06/01/1474Tra sigilli e proclami: la crisi catalana vista da fuori
Barcellona (AAP) - Osservata da lontano, la crisi istituzionale che scuote il Principato di Catalogna potrebbe sembrare una svolta storica, l’annuncio di una frattura profonda nel cuore della Penisola Iberica. A uno sguardo più attento, essa appare piuttosto come una tempesta in un bicchier d’acqua, confinata nei salotti ovattati di un’élite politica che si conosce troppo bene per spezzarsi e troppo poco per accordarsi senza clamore.
Dopo le elezioni del dicembre 1474, vinte da Catalunya Viva, le istituzioni catalane si agitano, comunicano, protestano e si convocano. Il rifiuto dell’opposizione di entrare nel governo, il mantenimento di misure d’eccezione, le dispute sulle competenze della Cancelleria, del Tribunale delle Appellazioni o della Casa principesca hanno alimentato una sequenza di dichiarazioni solenni, accuratamente redatte, largamente sigillate e a lungo commentate.
Sul piano sostanziale, tuttavia, nulla è realmente vacillato. Nessuna sollevazione, nessuna rottura militare, nessuna disobbedienza aperta. Le frontiere restano chiuse, l’ordine è mantenuto e i protagonisti continuano a osservarsi con la diffidenza educata di cani che si annusano senza mai mordere. Ognuno scruta il pergameno dell’altro, alla ricerca di un vizio di forma, di una competenza mal delimitata o di un precedente utile.
Su scala internazionale, questa agitazione non contrasta affatto con ciò che accade nel resto dell’Aristotlità, ormai sempre più simile a un mare agitato da continue tempeste di drammi da regine offese. L’intera Aristotelità vive al ritmo di proclamazioni solenni, crisi annunciate e indignazioni rituali, dove il conflitto è spesso più dichiarato che combattuto.
In questo panorama, la Lusitania rappresenta l’eccezione, non la regola: là, le divergenze politiche si risolvono ancora con la spada, senza lunghi comunicati né richiami cerimoniali alle antiche consuetudini. Altrove, e in Catalogna come altrove, il conflitto è per lo più messo in scena, recitato davanti a pergameni e sigilli, più che affrontato sul terreno.
Gli appelli alla gravità storica faticano così a convincere al di fuori delle mura di Barcellona. Ciò che viene presentato come una crisi di regime assomiglia piuttosto a un castello di carte istituzionale, minacciato meno dalla sovversione che dall’eccesso di prudenza, di formalismo e di rivalità personali. Si invoca la Storia, si teme il precedente del 1465, ma ci si vieta qualsiasi gesto decisivo.
In mancanza di uno scontro reale, alcuni già invocano di “rovesciare il tavolo”: non per gusto del caos, ma per uscire da un immobilismo teatrale. Alzare stendardi o gettare il guanto sarebbe, a loro avviso, più onesto che prolungare all’infinito questo balletto di proteste ovattate tra persone di alto lignaggio.
Per ora, tuttavia, nulla lascia presagire una rottura. Il dissidio catalano resta un conflitto di penna più che di ferro, uno scontro di legittimità astratte in un mondo in cui, altrove, gli Stati si fanno e si disfano nel sangue. Visto dall’esterno, la Catalogna non vacilla: esita, si osserva e si misura, prigioniera delle proprie procedure.
Resta da capire se questa crisi resterà ciò che è oggi, un’agitazione di corte, oppure se uno degli attori oserà trasformare il mormorio in atto.
Pinocchio per la KAP, agenzia della terra in Mezzo
À Cracovie (AAP) - Il fallait y penser. Là où d’autres voient dans la peine capitale une fin brutale, certains esprits ingénieux y ont reconnu un commencement économique. La corde, bien employée, ne met pas seulement un terme aux désordres : elle ouvre des débouchés.
Le principe est désormais bien établi dans les chancelleries locales. Toute condamnation à mort entraîne, après l’inévitable passage par l’échafaud, une résurrection réglementaire. Le condamné revient parmi les vivants, certes, mais dépouillé de ce qui fait l’ornement de l’âme publique : un charisme réduit à néant, comme un champ après la gelée.
C’est ici qu’intervient la sagesse agricole. Les docteurs de l’ordre moral ont observé qu’un tel déficit ne se comble ni par les discours ni par les prières, mais par une discipline plus terre à terre : la consommation journalière et assidue de fruits et de légumes. Poireaux, navets, choux et pommes, pris avec constance, permettraient de restaurer peu à peu la grâce sociale du ressuscité. La vertu, ici, se mâche.
Le calcul est limpide. Chaque pendaison promet des semaines, parfois des mois, d’ingestion obligée de denrées du cru. Les maraîchers voient leurs étals se vider, les vergers trouvent preneurs, et la justice, en frappant fort, assure la prospérité des campagnes. La corde nourrit le champ, le champ nourrit l’homme, et l’homme, lentement, redevient fréquentable.
Les autorités se félicitent de cette harmonie nouvelle entre potence et potager. « La peine est exemplaire, la résurrection édifiante, et la soupe obligatoire », résume un officier de justice, qui précise que le régime végétal favorise en outre la méditation et la modestie.
Certains esprits chagrins objectent que l’humanisme ainsi pratiqué sent un peu la terre fraîchement retournée. Mais on leur répond, imperturbable, qu’il vaut mieux une rédemption à coups de racines qu’une insolence nourrie de viande et de vin.
En cette nouvelle année, la justice ne se contente plus de trancher. Elle cultive. Et dans les duchés éclairés, on l’affirme sans détour : jamais les choux n’auront autant profité des pendus.
04/01/1474Genève, capitale mondiale des congrès invisibles
À Genève (AAP) - L'agence des terres au Milieu de la KAP souhaite à ses lecteurs une bonne et heureuse année 1474, pleine de santé, de chaleur humaine et, si possible, de moins de sermons et de plus de bon sens. L’année commence comme la précédente s’est achevée : dans le froid, la disette d’écus et une agitation intellectuelle qui, à Genève, ne gèle jamais vraiment.
À peine les cloches du nouvel an tues qu’une affaire a commencé à faire jaser, non pas dans les palais, mais sur les murs. Fin décembre, des placards ont fleuri en ville, annonçant la tenue d’un grand congrès international de « compagnons et compagnonnes », censé s’être réuni à Genève du 18 au 22 du mois dernier. Délégués venus de France, du Saint-Empire, d’Italie, de provinces innombrables et de villes à foison : à lire le texte, Genève aurait accueilli une foule telle qu’il aurait fallu coucher les participants sur les toits.
Curieusement, personne n’a rien vu. Ni aubergistes débordés, ni salles pleines, ni rues encombrées de conspirateurs. Les autorités, pourtant peu réputées pour leur cécité, n’ont relevé aucune trace d’un tel rassemblement. Conclusion qui s’impose d’elle-même : le congrès a surtout eu lieu sur le papier.
Cela n’enlève rien au zèle des rédacteurs du manifeste. Le texte, long et véhément, s’en prend à peu près à tout ce qui porte une autorité : l’État, l’aristocratie, la politique électorale, les hiérarchies religieuses, et même ceux qui prétendent gouverner au nom du Très-Haut. On y proclame la fondation d’une Association internationale, vouée à détruire l’ordre social existant « par tous les moyens nécessaires ». Lesquels ne sont pas détaillés, car, précisent les auteurs avec une franchise désarmante, ce genre de choses ne se dit pas publiquement.
Derrière cette Internationale aux contours grandioses se cacherait une réalité plus modeste : un petit groupe lyonnais, cinq personnes tout au plus, ayant décidé de faire passer une poignée de conjurés pour une vaste coalition européenne. Pour donner corps à l’illusion, une certaine Ernestine Bontemps aurait été envoyée à Genève, chargée d’afficher les textes et de se poser en bureau international à elle seule, sous le nom de Tisiphone. Une Internationale réduite à une plume, un pot de colle et une chambre d’auberge.
Le calcul n’est pas idiot. Genève a la réputation d’être une ville remuante, habituée aux idées dangereuses et aux visiteurs encombrants. Faire croire que tout part d’ici permet de brouiller les pistes, de déplacer les soupçons et de gagner du temps. Pendant que les autorités françaises et helvétiques se demanderont qui a vu quoi, où et quand, les auteurs espèrent recruter, correspondre et peut-être passer à autre chose que des proclamations.
Pour l’heure, les autorités observent. Pas de rafles, pas de coups d’éclat, mais une attention soutenue. À Genève, on sait qu’entre un manifeste et une action, il y a souvent un gouffre mais parfois aussi un pont.
Reste à voir si cette agitation restera une affaire de papier et de beaux mots, ou si l’année 1474 verra ces compagnons passer du verbe aux actes. En attendant des résultats, on parle beaucoup, on soupçonne un peu, et on affiche énormément. Ce qui, pour un début d’année, n’a rien de très nouveau.
03/01/1474presenza mercenaria sotto accusa: episodio a Santa Fiora riapre la crisi diplomatica
Ginevra (AAP) - Nuovi elementi sono venuti ad aggravare un dossier già delicato riguardante la presenza imperiale in prossimità del confine del Regno delle Due Sicilie.
Secondo informazioni trasmesse alle autorità e confermate da una comunicazione ufficiale del Regno, nella notte uno dei membri del gruppo mercenario Dark Brotherhood, identificato come Sanbirillu, avrebbe tentato di derubare una cittadina del Regno delle Due Sicilie su uno degli assi che collegano Santa Fiora a L’Aquila, in territorio imperiale. L’episodio non avrebbe causato vittime, ma ha provocato un’immediata reazione politica a Napoli.
Poiché il gruppo Dark Brotherhood è stato dispiegato su ordine diretto dell’Imperatore Atum con la missione dichiarata di garantire la stabilità dell’area, le autorità del Regno ritengono che la responsabilità politica di quanto accaduto ricada sull’Impero. In un comunicato dai toni particolarmente duri, il Reggente del Regno delle Due Sicilie, Emanuel De Fuori, denuncia quella che definisce l’ennesima prova dell’incapacità imperiale di assicurare sicurezza e credibilità lungo i confini.
Il testo accusa l’Impero di aver affidato il controllo di una zona sensibile a mercenari ritenuti inaffidabili e ricorda che Siena è da tempo, secondo Napoli, un punto di concentrazione di ex ribelli ed elementi giudicati sovversivi. L’incidente notturno viene presentato come un esempio concreto dei rischi legati a questa scelta, mentre il Reggente si interroga pubblicamente sulla natura delle missioni effettivamente assegnate a tali forze.
A seguito di questo episodio, il Regno delle Due Sicilie ha dichiarato ufficialmente il gruppo Dark Brotherhood nemico del Regno. Napoli afferma di riservarsi il diritto di adottare tutte le misure che riterrà necessarie per garantire la sicurezza dei propri cittadini e l’integrità dei confini, di fronte a quelle che considera minacce tollerate, se non addirittura raccolte, dall’Impero.
L’episodio si inserisce in un contesto in cui le autorità di Siena avevano recentemente cercato di rassicurare sul carattere non offensivo del rafforzamento militare nella regione. Tuttavia, rischia di riaccendere le preoccupazioni diplomatiche, dando una dimensione concreta alle accuse già mosse da Napoli e Venezia circa le conseguenze pratiche della presenza di forze mercenarie imperiali a ridosso dei loro territori.
02/01/1474Von der Kunst, sich im Kreis zu regieren
Straßbourg (AAP) - Sie sagen, das Reich leere sich wie ein rissiger Krug, und sie haben recht. Doch sie starren nur auf den Boden des Gefäßes, ohne jemals den Blick zu jenen zu erheben, die direkt aus dem Flaschenhals trinken. Einst, als das Reich fast siebentausend Seelen zählte, trat man sich auf den Plätzen fast auf die Sandalen, und die Tavernen liefen schneller über als die Reden der Redner. Heute sprechen die Register für sich selbst: fünfeinhalbtausend, vielleicht sechstausend, wenn die Winde günstig stehen. Der Rest ist verdampft – nicht in göttlichem Rauch, sondern in erschöpften Seufzern.
Die selbsternannten Weisen erklären dies mit dem Fehlen von Belustigungen. Sie sagen: „Gebt dem Volk Spiele, versteckt Schätze unter den Kieselsteinen, hängt im Winter Überraschungen an die Zweige, und es wird zurückkehren.“ Was für ein Scherz! In der Zeit, als das Reich wie ein übervoller Bienenstock summte, jagte niemand saisonalen Tand hinterher. Man kam, weil etwas geschah, weil die Großen mit den Kleinen sprachen, weil selbst Streitigkeiten wie Abenteuer wirkten. Dem Mangel an Festen die Schuld zu geben, ist, als würde man einem Toten vorwerfen, dass er nicht tanzt.
Denn während die Zahlen sinken, steigen die Eliten auf… aber nur die Treppen ihrer Paläste. Dort sperren sie sich ein wie fette Katzen in gut verschlossenen Speisekammern. Dort tauschen sie sich aus, schmieden Ränke, bewundern einander und verkaufen sich Versprechen wie überteuerte Oliven. Draußen hört das Volk nichts mehr. Es liest nichts mehr. Es schreibt nichts mehr. Und wenn man keine Geschichte mehr zu erzählen hat, verlässt man schließlich die Erzählung.
Die Register zeigen dennoch die absurde Akribie des Systems. Lothringen, Baden, Cilli... In diesem Herzogtum zählte man einst zweihundert Einwohner; heute sind es weniger als hundert. In jener Grafschaft beträgt der Verlust nur zwanzig oder dreißig Seelen, aber jedes Jahr aufs Neue zwanzig oder dreißig, wie Haare, die eines nach dem anderen ausfallen, bis der Schädel glänzt. Die Eliten sehen dem zu und nicken zufrieden: „Die Regeln werden eingehalten. Die Minen laufen. Die Kassen sind voll.“
Ach, die Minen! Das ist der wahre Gott des Reiches. Man füttert die Minen, um die Grafschaft zu bereichern; man bereichert die Grafschaft, um seltene Pigmente zu kaufen; man verschleudert diese Pigmente für prunkvolle Feste, um so das Ansehen zu steigern; und wenn das Ansehen fett genug ist, öffnet man die Amtsstuben länger, um besser zu verwalten… was die Minen brauchen. Alles dreht sich im Kreis wie ein Hund, der seinen eigenen Schwanz jagt, sehr stolz auf seine Ausdauer, ohne sich jemals zu fragen, warum er eigentlich rennt.
In der Zwischenzeit beglückwünschen sich die Eliten selbst. Sie dekorieren sich gegenseitig, richten über sich unter „höchsten Kameraden“ und sprechen sich in geschlossenen Zirkeln selbst von aller Schuld frei. Wer stört, wird diskret versenkt, wie ein Kahn, den man bei Nacht durchbohrt. Wer gefällt, erhält einen goldenen Freibrief. Was die Unerwünschten betrifft, so betrachtet man sie mit der gleichen Aufmerksamkeit wie den Staub auf den Stiefeln: Man schüttelt sie ab und geht weiter.
Und dann wundert man sich, dass die Massen sich zurückziehen. Aber warum sollten sie bleiben? Um verschlossenen Türen Beifall zu spenden? Um Paläste zu bewundern, die sie niemals betreten werden? Um einer Maschine zu dienen, die sie ignoriert? Nein. Sie gehen schweigend, und dieses Schweigen ist betäubender als all das alte Geschrei.
So betrachtet sich das Reich, wohlregiert nach seinen eigenen Spiegelbildern, während es sich leert. Die Zahlen sinken, die Minen glänzen, die Feste funkeln, und die Plätze bleiben leer. Und wenn es jemand wagt zu sagen, dass das Übel von oben kommt, antwortet man ihm, man müsse nur eine neue Feierlichkeit organisieren. Was für eine prächtige Farce! Als könnte man ein Reich mit Konfetti füllen, wenn das fehlt, was es einst lebendig machte: der Stolz, dazuzugehören, und der Wille, daran zu glauben.