À Arles (AAP) - « Les points sensibles ne peuvent sortir de nos bureaux. » Voilà une belle sentence, et qui sonne fort sagement. Mais une gouvernance peut-elle, je vous prie, vouloir passionner les Provençaux et les convier aux affaires communes, tout en gardant par-devers soi une part de ce qu’elle sait, pour ceux-là seuls qui portent les bonnes clefs ?
Je ne veux point nier qu’un Conseil ait besoin de délibérer à huis clos, ni prétendre que toute chose doive être jetée à la foule sans choix ni mesure. Il n’est pas de bon ménage où l’on ouvre les armoires à tout venant. Ce que je demande, c’est où se tient la borne entre la discrétion que l’action publique réclame et ce secret qui, à force de durer, fait des affaires de tous le patrimoine de quelques initiés.
Car il y a bien de la différence entre taire une chose dont la révélation porterait un péril véritable, et défendre l’accès à la chose elle-même. En la première, la réserve sert le bien commun ; en la seconde, elle devient un lien de dépendance : il faut connaître quelqu’un, quêter une permission, chercher la bonne porte, et surtout avoir le bon trousseau en poche.
Et je serais injuste de ne point reconnaître que le Conseil se targue déjà de transparence, publiant chaque semaine les comptes du Comté en salle publique. C’est chose réelle, et je la loue. Mais voir où va l’argent n’apprend pas tout. Qui peut entendre les débats d’où naissent les décisions ? Quelles choses sont ouvertes à chacun, quelles autres sont closes, et sur quelle règle ? Comment un homme peut-il discerner ce qui doit légitimement demeurer caché de ce qu’on lui cache simplement ?
Un gouvernement qui veut échauffer l’intérêt des siens ne saurait se contenter de leur servir les résultats quand tout est tranché. Il lui faut les mettre en état de comprendre les choix, d’en peser les suites, et, quand il se peut, d’y mettre la main. Sans quoi la vie publique n’est plus qu’une comédie dont le peuple voit le théâtre, tandis que les coulisses lui demeurent fermées.
Voilà le paradoxe : on prie les Provençaux de s’émouvoir des affaires du Comté, puis on leur laisse entendre que certaines portes ne sont point pour eux. On convie les gazetiers à questionner, mais on les avertit que partie des réponses leur sera tenue hors d’atteinte. On veut émouvoir, et garder la main sur ce que chacun a licence de savoir.
Le secret est parfois nécessité de gouvernement, il ne doit pas en devenir, par principe, la méthode. Une Provence qui veut passionner les siens doit-elle multiplier les portiers de ses huis, ou donner à chacun de quoi comprendre ce qui se décide derrière ? Et s’il est vrai qu’on souhaite associer les Provençaux, ne faudrait-il pas tenir l’accès au savoir public non pour une faveur dispensée au cas par cas, mais pour la règle, dont chaque exception devrait pouvoir se justifier ?
Car un gouvernement ouvert ne se mesure pas seulement à ce qu’il consent à publier : il se mesure au nombre d’hommes qu’il laisse comprendre, questionner, et prendre part à la chose commune.
09/10/1474Fürstentum Mainz: BfM vereinigt bei den Ratswahlen die absolute Mehrheit der Sitze auf sich.
AACHEN (AAP) - Die Liste Bürger für Mainz liegt bei der Ratswahl in Fürstentum Mainz an der Spitze und vereinigt die absoluten Mehrheit der Sitze auf sich. Sie kann daher allein regieren.
Verteilung der abgegebenen Stimmen:
1. "Bürger für Mainz" (BfM) : 100%
Die neue Verteilung der Sitze nach der Verhältniswahl führt zu einer Neuverteilung der Ratsämter:
Die Mitglieder des Rates werden innerhalb von zwei Tagen den neuen Regenten anerkennen. Dieser muss dann dem Kaiser des HRRDN und dem Deutschen König seine Reverenzen erweisen und die wichtigsten Ämter der Provinz besetzen.
07/10/1474Elections au conseil du Comté de Provence : P.P recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Pour la Provence est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Comté de Provence, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Pour la Provence" (P.P) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
06/10/1474Un confrère confronté au châtiment archaïque
Genève (AAP) - Monsieur Brigal, notre confrère, est accusé de trahison et de calomnie envers le Portugal. Il sera donc conduit prochainement aux fourches patibulaires, charmant mobilier de plein air dont on ne dira jamais assez qu'il est, avec le pilori, ce qui se fait de mieux en matière de dialogue social. L'agence des Terres du milieu de la KAP dénonce le recours à la peine capitale, qu'elle juge d'un autre âge. Elle précise que cet autre âge menace encore trop souvent les journalistes de certaines provinces de l'Aristotélité, lesquelles préfèrent parler de « modèle de gouvernance alternatif », comme on dit « petite sieste » pour une mort subite.
Il est difficilement concevable, pour ne pas dire proprement inimaginable, de voir encore, en l'An de Grâce 1474, un journaliste condamné au plus barbare, au plus archaïque, au plus moyen-âgeux des châtiments. Certes, nous sommes au Moyen Âge. Mais il y a des limites à la couleur locale.
À l'heure où la presse d'un certain Gutenberg permet enfin de dire ce que les puissants préféreraient qu'on taise, menacer d'exécuter un simple rédacteur pour avoir écrit, c'est un scandale, une honte pour l'humanité entière, un très mauvais signal envoyé aux annonceurs et un retour aux âges sombres, ceux où personne ne savait écrire, ce qui, reconnaissons-le, simplifiait singulièrement la rédaction des actes d'accusation. Et après, on viendra se plaindre de la baisse du niveau et de la recrudescence de la violence, comme si la seconde n'était pas la réponse ordinaire de ceux qui n'ont pas eu le premier.
Cette pratique d'un autre âge devrait depuis longtemps dormir aux oubliettes, dans les livres d'histoire et dans les conférences universitaires sur « les heures sombres de l'Aristotélité ». Elle s'invite pourtant dans notre actualité, entre la météo des récoltes et le cours du hareng salé, ce qui prouve au moins que la pendaison, elle, ne connaît pas la crise.
Nous le disions il y a peu, nous le répétons aujourd'hui avec une fermeté inébranlable : on ne tue pas un journaliste pour ses écrits. Même s'il ressuscite le troisième jour, qu'on le gave de fruits et de légumes pour lui rendre ses joues roses et son charisme solaire, la chose reste déconseillée : on lui adresse, au pire, un démenti cordial et un droit de réponse. Un démenti, ça ne repousse pas non plus, mais ça fait moins de bruit en tombant.
Notre rédaction en appelle donc à la communauté interroyaumale, aux grandes consciences et aux influenceurs de cour : #JeSuisBrigal, #PasDePotenceSansPlume.
Venezia (AAP) - Esiste, nei nostri Regni, una nuova corporazione in piena ascesa: quella dei Piagnoni della via maestra.
Li si riconosce facilmente. Si lamentano in taverna, sospirano davanti alle frontiere chiuse, si strozzano davanti alle leggi marziali e scoprono, con uno stupore del tutto nuovo, che un territorio ha delle regole. « Non si può più viaggiare! » « Non si può più levare un esercito! » « Non si può più fare ciò che si vuole! » Il lamento è bello. Potrebbe quasi strappare una lacrima al boia.
Ma ecco il piccolo dettaglio che alcuni dimenticano accuratamente: la libertà non ha mai significato che ciascuno possa fare ciò che vuole, dove vuole, quando vuole, senza mai incontrare né legge, né prevosto, né giudice. Il mondo sarebbe certo più semplice. I briganti potrebbero rubare tranquillamente, gli eserciti privati attraversare le province come processioni religiose e i consigli potrebbero riporre le loro prigioni in soffitta. Purtroppo per gli amanti del caos, esistono ancora i tribunali.
Allora che fare ? Continuare a piagnucolare davanti a ogni porta chiusa ? Scrivere dieci lettere per spiegare che si è un viaggiatore innocente ma assolutamente incapace di sopportare la minima formalità ? Maledire i prevosti che si limitano a far applicare le decisioni delle loro autorità? O forse alzare una bandiera. Perché la soluzione esiste da tempo.
Una bandiera non è soltanto un pezzo di stoffa attaccato a un bastone. È un'organizzazione riconosciuta, un'identità, un modo di viaggiare senza passare l'esistenza a spiegare perché si viaggia. Coloro che desiderano una protezione collettiva, una struttura e un'esistenza politica possono semplicemente scegliere di organizzarsi. E per chi trova che i regni vicini chiudano troppe porte, resta sempre Ginevra.
La piccola Repubblica elvetica, fedele alla sua tradizione, continua a offrire ciò che molti reclamano a gran voce altrove: la libertà di alzare la propria bandiera senza riscatto, senza tasse nascoste, senza moduli interminabili e senza una guardia di frontiera che chiede tre certificati prima di lasciar passare un cavallo. A Ginevra è semplice. Vuoi una bandiera ? Alzala. Vuoi viaggiare ? Viaggia. Vuoi organizzarti ? Organizzati. Non c'è bisogno di supplicare, non c'è bisogno di piangere, non c'è bisogno di accusare il mondo intero di essere ingiusto perché esistono ancora delle leggi.
Dunque, ai grandi malinconici delle strade, ai eterni scontenti che passano più tempo a denunciare i vincoli che a cercare soluzioni : riponete i fazzoletti, tirate fuori gli stendardi. E se davvero nessuno vuole più le vostre belle avventure altrove, ci sarà sempre Ginevra. Là, la bandiera è libera. E per giunta è gratis.
Piagnoni per l'AAP, per la KAP, agenzia della terra in Mezzo