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12/09/1474 Togli i confini, rimetti i confini
Strasburgo (AAP) – L’Imperatore del Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ, Merkarios Aklvruzar, ha decretato la fine della libera circolazione delle genti fra le provincie dell’Impero.
La decisione della massima autorità imperiale con sede a Strasburgo è stata vergata il primo giorno di settembre 1474, dopo un confronto, si legge nel comunicato emesso, con i governanti che siedono nella Dieta Imperiale. La liberazione circolazione dei cittadini tra le terre imperiali e tra queste e il Marchesato di Provenza e il Principato d’Artois, era stata decisa lo scorso 30 marzo 1474 dal compianto, forse non da tutti, Imperatore Sigismondo Alessandro dei Lante, le cui venerabili spoglie mortali riposano nella cripta della Chiesa di Massa, nel Ducato di Modena.
All’epoca dei fatti, l’Impero era stato coinvolto in una guerra su più fronti, per cui la scelta di optare per la libera circolazione delle persone era dettata da necessità logistiche legate allo spostamento, spesso repentino, di soldati e merci verso le aree di scontro diretto con i nemici. Soldati di ogni nazionalità erano, infatti, chiamati a spostarsi velocemente, a seguito dei loro generali, da una città all’altra. Il rischio di disguidi burocratici e di errori tattici sarebbe stato troppo alto.
La gestione dei confini delle singole province imperiali ritorna, quindi, nella piena disponibilità dei governanti locali e dei loro Prefetti. Persone, mercanti, briganti e perché no, anche nemici, dovranno ora ritornare a leggere assiduamente le bacheche provinciali e rispettare le relative procedure d’ingresso e/o d’uscita che ogni singola provincia vorrà adottare per amministrare al meglio i propri territori.
Leggi anche : Restoration of Imperial Border Autonomy
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12/09/1474 Elections au conseil du Duché de Savoie : SAT recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Savoie Avant Tout est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché de Savoie, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Savoie Avant Tout" (SAT) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
1 : Caro (SAT)
2 : Thibali (SAT)
3 : Alex.. (SAT)
4 : Helie (SAT)
5 : Landry. (SAT)
6 : Leto_vf (SAT)
7 : Tobias_maxence. (SAT)
8 : Baptyste (SAT)
9 : Gianlucca (SAT)
10 : Jehanv (SAT)
11 : Nur.asmita (SAT)
12 : Jamess. (SAT)
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
11/09/1474 Castille : 123 plaintes plus tard, l’exception demeure
À Osma (AAP) — Dans trois semaines, cela fera un an et demi que le décret du 3 avril 1473 a instauré en Castille un régime frontalier qui, au fil de différentes rédactions, renouvellements et états d’exception, a fini par faire du laissez-passer une pièce presque habituelle des bagages de tout étranger souhaitant traverser le Royaume. La guerre a changé, les armées sont venues puis reparties, les ennemis ont été déclarés vaincus et les décrets ont été remplacés par d’autres décrets. Une chose, pourtant, semble avoir remarquablement résisté au passage du temps : la frontière fermée.
Ce rédacteur a donc décidé de consulter le Registre des plaintes de Castille afin de tenter de mesurer ce que cette politique a réellement représenté pour la justice castillane. Le résultat est assez curieux. Entre le 1er janvier 1466 et le 2 avril 1473 , un total de 121 plaintes furent enregistrées. Du 3 avril 1473 au 8 septembre 1474 , on trouve en revanche 123 plaintes concernant uniquement le régime frontalier , visant au total 120 personnes différentes , certaines ayant fait l’objet de nouvelles plaintes à des dates ultérieures. Un autre chiffre mérite d’être ajouté pour remettre tout cela en perspective : le Royaume de Castille et León compte actuellement 242 habitants . Le nombre de personnes différentes passées par le registre en raison de cette seule politique équivaut donc pratiquement à la moitié de la population castillane actuelle.
On pourrait objecter, et ce serait parfaitement raisonnable, que durant une bonne partie de cette période la Castille était en guerre et qu’il est difficile de comparer une situation ordinaire à une autre où des troupes étrangères traversaient la Péninsule. Cependant, le 25 juin 1474 , la Ligue Ibérique elle-même, dans un communiqué publié au nom de ses souverains et auquel figurait également la Couronne de Castille et León, annonça le succès de la campagne contre ONE. Selon ce document, les armées ennemies avaient été entièrement dissoutes et leurs soldats, accompagnés de la quasi-totalité des éléments qui leur étaient favorables, s’étaient embarqués et prenaient la fuite. L’événement fut présenté comme une victoire de la Péninsule, et ce ne sera pas ce journaliste qui discutera aujourd’hui des raisons qu’il pouvait y avoir de la célébrer.
Ce qui est plus intéressant, c’est ce qui s’est produit ensuite. Si les armées qui justifiaient les mesures exceptionnelles avaient été dissoutes, si leurs soldats fuyaient et si l’opération militaire était considérée comme victorieuse, on aurait pu s’attendre à ce que les mesures extraordinaires commencent elles aussi à battre en retraite. Cela ne semble pas avoir été le cas. Juillet est passé, puis août, et une bonne partie de septembre. Les plaintes ont continué et, dans trois semaines, ce régime atteindra dix-huit mois d’existence.
Peut-être existe-t-il encore une menace militaire dont ce journaliste ignore l’existence. Si tel est le cas, les autorités peuvent l’expliquer et la question sera réglée. Ce qui devient quelque peu plus difficile, en revanche, est d’accepter indéfiniment le mot « exception » comme explication suffisante. Une exception qui dure quelques jours est une exception ; celle qui dure quelques mois peut encore être une urgence. Lorsqu’elle approche de l’année et demie, elle commence à ressembler assez fortement à une politique d’État.
Et ce genre de politique produit des conséquences qui vont un peu plus loin que l’interdiction de passage faite aux soldats ennemis. Elle permet de décider qui entre, qui traverse le territoire, qui s’y installe, qui reçoit une autorisation et qui doit quitter la Castille. Elle permet également de décider qui est étranger, question sur laquelle ce journaliste a récemment acquis une certaine expérience personnelle.
Pendant des années, j’ai servi la Castille et León. J’ai fait partie de son Conseil, travaillé au sein de sa diplomatie et, durant plus de trois ans, j’ai été Ambassadeur de Castille et León auprès du Royaume du Portugal. Pour ces services, j’ai même reçu une distinction de la Castille elle-même. Aujourd’hui, pourtant, je suis jugé pour Trahison pour être entré dans le Royaume sans l’autorisation exigée des étrangers.
L’explication qui me fut donnée lorsque je m’enquis de ma situation était assez simple : ma résidence se trouvait à Coimbra et, par conséquent, je n’étais plus castillan mais portugais. On ne m’indiqua alors ni quelle loi avait mis fin à ma condition antérieure, ni quelle procédure avait constaté cette perte, ni à quelle date précise elle s’était produite. Coimbra se trouvait d’un côté de la frontière et la Castille de l’autre et, apparemment, cela suffisait à résumer plusieurs années de service public avec une efficacité administrative que certains tribunaux pourraient probablement envier.
Je ne conteste pas le droit de la Castille de protéger ses frontières, pas davantage que l’existence de raisons légitimes, en temps de guerre, pour contrôler les mouvements militaires. Ce serait absurde. La question est différente et, après avoir parcouru ces archives, elle me paraît beaucoup plus intéressante : quelle fonction ce régime remplit-il aujourd’hui et que doit-il se produire pour qu’il prenne fin ?
La Castille ne semble d’ailleurs pas être une extravagance isolée. Celui qui lit les nouvelles européennes de ces derniers mois rencontrera de plus en plus de frontières, de ports, d’autorisations et de laissez-passer. En France, des restrictions ont été établies dans lesquelles même les voyageurs originaires de territoires alliés doivent présenter le document approprié. Dans l’Atlantique, nous avons vu des capitaines bretons discuter avec des autorités étrangères pour savoir qui pouvait traverser certaines eaux et avec quelle permission, tandis que les chroniques qui nous parviennent de Venise jusqu’aux îles occidentales donnent une impression de plus en plus familière : avant de demander dans quel état se trouve la route, il convient désormais de découvrir qui possède l’autorité de nous permettre de l’emprunter.
Il existe toutefois une exception assez curieuse. Genève a choisi d’annoncer pratiquement le contraire. Ses portes demeurent ouvertes même aux proscrits et ses autorités se vantent de ne pas exiger de laissez-passer pour entrer, commercer, travailler ou voyager, à condition que les querelles venues d’ailleurs restent hors de ses murailles. Dans une Europe qui semble se découvrir une passion croissante pour les autorisations, il devient presque exotique de voir un territoire considérer que laisser passer les gens peut également constituer une politique.
Peut-être qu’à l’occasion de ce dix-huitième mois quelqu’un expliquera quel danger concret continue de rendre indispensable l’État d’Exception, quelles conditions doivent être réunies pour le lever et pourquoi une mesure créée pour répondre à une situation militaire exceptionnelle continue de produire des plaintes alors que les communiqués officiels ont eux-mêmes proclamé la dissolution et la retraite des armées ennemies. Il existe peut-être une réponse parfaitement raisonnable, et ce journaliste sera ravi de la publier.
En attendant, il reste les archives, qui ont généralement la fâcheuse habitude de conserver les chiffres : la Castille et León a eu besoin de plus de sept ans pour enregistrer 121 plaintes de toutes sortes. Il aura suffi à la frontière de moins d’un an et demi pour en produire 123 à elle seule.
Brigal pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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11/09/1474 Genève, le sanctuaire de papier à l'épreuve du fer
À Genève (AAP) - Il y a des légendes qu'on aime raconter le soir au coin du feu : celle du havre de paix genevois, sanctuaire sacré où nulle lame ne se dégaine, en fait partie. Elle a pris, cette semaine, un coup de vieux particulièrement sévère, cinq cadavres à Annecy, un prévost impérial troué de flèches, et une armée entière plantée devant les remparts pendant qu'à l'avoyerie, on s'échange des politesses par courrier.
Les Brigades internationales libertaires et le Clair Obscur ont signé l'attentat contre le prévost impérial Jory avec la fierté du travail bien fait, égrenant leurs griefs contre l'Ordo Negrum Equites comme on récite un chapelet : vieille embuscade, vieilles campagnes, vieilles amitiés compromettantes. Leur porte-parole Gianlupo, fraîchement débarqué, a eu la décence de promettre qu'on ne s'égorgerait pas sur le sol suisse, promesse qui vaut ce que valent en général les promesses de ceux dont l'armée campe déjà aux portes de la ville sous commandement de la Capitaine Malena. On appelle ça la diplomatie du fait accompli.
À lire : De l’embuscade
Sir_biss, lui, joue une partition savoureuse : Genevois également, chef du clan Dark Brotherhood et mercenaire au service de l'Empire, il s'étrangle d'indignation qu'on ose parler de « controverse » là où lui voit une agression sur le sol sacré de la Confédération. Beau réflexe patriotique, venant d'un homme dont l'épée est payée par les mêmes puissances impériales que les BIL passent leur temps à cribler de flèches. La morale helvétique, chez les mercenaires, semble avoir la géométrie variable, élastique selon qui signe la solde.
Et au centre de ce théâtre, l'Avoyer Izaac, garant officiel du calme genevois, déploie l'arsenal complet de son impuissance : des lettres, des vœux pieux, et, sommet de la dissuasion, la menace de démissionner si le sang coule. On imagine les brigadistes et les mercenaires trembler à cette perspective vertigineuse. Sa seule offre concrète reste d'inviter tout ce beau monde à aller s'entretuer en Savoie plutôt que sur les rives du Léman, comme si un massacre déplacé de trente lieues cessait d'être un massacre.
Genève peut continuer d'écrire sur ses murs qu'elle est un sanctuaire et la plus petite métropole cosmopolite de l'Aristotélité. La réalité, elle, campe aux portes avec une bannière et une armée, pendant que son gouvernement rédige des courriers. Entre les valets de l'Ordo et ceux qui prétendent le combattre, personne n'aura été épargné par la tempête des haines qui souffle depuis deux ans sauf, peut-être, l'illusion tenace que Genève y échapperait.
À lire : L'armée est aux portes de la ville
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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10/09/1474 en Provence, une pelletée supplémentaire
À Arles (AAP) - Suite à notre précédente édition consacrée à la neutralité provençale et à ses multiples nuances, Madame Sylithsenjak a tenu, dans les règles, à exercer son droit de réponse. Loin de nous l'idée de la lui refuser, la maison a bonnes manières, et c'est peu dire que l'exercice valait le déplacement.
À lire : en Provence, combattre pour l'Empire, c'est du courage
Car voilà notre vice-chancelière, boîte sous le bras et sourire de circonstance, venue rectifier deux ou trois broutilles : non, ce n'est pas Fred de Cianfarano qui a combattu les ONE avec les Hospitaliers, mais bel et bien son épouse, non, la Provence n'a rien signé avec la France, seulement rafraîchi ses sceaux avec l'Empire, et non, elle-même n'était pas vautrée dans un fauteuil pendant que d'autres se battaient, ayant elle-même brisé une armée en Franche-Comté. Le tout enrobé d'une pique sur l'amateurisme du journaliste (moi ndlr) qui aurait, paraît-il, confondu les Cianfarano.
Sauf que la précision appelle la précision. Et c'est là que l'affaire se corse joliment : l'intéressée elle-même, la fameuse épouse en question, est venue remettre quelques pendules à l'heure, sur qui a réellement combattu où, sur qui a rapporté sa présence à qui, et surtout sur cette délicieuse ironie qu'une noble partie se battre contre la Provence en Bretagne se soit permis de dénoncer un noble parti se battre contre les ONE. Comme quoi, en matière de neutralité, chacun semble avoir sa propre calculette.
Puis un ancien noble déchu, jamais avare d'un bon mot ni d'une citation d'archives, s'est invité pour rectifier à son tour qui, exactement, avait prononcé la formule sur les capitaines coulés qui « n'avaient qu'à pas prendre la mer » et pour dérouler, articles à l'appui, ce fameux traité avec l'Empire qui, décidément, ressemble beaucoup moins à une libre alliance qu'à une laisse bien ajustée.
Et notre vice-chancelière, sentant sans doute le terrain se dérober sous ses chausses, a fini par conclure que « tout ceci ne regardait que la Noblesse de Provence » formule qui, appliquée par une noble elle-même partie prenante du débat, a suscité un sourire poli mais appuyé chez son interlocutrice, laquelle n'a pas manqué de le lui faire remarquer, archives à l'appui.
Pour la suite, mes bons lecteurs, la maison ne saurait mieux faire que de vous inviter à lire l'échange dans son intégralité : on y apprend beaucoup sur les Cianfarano, un peu plus sur les traités impériaux, et aussi énormément sur l'art délicat de vouloir clore un débat qu'on vient de rouvrir.
À lire : Je voudrais apporter quelques précisions
Lebaudet pour l'AAP agence des Terres au Milieu
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
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