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05/07/1474 Portugal : les poursuites engagées contre un chroniqueur politique suscitent des inquiétudes
À Genève (AAP) - L'ouverture de poursuites judiciaires contre un journaliste ou un chroniqueur ne constitue pas, en soi, une atteinte à la liberté de la presse. En revanche, lorsque ces poursuites interviennent dans un contexte de forte polarisation politique et visent une personnalité connue pour ses prises de position publiques, elles doivent faire l'objet d'un examen particulièrement attentif.
Au Portugal, la procédure engagée contre le chroniqueur Brigal soulève plusieurs interrogations de cette nature.
Le ministère public du comté de Coimbra reproche à l'ancien recteur de l'Université de Coimbra d'avoir conservé ses fonctions durant plus de neuf mois sans avoir organisé les candidatures destinées au renouvellement du rectorat. Cette abstention est qualifiée d'« abus d'autorité » au regard de la loi comtale, le parquet estimant que l'intéressé aurait omis d'accomplir un acte relevant de ses fonctions. Une peine d'emprisonnement et/ou une amende ont été requises.
Les éléments rendus publics montrent cependant que la procédure dépasse rapidement le seul terrain administratif. Le principal témoignage produit par l'accusation, celui du préfet d'Aveiro, Joines de Albuquerque, ne se limite pas à décrire l'absence d'élections universitaires. Il comporte également des appréciations personnelles visant directement le prévenu, présenté comme « un paon gonflé » se promenant dans l'université « avec des livres sous le bras et une toge noire ». Ces considérations, étrangères à la matérialité des faits reprochés, interrogent sur la sérénité dans laquelle cette procédure est conduite.
Cette affaire intervient alors que Brigal est devenu l'une des voix les plus visibles du débat public portugais. Depuis plusieurs mois, il publie de nombreux articles consacrés à la guerre qui divise le royaume, critiquant ouvertement les autorités de Lisbonne, analysant les opérations militaires et contestant les récits officiels du conflit. Ses publications ont suscité de nombreuses réactions, tant de la part de ses contradicteurs que de ses soutiens.
Dans un tel contexte, la concomitance entre une activité éditoriale particulièrement critique et l'engagement de poursuites pénales appelle une vigilance renforcée. Même lorsqu'une procédure repose sur un fondement juridique identifiable, les autorités doivent veiller à ce qu'elle ne puisse être perçue comme une réponse à l'exercice de la liberté d'expression.
La liberté de la presse ne protège pas les journalistes contre l'application du droit commun. Elle impose en revanche que celui-ci ne soit jamais utilisé, ou perçu comme étant utilisé, pour exercer une pression sur ceux qui participent au débat public. Les procédures visant des journalistes ou des éditorialistes produisent fréquemment un effet dissuasif dépassant le seul cas individuel : elles peuvent conduire d'autres auteurs à renoncer à enquêter, commenter ou critiquer les institutions par crainte de poursuites similaires.
Il appartient désormais aux autorités judiciaires portugaises de démontrer que cette affaire sera instruite dans le strict respect des garanties d'un procès équitable, sur la seule base d'éléments objectifs, et indépendamment de la ligne éditoriale ou des opinions exprimées par le prévenu.
Au-delà de la responsabilité éventuelle de Brigal dans la gestion de l'Université de Coimbra, c'est également la capacité des institutions portugaises à garantir un environnement dans lequel les journalistes, chroniqueurs et commentateurs politiques peuvent exercer leur activité sans crainte de représailles judiciaires qui sera observée avec attention.
La liberté de la presse ne se mesure pas à l'absence de critiques envers le pouvoir. Elle se mesure à la capacité des institutions à accepter ces critiques sans que leurs auteurs aient le sentiment d'être poursuivis pour les avoir formulées.
À lire : Em nome do Reino de Portugal
Reporters sans frontières pour l'AAP agence des terres au Milieu.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
04/07/1474 Piccoli annunci - Armatore lombardo con sede a Lodi cerca
A Ginevra (AAP) - Un armatore lombardo, con sede a Lodi, è alla ricerca di una Galea Genovese o di una Cocca da acquistare. Si desidera un'imbarcazione pronta a prendere il mare; qualche cicatrice di vecchie campagne non rappresenta un problema, purché lo scafo sia più solido delle promesse di un capomastro.
Pagamento serio, trattativa trasparente e massima discrezione garantiti. I proprietari che desiderano alleggerire la propria flotta o finanziare un nuovo progetto sono invitati a farsi avanti.
Se la vostra galea riposa in porto più spesso di quanto solchi le onde, se la vostra cocca raccoglie più polvere che vento, forse è giunto il momento di affidarla a un nuovo capitano.
La redazione ricorda ai propri lettori che questa rubrica è a loro disposizione. Che si tratti di cercare un libro, assumere un lavoratore, vendere un carro, scambiare conoscenze, ritrovare un oggetto smarrito o perfino trovare l'anima gemella, tutti gli annunci sono i benvenuti. Non esitate a inviarci i vostri messaggi: un piccolo annuncio può talvolta rendere grandi servizi.
Da leggere: i piccoli annunci dell'Agenzia delle Terre di Mezzo
iZaac per l'AAP, Agenzia delle Terre di Mezzo
Per richiedere un diritto di replica - la KAP internazionale
04/07/1474 Brünn oder der unauffindbare Sieg
Brünn (AAP) - Moderne Kriege haben eine eigentümliche Besonderheit: Sie bringen mehr Verlautbarungen hervor als Sieger. In Mähren jedoch haben die Waffen mit einer Deutlichkeit gesprochen, die die Federn bereits kaum noch wiederzugeben vermögen.
Am 2. Juli rückten die Truppen des Herzogtums Krakau auf Ersuchen der Regierung unter Anna Astoria in Brünn ein. Wenige Stunden später hatte die Armee Death Ripple, die unter österreichischem Banner kämpfte, aufgehört zu existieren. In der darauffolgenden Nacht wurde auch Královský praporec geschlagen, ihr Kommando zerschlagen und ihre Überlebenden aus der Stadt vertrieben. Militärische Lagekarten sind einfach zu lesen. Politische niemals.
Denn während die Aufständischen ihre Armeen verloren, behielten sie das Rathaus. Während die Regierung auf dem Schlachtfeld einen Sieg errang, musste sie feststellen, dass ein Verwaltungsgebäude mitunter länger standhält als eine Festung. Das ist das eigentümliche Vorrecht eines Bürgerkrieges: Man kann verlieren und dennoch weiterhin über etwas herrschen.
Die Rolle Österreichs beschäftigt bereits die Kanzleien Europas. Die mährischen Behörden werfen Wien vor, seine Fahne mit einer Geduld über einer Rebellenarmee wehen gelassen zu haben, die beinahe an Gleichgültigkeit grenzte. Die österreichischen Stellen wiederum scheinen sich jener alten diplomatischen Kunst bedient zu haben, Vorwürfe dadurch zu beantworten, dass sie auf die nächste Amtsstube verweisen. Am Ende verschwand das Banner nicht durch einen Verwaltungsakt, sondern weil die Armee, die es trug, vernichtet wurde. Kanonenkugeln erledigen manche Akten schneller als Diplomaten. Kaum hatte sich der Pulverdampf verzogen, begann bereits eine neue Schlacht.
Nach Auffassung Krakaus war der Feldzug ein Musterbeispiel dafür, einer demokratisch gewählten Regierung gegen einen Aufstand beizustehen. Die Gegner eben dieser Regierung sehen in denselben Ereignissen hingegen den Beweis für das Wirken verborgener Einflüsse, jener ewigen »Strippenzieher«, die jede Generation endlich entlarvt zu haben glaubt, ohne jemals jene zu überzeugen, die nicht ohnehin bereits überzeugt waren. So entdeckt Mähren eine alte Wahrheit. Eine Armee zu vernichten ist leichter, als eine Deutung zum Schweigen zu bringen.
Die Toten stimmen nicht mehr ab. Die Überlebenden hingegen schreiben die Geschichte bereits neu. Die einen sprechen von der Wiederherstellung der Ordnung. Die anderen von der Enteignung der Legitimität. Beide Seiten berufen sich mit bemerkenswerter Beharrlichkeit auf das Volk, als hätte dieses die Höflichkeit besessen, gleichzeitig überall anwesend gewesen zu sein.
Währenddessen zählt Brünn seine Verwundeten, seine beschädigten Mauern und seine zerrissenen Institutionen.
Zu lesen : Bylo nebylo na Moravia
Carl Philipp Gottlieb Für die KAP-Agentur der Länder in Mitte
Um das Recht auf Gegendarstellung einzufordern - die internationale KAP
03/07/1474 L'Empire demeure
Straßburg (AAP) - La guerre est un instrument de la politique. On ne la juge ni au nombre des morts, ni à la longueur des marches, ni au fracas des batailles. On la juge au rapport entre les sacrifices consentis et le but politique obtenu. Il est remarquable que ce principe ne soit pas ici énoncé par les vainqueurs, mais démontré par les vaincus eux-mêmes.
AEGIS proclame avoir atteint tous ses objectifs. Cette affirmation ne saurait être discutée puisqu'elle demeure invérifiable : le Sénat, nous dit-on, est seul dépositaire de ces objectifs, et le public n'a pas qualité pour les connaître. Il faut donc croire sur parole une victoire dont personne ne peut mesurer l'objet.
La politique ne procède pourtant pas par mystères. Elle produit des effets. Or quels sont ceux que révèle le traité ? Aucune province n'est annexée. Aucune ville ne change définitivement de souverain. Aucune forteresse n'est conservée. Aucun tribut n'est levé. Aucune réparation n'est exigée. Aucun prisonnier politique n'est réclamé. Aucun magistrat impérial n'est déposé. Aucune administration n'est remplacée. Aucune juridiction nouvelle n'est instituée.
Les armées se retirent. Les frontières redeviennent celles qu'elles étaient avant la guerre. L'Empire continue de gouverner les mêmes hommes depuis les mêmes châteaux, de percevoir les mêmes impôts, d'exploiter les mêmes mines, de rendre la justice dans les mêmes tribunaux. Autrement dit, la volonté politique de l'Empire demeure intacte. Il est difficile d'imaginer démonstration plus éclatante de la résistance d'un État.
L'article premier du traité mérite à lui seul l'attention. SRING reconnaît « la valeur militaire » d'AEGIS. Cette formule constitue l'unique acquisition politique de l'alliance. Il est permis d'admirer l'économie d'un pareil résultat.
Des mois de campagne. Des flottes engagées. Des armées déplacées d'un bout à l'autre de nos royaumes. Des ressources considérables consommées. Pour obtenir, en définitive, un compliment officiel. Jamais peut-être la distance entre l'effort militaire et le bénéfice politique n'aura été aussi grande.
On nous enseigne parfois que le but de la guerre est de contraindre l'adversaire à exécuter notre volonté. Or quelle volonté l'Empire exécute-t-il aujourd'hui qui ne fût déjà la sienne hier ? Aucune. L'Empire ne cède aucun territoire. Il ne paie aucune indemnité. Il ne livre aucun responsable. Il ne dissout aucune institution. Il ne reconnaît aucune supériorité politique. Il consent seulement à reconnaître que son adversaire s'est bien battu.
Voilà une concession que tout chef militaire accorde volontiers à un ennemi respectable lorsqu'il continue lui-même de gouverner son pays. Le reste appartient à la rhétorique. AEGIS affirme avoir porté le poids que d'autres ne pouvaient soutenir. Soit.
Mais la guerre ne récompense pas les efforts, elle sanctionne les résultats. Une armée peut marcher loin sans approcher de son but. Elle peut remporter toutes les batailles tactiques et manquer néanmoins l'objet politique de la campagne. La guerre n'est pas un concours d'héroïsme et de gros zizi. Elle est une épreuve de volonté. Et c'est précisément sur ce terrain que le traité livre son enseignement. L'Empire n'a jamais renoncé à gouverner.
Jusqu'au dernier jour, il a continué de rendre la justice, de lever les impôts, de maintenir ses administrations, de préserver la continuité de son autorité. Les territoires momentanément occupés lui sont restitués non par générosité, mais parce que leur conservation aurait imposé au vainqueur les charges mêmes de la souveraineté, charges qu'il s'est soigneusement gardé d'assumer.
Car il existe une différence essentielle entre parcourir un territoire et le posséder. Traverser une province est affaire de soldats. La gouverner est affaire d'État. Il faut y rendre la justice. Y maintenir l'ordre. Y faire respecter les lois. Y faire accepter les décisions des tribunaux. Y lever l'impôt sans qu'une armée accompagne chaque percepteur. C'est là que réside la victoire véritable.
Non dans l'occupation passagère d'une route, mais dans l'exercice durable d'une autorité. À l'issue de cette guerre, les paysans laboureront les mêmes champs sous les mêmes lois. Les magistrats siègeront dans les mêmes tribunaux. Les officiers administreront les mêmes provinces. Les impôts suivront les mêmes chemins. La souveraineté impériale, qui était l'objet véritable du conflit, demeure entière.
Ainsi la campagne s'achève par une leçon que les stratèges oublient volontiers lorsqu'ils se laissent séduire par l'éclat des opérations. On ne gagne pas une guerre parce que l'on marche davantage. On la gagne lorsque l'adversaire, malgré tous ses efforts, est contraint de reconnaître que l'ordre politique qu'il voulait modifier demeure debout.
L'Empire sort de cette épreuve tel qu'il y est entré : souverain sur ses terres, maître de ses lois et gardien de sa propre volonté. C'est là , et nulle part ailleurs, que réside la victoire.
À lire : When this war reached Aegis, it found not hesitation, but resolve.
À lire : La guerra è finita
Charles Philippe Gottlieb pour l'AAP agence des Terres au Milieu
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02/07/1474 le royaume des abeilles ouvre ses portes
Genève (AAP) - Il n'aura fallu qu'une journée pour que les abeilles envahissent les conversations.
Dans les marchés, les ateliers, les tavernes et jusque sur les bancs des mairies, chacun y va de son expérience. Les uns jurent que l'anis fait des merveilles, les autres préfèrent le thym ou la lavande. Les plus prudents attendent encore de voir si les essaims survivront aussi longtemps qu'un troupeau de vaches, tandis que les plus impatients regrettent déjà de n'avoir reçu aucune ruche avec leur nouveau rucher. Car une chose est sûre : les abeilles ont débarqué avec leur lot de mystères.
On sait désormais qu'il faut nourrir les colonies avec des plantes bien précises : anis, lavande, thym ou romarin. Chaque essence semble influencer la qualité du miel obtenu. Déjà apparaissent des miels de fleurs, de lavande, de thym ou encore de romarin, tandis que certains apiculteurs, ou plutôt « abeilleurs », puisque tel est le terme retenu, assurent que l'anis réserve d'excellentes surprises. Ce choix de vocabulaire n'a d'ailleurs pas manqué de faire sourire. Pourquoi « abeilleur » plutôt qu'« apiculteur » ? Les plus érudits rappellent que le premier est un ancien mot français désignant celui qui s'occupe des abeilles ou capture les essaims sauvages. Oublié depuis des siècles, le voilà soudain remis à l'honneur. Et autour des ruches, toute une économie nouvelle prend forme.
Le sculpteur fabrique toujours les indispensables enfumoirs, rangés dans la propriété comme le couteau du boucher ou le seau du vacher. Mais il travaille désormais aussi la cire d'abeille elle-même, qu'il transforme en sculptures décoratives destinées à embellir les demeures. Le charpentier, lui, construit de charmantes ruches d'ornement. Elles n'abritent encore aucun essaim, mais leurs propriétaires nourrissent déjà l'espoir qu'un jour des abeilles viendront les adopter. Certains regrettent seulement qu'elles soient destinées à décorer les intérieurs plutôt que les jardins. Le forgeron entre lui aussi dans la danse en fabriquant des chandelles paysannes grâce à la cire d'abeille, tandis que botanistes, meuniers, boulangers et bien d'autres métiers découvrent chaque heure de nouvelles recettes.
Cette effervescence s'accompagne naturellement de quelques hésitations. Des artisans signalent des recettes apparaissant en double, d'autres découvrent des descriptions inexactes. Certains cherchent encore leur première ruche, d'autres se demandent combien de temps vivra un essaim ou pourquoi ils ne peuvent acheter leur matériel. Les réponses arrivent peu à peu, au rythme des essais, des erreurs et des corrections. Les spécialistes commencent toutefois à lever quelques voiles.
À lire : Le rucher pour les nuls
Une ruche coûte quarante-cinq écus, sauf pour les heureux détenteurs de la Vertu de Conservation qui bénéficient d'un tarif réduit sans que le trésor public n'y perde un denier. Chaque colonie demande une nourriture soigneusement dosée : cinq brins d'anis ou de lavande, quatre de thym ou de romarin. Le moindre déséquilibre peut influencer la production ou l'humeur des abeilles. Il y a deux jours encore, nul ne prêtait attention aux simples qui poussaient au bord des chemins. Aujourd'hui, chacun regarde les fleurs autrement. Et avant que les premiers pots de miel commencent à remplir les garde-manger, c'est peut-être la plus discrète des créatures du royaume qui est en train de provoquer la plus grande révolution économique de ces dernières saisons.
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône.
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