Pair of shoes 27.53 -0.01
Pair of boots 86.57 0
Belt 45.2 -0
Barrel 12.02 0
Pint of beer 0.82 0
Barrel of beer 66.51 2.5
Bottle of wine 1.66 0
Barrel of wine N/A N/A
Bag of hops 19.34 0
Bag of malt 10 0
Sword blade 101.19 0
Unsharpened sword 169.69 0
Sword 146.48 -0.07
Shield 36.91 0
Playing cards 73.55 -0
Cloak 180.72 0
Collar 68.35 -0.06
Skirt 135.35 0
Tunic 222.36 0
Overalls 115.73 0
Corset 117.2 0
Rope belt 53.86 0
Headscarf 60.73 0
Helmet 164.91 0
Toque 48.61 0
Headdress 79.65 0
Poulaine 64.02 0
Cod 11.36 0
Conger eel 12.81 0
Sea bream 18.31 0
Herring 17.43 0
Whiting 17.42 0
Skate 12.16 0
Sole 18.11 0
Tuna 12.51 0
Turbot 18.02 0
Red mullet 16.53 0
Mullet 12.47 -0
Scorpionfish 20.5 0
Salmon 16.51 0
Arctic char 12 0
Grayling 14.77 0
Pike 17.6 0
Catfish N/A N/A
Eel 15.09 0
Carp 17.98 0.03
Gudgeon 17.68 -0.04
Trout 17.51 0
Pound of olives 13.38 0
Pound of grapes 9.18 0
Sack of barley 10.67 0
Half-hundred weight of goat carcasses 18.99 0
Bottle of goat's milk 12.81 0
Tapestry 143.6 0
Bottle of olive oil 121.94 -0
Jar of agave nectar N/A N/A
Bushel of salt 19.89 0
Bar of clay 3.43 -0
Cask of Scotch whisky 93.32 -0
Cask of Irish whiskey 131.27 0
Bottle of ewe's milk 10.57 0
Majolica vase 10 0
Porcelain plate N/A N/A
Ceramic tile N/A N/A
Parma ham 84.97 0
Bayonne ham 34.65 -0
Iberian ham 70.28 0
Black Forest ham 54.72 0
Barrel of cider 51.16 0
Bourgogne wine 76.22 0
Bordeaux wine 60.89 0.31
Champagne wine 141.21 -5.25
Toscana wine 33.69 0
Barrel of porto wine 87.44 0
Barrel of Tokaji 163.71 0
Rioja wine 159.19 0
Barrel of Retsina 36.79 -0
Pot of yoghurt 85.17 -0
Cow's milk cheese 77.07 0
Goat's milk cheese 85.06 2.5
Ewe's milk cheese 52.26 0
Anjou wine 50.88 -0
Ewe carcass 15.03 0
Mast 456.7 0
Small sail 215.71 0
Large sail 838.79 0
Tumbler of pulque N/A N/A
Jar of pulque N/A N/A