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09/08/1474 les Anglais découvrent à leur tour les joies de la souveraineté française
les Anglais découvrent à leur tour les joies de la souveraineté française
Genève (AAP) - On avait cru l'affaire réservée aux Bretons. Erreur. Il semblerait que la souveraineté française soit une expérience à laquelle chacun peut désormais participer, à condition toutefois de parvenir à entrer dans un port.
Après le naufrage d'Elizéar, les protestations bretonnes, les réponses irlandaises et les doctes considérations sur la souveraineté, voilà donc qu'un Anglais vient à son tour poser une question d'une simplicité désarmante : peut-on encore aller en France ? Question subsidiaire : quelqu'un sait-il seulement qui décide ?
Le problème n'est pas nouveau. Il était déjà posé en janvier dernier, lorsqu'un voyageur anglois souhaitant se rendre à Bruges expliquait que les ports français lui avaient été déclarés fermés, que le maître du port ne répondait plus et qu'un contact local lui signalait pourtant la présence d'un navire dans le port. La France, donc, serait fermée. Mais pas tout à fait. Les navires français auraient été, pour la plupart, envoyés par le fond. Mais il en resterait peut-être quelques-uns. Les ports seraient interdits. Mais certains navires y seraient tout de même présents. Et surtout, personne ne semble particulièrement pressé d'expliquer le fonctionnement de la chose.
Huit mois plus tard, rien n'a donc véritablement changé. Le 8 août, Bandana, marin anglais désireux de rejoindre Bordeaux, entreprend à son tour de comprendre le système. Et son constat a le mérite de la franchise : voyager vers la France pourrait être « difficile, ou impossible ». Nous voilà rassurés. Le marin d'Albion identifie bien les deux problèmes.
Le premier est français : l'Ordo Negrum Equites aurait détruit les navires du Royaume, à l'exception de quelques hypothétiques bâtiments cachés dans des cales sèches, tandis que la Couronne aurait interdit à ses propres marins d'utiliser les ports. Le second est irlandais : l'ONE revendique le contrôle de l'Atlantique et menace de couler les navires qui s'y aventureraient sans permission.
Et entre les deux, notre voyageur cherche désespérément la frontière entre la guerre, la paix, la souveraineté et le permis de navigation. On le comprend. Il voudrait simplement savoir s'il peut aller de l'Angleterre à Bordeaux. Pas devenir docteur en droit maritime.
Mais voilà que le malheureux découvre que pour traverser la Manche, il lui faudrait d'abord déterminer si la Manche appartient à l'Atlantique, si l'Atlantique appartient à l'ONE, si les ports français appartiennent encore à la France, et, dans l'affirmative, lequel des deux possède la clef.
Le plus amusant est que ces interrogations ressemblent furieusement à celles que posaient déjà les voyageurs quelques mois auparavant. Même mer. Même ONE. Même France. Même fermeture. Même incertitude. Même absence de réponse claire. Prendre les mêmes et r'commencer. Il y a toutefois une différence. Cette fois, ce n'est plus un Breton qui réclame la protection de son pays après avoir voulu servir celui-ci. C'est un Anglais qui demande simplement comment s'y rendre.
La France n'a donc même plus besoin de ses ennemis pour constater les effets de sa politique maritime : ses visiteurs étrangers se chargent eux-mêmes d'en dresser le bilan. Et quel bilan ! Un Royaume dont les ports sont fermés. Une flotte qui aurait été presque entièrement détruite. Une Amirauté qui entend contrôler ses eaux. Une faction étrangère qui prétend contrôler les routes permettant d'y parvenir. Et des voyageurs qui, après avoir consulté les cartes, les annonces et les autorités, finissent par poser sur les forums la seule question qui vaille :
À lire : « What the F(rance)? »
On pourrait en rire si la situation n'était pas devenue si remarquablement répétitive. Car voici le véritable exploit diplomatique de l'année : avoir réussi, plusieurs mois après les premières interrogations, à faire découvrir exactement le même problème à de nouveaux intéressés. Le Breton demande qui protège les Bretons. L'Anglais demande comment entrer en France. L'Irlandais explique pourquoi personne ne peut circuler sans son autorisation. La France publie des déclarations rappelant que ses eaux lui appartiennent.
Tout cela donne à la souveraineté française un étrange caractère : elle existe d'autant plus qu'il faut régulièrement demander où elle se trouve. On nous objectera que les circonstances de guerre imposent des restrictions. Fort bien. Mais alors, qu'on les assume. Qu'on les explique. Qu'on dise qui commande, qui interdit, qui protège, qui autorise et qui coule.
Car une frontière fermée est une politique. Une frontière dont nul ne sait qui peut la franchir est un problème administratif. Une frontière dont un autre État paraît déterminer les conditions d'accès devient une question de souveraineté.
Et lorsqu'après les campagnes de Bretagne et de Portugal si brillamment remportées nous dit-on, les mêmes questions reviennent, posées par de nouveaux marins aux mêmes autorités, avec les mêmes acteurs et sur les mêmes mers, on finit par se demander si ce n'est pas la guerre qui tourne en rond.
Ou, plus simplement, si ce ne sont pas les buts de guerre qui ont disparu depuis longtemps, laissant les protagonistes continuer à se battre par habitude. Après tout, pourquoi changer une recette qui fonctionne ? Un navire coulé. Une proclamation. Une indignation. Une contre-proclamation. Puis un nouveau navire qui demande s'il peut passer. Et, quelques mois plus tard, rebelote.
La France avait peut-être fermé ses ports pour empêcher la guerre d'entrer. Elle a surtout réussi à empêcher les voyageurs d'en sortir. Quant à l'ONE, il lui suffit désormais de rappeler que l'océan lui appartient pour que chacun recommence à se demander où s'arrête la mer Océane. Il faudra peut-être finir par poser la question à un géographe. À défaut d'un souverain.
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
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08/08/1474 Cosa c'è da festeggiare ?
A Modena (AAP) - La guerra contro la Serenissima Repubblica di Venezia sembra ormai appartenere già al passato e le città del Ducato di Modena sono ormai avvolte dalla calura estiva che abbraccia suadente gli Appennini. Che sia di lago, di mare o di foresta, la frescura è sempre ben voluta. Fra le vie e le taverne, dame e messeri hanno ripreso a chiacchierare e la macchina amministrativa è tornata alla normalità con elezioni ducali che hanno sigillato ancora una volta un’unità di intenti nella politica modenese.
A rompere questo idillio dal sapore tipicamente estivo e a rifocillare una latente, o forse minoritaria, insoddisfazione di una parte dell’opinione pubblica modenese sulla pace firmata tra Impero e Venezia è la notizia delle grandi Festività della Concordia Imperiale che la massima autorità con sede a Strasburgo si presta a tenere per celebrare l’onore e il coraggio di chi ha partecipato alla guerra.
Leggi anche : Onore ai vivi, memoria per i caduti, pace all'Impero.
Non è un mistero che l’affaire modenese sia stato un bel grattacapo per le istituzioni imperiali. Un po' forse a sorpresa, il Ducato ha dimostrato durante gli eventi bellici di saper mettere in azione in poco tempo una macchina organizzativa dal punto di vista militare, economico e di mobilitazione non indifferente. L’annessione di Verona prima e di Padova successivamente, miniere comprese, ha reso il Ducato, situato nel cuore della penisola italiana, una base logistica fondamentale.
Non sorprende, quindi, che la repentina chiusura della guerra con Venezia e un ritorno allo status quo precedente sia stato accolto con un certo grado di insoddisfazione da qualcuno. Molti sognavano di poter conservare la sovranità su Verona, già integrata al sistema economico e giudiziario modenese, altri speravano di risolvere la controversia con le armi, vincendo o perdendo, ma sul campo.
Le scuse volute dall’Impero, molto tirate, del Duca di Modena ora riconfermato per un processo, aperto in pieno conflitto bellico, ai danni di un esponente vicino ai veneziani ha dato il via libera a una serie di speculazioni sulla gestione imperiale dei colloqui di pace e sul loro esito finale. A prendere la parola e ad esprimere una critica non tanto velata all’Impero sono stati nobili modenesi, esponenti del Consiglio ducale allora in carica e qualche comune cittadini. Si tratta di uno scambio di opinioni, non tante a dire il vero, ma che offre una narrazione diversa dalla stringata, e diplomatica comunicazione istituzionale.
Leggi anche : Comunicato dal Duca di Modena
La linea comune delle critiche sembra quella di una pace ingiusta, che non ha riconosciuto una carretta contropartita ai modenesi e che è parsa una resa sol perché qualcuno voleva godersi la pausa estiva all’ombra del proprio giardino. L’eccesso di realismo politico ha sacrificato le aspirazioni del fiero Ducato di Modena ? Oppure i risultati attuali erano gli unici che si potessero raggiungere dopo una guerra che, sul fronte modenese-veneziano, stagnava ormai da mesi ?
Leggi anche : Io non chiedo scusa !
Il Baffo per la KAP, Agenzia della Terra in Mezzo
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08/08/1474 Elections au conseil du Comté de Provence : FHP recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Force et Honneur pour la Provence est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Comté de Provence, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Force et Honneur pour la Provence" (FHP) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
1 : Hersende (FHP)
2 : Scoty (FHP)
3 : Rionnag (FHP)
4 : Esposito (FHP)
5 : Antton (FHP)
6 : Vonette (FHP)
7 : Patrisha_d_amencey (FHP)
8 : Sylithsenjak (FHP)
9 : Whaou74 (FHP)
10 : Caessa (FHP)
11 : Edmont.dantes (FHP)
12 : Flavia_livia (FHP)
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
07/08/1474 et revoilà l'ONE !
Genève (AAP) - Un an. Une longue année de proclamations, de traités, de reconstructions et de grandes déclarations sur le retour à la paix. Et voilà que la vieille rengaine recommence à tourner. Le décor n'a presque pas changé. Un navire coulé. L'ONE désigné comme incarnation du Mal. L'Irlande accusée de régner sur les mers. La France sommée de défendre sa souveraineté. La Bretagne expliquant qu'elle est abandonnée. Il ne manque plus que les mêmes affiches jaunies sur les murs pour croire que le calendrier est resté bloqué en 1473.
À lire : Flandre six pieds sous mer, ONE en eaux troubles
Cette fois, le rôle principal revient au capitaine breton Elizéar O'Callaghan. Son bâtiment est envoyé par le fond à Dunkerque par deux caraques de l'Ordo Negrum Equites , avant qu'un message ne lui explique, avec toute la délicatesse diplomatique requise, qu'il n'avait rien à faire dans un port français sans l'aimable bénédiction irlandaise. L'affaire aurait pu demeurer un banal épisode de la guérilla maritime permanente. Mais non.
Elle devient immédiatement un séminaire de philosophie politique. Les collègues de l'AAP agence de France ont même convoqué Jean Bodin (notre éminent collègue juriste, démonologue et, à ses heures, plume occasionnelle de notre rédaction, ndlr) au chevet de l'épave pour disserter sur la souveraineté. Il faut reconnaître que le spectacle s'y prête : une Couronne française qui proclame l'autorité de son Amirauté pendant que d'autres expliquent qui peut ou non naviguer sur les côtes françaises possède un certain charme pédagogique. Les juristes parleraient de souveraineté. Les marins parleraient plutôt d'un problème de rapport de force.
À lire : Le naufrage d'Elizéar ou l'épreuve de la souveraineté française
Car c'est là tout le paradoxe. Les communiqués royaux continuent de sortir des chancelleries avec leurs sceaux impeccablement cirés. Pendant ce temps, les boulets de canon, eux, semblent avoir choisi une autre hiérarchie administrative. Naturellement, l'ONE ne pouvait manquer l'occasion. Ses représentants rappellent que les Bretons récoltent aujourd'hui ce qu'ils auraient semé hier, ressortent les vieux accords avec Malvil, ressortent également les vieux slogans - « WE ARE ONE, WE NEVER FORGIVE » - et terminent en demandant avec une charité toute aristotélicienne avec quels navires la France entend faire respecter ses propres interdictions maritimes.
Question perfide. Question surtout vieille comme cette guerre. Car c'est bien là que le perroquet recommence son numéro. Depuis le commencement de ces histoires, les buts de guerre semblent avoir pris la consistance d'une soupe trop claire. Officiellement, chacun défend sa souveraineté. Officiellement, chacun protège ses alliés. Officiellement, chacun agit pour la paix. Dans les faits, chacun ressort les querelles précédentes pour justifier les suivantes. Les alliances changent de partenaires plus souvent que les chanceliers de plume, mais les griefs, eux, demeurent soigneusement conservés dans les archives.
Le plus étonnant est sans doute que personne ne semble plus chercher à gagner quoi que ce soit. Les uns veulent punir. Les autres veulent répondre. Les troisièmes veulent rappeler. Les quatrièmes veulent commémorer. Les cinquièmes republient des annonces datant de l'an passé. À ce rythme, les guerres finiront par devenir des exercices de mémoire.
On ne conquiert plus. On cite. On ne négocie plus. On exhume. On ne poursuit plus un objectif politique. On administre un stock de rancœurs. Et c'est peut-être là la véritable leçon de cette affaire. Le naufrage d'Elizéar n'a pas seulement remis à flot les débats sur la souveraineté française. Il a surtout rappelé que les protagonistes semblent avoir oublié la vieille maxime selon laquelle la guerre est faite pour atteindre un but politique.
Encore faudrait-il commencer par en définir un. À défaut, il restera toujours les communiqués. Et, dans deux ans, il suffira de remplacer la date en haut de la proclamation.
À lire : Bretagne, un Peuple, un grand, un Duc
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
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06/08/1474 une Princesse pour mille thalers
À Genève (AAP) - En Suisse, on ne distribue pas les titres au coin d'une cour ou entre deux flatteries. Ici, la procédure est d'une sobriété toute helvétique : vous trouvez un titre, vous trouvez mille thalers, vous écrivez au chancelier et vous attendez.
C'est ainsi que, partie d'une simple question posée en février par le "Landamann de Soleure - « combien coûte un titre ? » - l'idée de faire de Malle45 la « Reine de la bière de Soleure » aura finalement mûri jusqu'à l'été. Réponse des autorités confédérales : le tarif est fixé à 1 000 thalers. Ni plus, ni moins. Une contribution qui ne nourrit aucun favori mais les finances de la Confédération.
Quelques mois plus tard, la somme est réunie. La demande est déposée. Seule entorse au projet initial : la « Reine » devient finalement Principessa della birra di Soletta , sans doute parce qu'une principauté brassicole sied mieux aux usages héraldiques. Le lendemain, le chancelier confirme sobrement : « Der Titel ist verliehen. »
Voilà qui rappelle qu'en Suisse, les distinctions ne se gagnent ni par les courbettes, ni par les réseaux de cour, ni par l'appartenance au bon clan. Il suffit d'une idée, d'un peu de patience et d'une bourse convenablement garnie. Avis aux amatrices.
À chacun sa méthode. Certains États préfèrent les recommandations, les cercles d'initiés, les interminables séances d'admiration mutuelle où l'on se congratule entre gens de bonne compagnie avant de distribuer les honneurs aux habitués de la maison. Les Suisses, eux, ont fixé le prix sur l'étiquette. C'est infiniment moins romanesque, mais au moins chacun connaît les règles du jeu. Et pendant que les uns s'échangent des compliments, les autres financent leur Confédération. Avis aux amateurs.
À lire : Der Titel ist verliehen
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
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