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20/07/1474 la Provence pour les nuls
À Arles (AAP) - Derrière les campagnes électorales et les débats publics, une initiative passe moins bruyamment mais pourrait bien laisser une empreinte durable. Hersende a entrepris la publication d'une série pédagogique consacrée au fonctionnement des institutions provençales, avec une ambition simple : rendre lisible une organisation politique souvent jugée complexe, y compris par des habitants installés de longue date.
Intitulée « En Provence, Marquisat/Comté : comment ça marche ? », cette publication prend la forme d'un véritable Que sais-je ? adapté aux spécificités provençales. Le premier mérite de cette démarche est de rappeler une singularité institutionnelle rare : la Provence est gouvernée par deux autorités complémentaires. D'un côté, le Marquis, souverain du Marquisat indépendant depuis 1455, exerce ses prérogatives en matière diplomatique, héraldique et judiciaire d'appel. De l'autre, le Comte, élu par le Conseil comtal, assure la gestion quotidienne du territoire, de l'économie, de la justice de première instance et de l'administration.
Au fil des pages, le lecteur découvre une architecture institutionnelle souvent méconnue. Les compétences respectives des deux pouvoirs sont détaillées, tout comme les organismes qui leur sont rattachés : Cour suprême, Chancellerie, Assemblée des Hérauts, Garde marquisale pour le Marquis, Conseil comtal, Tribunal, Prévôté ou Conseil des Bourgmestres pour le Comté. L'auteure ne se contente pas d'énumérer les institutions. Chaque fiche replace leur rôle dans le fonctionnement concret du Marquisat et explique les responsabilités des principaux officiers, du Commissaire au Commerce au Bailli, du Prévôt au Capitaine ou encore du Porte-parole.
Cette entreprise de vulgarisation répond à un constat régulièrement formulé durant la récente campagne électorale : le renouvellement de la population provençale (396 habitants recensés en juillet) conduit nombre de nouveaux habitants à découvrir un système institutionnel dont les mécanismes diffèrent sensiblement de ceux des autres provinces. À l'heure où la participation civique constitue un enjeu récurrent, cette série apparaît comme un investissement dans la culture institutionnelle locale. Comprendre qui décide, dans quel domaine et selon quelles règles constitue souvent le premier pas vers une participation plus active à la vie publique.
Loin des controverses partisanes, ce Que sais-je ? provençal s'inscrit ainsi dans une démarche de transmission. Une initiative discrète mais bienvenue, qui rappelle qu'une démocratie fonctionne d'autant mieux que ses citoyens en connaissent les rouages.
À lire : la Provence pour les nuls
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence des Terres au Milieu.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
19/07/1474 le pays où l'on manque même de viande
À Lure (AAP) - La Franche-Comté poursuit sa lente contraction démographique. Avec seulement 134 habitants répartis entre six villages, Dole (40), Saint-Claude (37), Poligny (23), Vesoul (14), Luxeuil (11) et Pontarlier (9), la province atteint un niveau de population qui place désormais chacune de ses difficultés sous une lumière plus crue. La dernière en date n'est ni militaire ni diplomatique, mais alimentaire.
Au bureau du porte-parole du Conseil comtal, un habitant de Dole, Braquelet, est venu raconter une histoire devenue banale dans les provinces en déclin : celle d'un homme qui cherche simplement de quoi se nourrir.
Ancien travailleur ayant servi le Comté « avec ses bras et ses armes », il explique que l'âge et les guerres ont émoussé ses forces. Pour retrouver vigueur et intelligence, il lui faut une alimentation plus riche. Or, selon lui, le marché de Dole est désespérément vide. « Un maçon a besoin de briques. Un homme a besoin de viande », résume-t-il avec une simplicité qui vaut parfois mieux qu'un long traité d'économie.
À lire : mes vieilles dents s'en réjouissent déjÃ
Le constat est sévère : l'absence de viande sur le marché ne constitue pas seulement un désagrément commercial ; elle empêche les habitants de progresser, de retrouver leurs capacités et, à terme, de participer pleinement à la vie économique du Comté. Derrière une simple côte de copain laineux du Connemara se cache toute la mécanique de la production provinciale. Braquelet va même jusqu'à évoquer le départ. « La seule solution qui me semble sage est de quitter Dole et de partir dans un autre pays, où il y a à manger. »
La réponse officielle n'est pas venue du gouvernement, mais du tribun de Dole, Ludwig, qui reconnaît avoir signalé le problème au maire et offre, sur ses propres réserves, un morceau de viande au plaignant, dans l'attente d'un réapprovisionnement du marché. Le geste est salué avec gratitude, mais l'intéressé ne s'en satisfait pas. « Une seule pièce de viande ne suffira pas à me rendre ma force sur le long terme », répond-il, avant de poser une question qui dépasse largement son cas personnel : « Pourquoi les chefs de notre pays mettent tant de temps à régler une petite affaire comme ça ? »
La scène illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les petites provinces. Avec une population réduite, chaque pénurie devient immédiatement visible. Il suffit de quelques éleveurs absents, de quelques boucheries fermées ou de quelques carcasses qui n'arrivent pas jusqu'aux étals pour qu'un marché entier se retrouve incapable de répondre aux besoins élémentaires de ses habitants.
L'affaire est d'autant plus révélatrice qu'elle intervient après plusieurs semaines de débats sur les salaires miniers, l'attractivité économique et la nécessité de retenir les habitants. Car une province peut relever les gages des mineurs, défendre ses frontières ou multiplier les règlements. Encore faut-il qu'un habitant puisse acheter son repas. En Franche-Comté, terre de laissez-passer, la question n'est peut-être plus seulement de savoir comment attirer de nouveaux habitants. Elle est déjà de savoir comment nourrir ceux qui sont restés.
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence des Terres au Milieu.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
18/07/1474 le Grand Zizi stratégique et la Liste noire qui ne savait plus où elle habitait
À Straßbourg (AAP) - Plus de six mois de guerre. Des centaines de soldats mobilisés. Des flottes sillonnant toutes les mers. Venise, les Deux-Siciles, AEGIS, les Ottomans et leurs alliés engagés dans une campagne présentée comme décisive. L'objectif proclamé était limpide : mettre fin à l'influence de l'Ordo Negrum Equites (ONE), décrit depuis des mois comme la société secrète qui manipulerait, dans l'ombre, les clans aristocratiques gouvernant les duchés et comtés du Saint-Empire. L'ennemi invisible. La pieuvre tentaculaire. L'État profond avant l'heure.
Six mois plus tard, les cloches du bilan ont sonné. L'Empire est toujours là . Les mêmes ducs gouvernent les mêmes duchés. Les mêmes régents administrent les mêmes provinces. Les mêmes tribunaux rendent les mêmes jugements de haute trahison et défaut de lassez passer. Les mêmes impôts sont levés. Les mêmes administrations fonctionnent. Pas une province annexée. Pas une forteresse conservée. Pas un régime renversé. Pas une dynastie remplacée. Bref, la révolution annoncée s'est arrêtée au premier octroi.
Le traité de paix, lui, accorde à AEGIS une récompense dont personne ne contestera l'importance historique : Strasbourg reconnaît officiellement « la valeur militaire » de son adversaire. Six mois de campagne, plusieurs coalitions mobilisées, des trésors engloutis, pour repartir avec un brevet de bravoure. Les mauvaises langues parlent déjà du Certificat Impérial de Gros Zizi Stratégique, tamponné sur beau parchemin, calligraphié à l'encre de prestige et sans doute encadrable dans toutes les salles des Sénats.
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Mais en vrai, le meilleur restait à venir. Quelques jours après cette paix si riche en conséquences, le Saint Royaume Impérial Nobiliaire Germanique publie la mise à jour de sa fameuse Liste noire. Et là , les chroniqueurs ont dû relire le document plusieurs fois. On y retrouve, bien sûr, l'Ordo Negrum Equites , les Brigades Libertaires Internationales (BIL), les Clairs Obscurs (CO), même Aragornbleu et quantité d'autres vieux habitués de la rubrique « Ennemis de l'Empire ».
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Le problème est qu'entre-temps, la guerre de là est passée par ici. Adonc, plusieurs de ces « ennemis de l'Empire » combattent aujourd'hui dans les armées du général White, prestigieux condottiere savoyard, et grand aristocrate de ce même Empire. Oui, vous avez bien lu.
Des hommes officiellement considérés par l'Empire comme des ennemis irréductibles servent désormais sous les ordres d'un des plus illustres capitaines impériaux pour aller combattre d'autres clans associés à l'Ordo Negrum Equites , lui-même toujours désigné comme la menace suprême ayant justifié six mois de campagne continentale contre le même Empire. Alliés de l'Ordre sombre, tremblez dans vos chausses ! Et de neutres, il n'en est plus si l'on en croit la dernière diatribe du Général de l'armée des Septs .
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L'article 2 de la Liste noire, lui, n'a pourtant pas changé d'une virgule : toute relation politique ou militaire avec les personnes ou organisations inscrites est interdite aux citoyens impériaux, sous peine de trahison. La réalité militaire, manifestement, n'a pas reçu la circulaire.
Le plus fascinant reste toutefois la conclusion involontaire de cette immense fresque. Pendant six mois, l'Aristotélité s'est vu expliquer que l'Ordo tirait les ficelles des aristocraties impériales. Que les clans infestaient les institutions. Que le conflit devait purifier l'Empire de cette influence occulte. Et six mois plus tard ? Les mêmes aristocrates gouvernent toujours. Les mêmes institutions fonctionnent toujours. Les mêmes provinces obéissent toujours aux mêmes autorités. Et plusieurs anciens « ennemis irréconciliables » combattent désormais côte à côte.
On hésite entre la farce et la comedia del arte. Les stratèges parleront de réalignement diplomatique. Les archivistes d'incohérence documentaire. Les lecteurs, eux, retiendront surtout qu'après six mois de guerre immobile totale contre une conspiration censée tenir l'Empire par les entrailles, le seul trophée tangible consiste en un compliment officiel sur la valeur militaire d'AEGIS pendant que les prétendus conspirateurs et leurs anciens adversaires se retrouvent parfois dans le même camp. Même Aristophane n'aurait pas osé écrire une chute pareille.
Gaspard de la Goupille dit Gégé, pour l'AAP agence des Terres au Milieu
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
17/07/1474 l'epoca dei processi o l'epoca delle insegne ?
Milano (AAP) - Le testimonianze si accumulano. Catalogna ieri, Provenza, Artois o Borbonese-Alvernia l'altro ieri: ovunque lo stesso racconto. Dieci giorni di prigione. Duecento scudi di multa. Alto tradimento. Turbativa dell'ordine pubblico. Poi settimane di attesa per correggere un errore amministrativo, quando una correzione arriva.
I condannati protestano. Alcuni scoprono che una sentenza non è mai stata pubblicata come previsto dalle Carte. Altri apprendono che coloro che dovrebbero tenere aggiornati i registri, al momento, non si occupano più delle questioni di giustizia. I fascicoli si accumulano. I condannati, invece, restano immobilizzati.
Ad ascoltare le lamentele, sembrerebbe che la Giustizia sia diventata inefficiente. Eppure, forse, è un'altra la verità che emerge. Molti continuano a condurre le loro campagne come nel 1465: di villaggio in villaggio, da soli o in piccoli gruppi, convinti che il rischio giudiziario faccia semplicemente parte del paesaggio. Ma il paesaggio è cambiato.
La Giustizia non è più soltanto uno strumento di sanzione. È diventata uno strumento di immobilizzazione. Dieci giorni di carcere qui, una multa là , più procedimenti contemporaneamente altrove: non è più necessario vincere una battaglia quando l'avversario trascorre il proprio tempo a rispondere alle convocazioni dei tribunali.
Il paradosso è crudele. I più rumorosi non smettono di denunciare i processi... mentre continuano a percorrere esattamente le strade che li rendono possibili. Esiste però ormai un'altra via. Issare un'insegna. Entrare in un esercito. Acquisire uno status che sospende i procedimenti finché dura il servizio. Trasformare una debolezza giuridica in una protezione perfettamente prevista dalle regole.
In altre parole, usare il diritto invece di subirlo. I veterani della vecchia scuola continuano a collezionare condanne come un tempo collezionavano cicatrici. I più giovani, invece, sembrano aver compreso che nel XV secolo dei Regni la prima arma non è più la spada. È lo status.
Nel vedere gli stessi nomi ricomparire senza sosta nei registri dei tribunali interregni, una conclusione finisce per imporsi: alcuni combattono ancora la guerra di ieri, mentre i loro avversari hanno già iniziato quella di domani. In quella guerra, le sbarre rinchiudono meno gli uomini e le donne di quanto non imprigionino le strategie.
Da leggere: La via regale: La Spada e la Vela
Da leggere: Il grande paladino della giustizia
Il Lombardo per l’AAP agenzia delle Terre di Mezzo.
Per richiedere un diritto di risposta – la KAP internazionale
16/07/1474 les petites annonces de l'agence des terres au milieu
À Genève (AAP) - Donne foncet à venir chercher à Arles. Embarcation cédée sans contrepartie à qui saura lui offrir une nouvelle vie sur les fleuves. Pour tout renseignement complémentaire ou pour entrer en relation avec le donateur, contacter la rédaction.
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iZaac pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
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