Portugal (AAP)- Un journaliste portugais, Brigal, a obtenu de la part de Justinian, célèbre meneur de l’Ordo Negrum Equites (O.N.E.), un entretien. Je vous le propose dans sa totalité, traduit en la plus belle des langues.
Entretien entre Justinian et Brigal.
Le Portugal, et plus précisément Lisbonne, est le centre de toutes les attentions belliqueuses dernièrement. Entre accusations, complots, et appels à la croisade, le contexte est flou et le brouillard de guerre omniprésent.
Avec cet entretien vient la promesse de publier la totalité des dires de Justinian. Non pour justifier ses actions ou l'en excuser, mais pour que soient enregistrés ses mots libres de toute citation sélective ou sortie de contexte.
Justinian - Merci pour l'invitation.
Brigal - Pour le lecteur qui ne connait que les rumeurs, qu'est-ce qui vous amène au Portugal aujourd'hui ? Depuis quand cette terre est une priorité pour vous ?
Ce qui nous amène au Portugal sont les violations aggravées et répétées perpétrées par les leaders du comté de Lisbonne à l'encontre des nos partenaires et alliés dans la région, et leur ingérence dans nos affaires.
Ils ont été prévenus des conséquences de leurs actions, mais je crois que parce que ces éléments ont malheureusement par le passé été laissé libres d'opérer sans conséquences, ils ont fini par croire que l'addition ne viendrait jamais.
Ce faisant, on oublie que dans la vie, il y a des erreurs que l'on peut répéter, et des erreurs que l'on ne commet qu'une fois.
Je sais cependant que cette sagesse n'arrive souvent que trop tard.
Après les opérations autour de Lisbonne, quel est votre but en terres portugaises aujourd'hui ?
Ceci est une correction chirurgicale.
Nous ne sommes pas là pour détruire la région, nous sommes là pour exciser la tumeur qui menace la stabilité de la région.
Nous serons aussi violents que nécessaire, et aussi précis que possible.
Suite à l'élection du roi José Pacheco, il a été dit que les précédents rois tels que Anxo ou Damienn coopéraient avec les O.N.E.. Est-ce vrai ? Qu'en est-il des meneurs de Porto et Coimbra ?
Nous avons effectivement de forts liens d'amitié avec les régnants du Porto et de Coimbra.
Pour ce qu'il en est des noms que vous avez cité, je n'ai échangé que très peu avec eux.
Je crois fortement que le pouvoir décisionnel du roi du Portugal est grossièrement surestimée. Ainsi, quel pouvoir exerçaient-ils vraiment ? Je pense très peu. Dans ce cas, même si les deux parties étaient intéressées, quelle coopération serait possible ? Donc, pour vous répondre - non.
Vous parlez de l'élection du roi José Pacheco. C'est la même chose. Un roi de nom seulement. Car en réalité, sa pertinence dans les territoires indépendantes de Coimbra et Porto est nulle. Ces terres ne le reconnaissent pas en tant que roi. Je dirais même qu'au sein de Lisbonne, seul comté qui reconnait son ascension au trône, il subsiste maintes questions auxquelles il ne sait répondre.
S'il n'y avait pas de coopération [entre O.N.E. et anciens rois, ndlr.], à qui profite la diffusion de cette version des faits ?
C'est de la propagande répandue par certains éléments lisboètes.
Ceux qui ne souscrivent pas à leur version des faits est apparemment de mèche avec leurs ennemis.
Les deux monarques que vous avez cité refusaient de suivre les politiques lisboètes, et par conséquent on leur a accusé d'être alliés du O.N.E.
Quelle est votre opinion sur les actions des régents du comté de Lisbonne ? Qu'ont-ils fait qui vous ait forcé à agir ?
Pour votre première question, mon opinion est que les régents du comté de Lisbonne se doivent de comprendre leur position dans une région et un monde qui changent rapidement.
Nous nous adaptons, ou nous disparaissons. Telle est la loi.
Certains d'entre eux insistent sur un vieux rêve impérialiste d'étendre leur influence sur Coimbra et Porto. D'autres ont accepté leur rôle dans la nouvelle réalité des choses.
Quant à votre seconde question.
Les tentatives répétées de la direction lisboète d'interférer avec la guerre navale en Atlantique contre les intérêts irlandaises.
Les tentatives répétées d'interférence dans les affaires internes de Coimbra et de Porto.
Les attaques perpétrées contre Coimbra en Guarda et Alcobaça.
Bien que toutes ces tentatives aient lamentablement échoué, avec nombre de caraques coulées et d'attaques terrestres ratées, les intentions étaient très claires et méritent réponse.
Vous ennemis vous appellent pirates. Vos alliées vous appellent une marine. Comment vous appelez-vous vous-même lorsque vous prenez le large ?
O.N.E.
Quand vous frappez au large, quelle est la cible ? Les lignes de réapprovisionnement françaises ? Faire pression sur le commerce ? La punition ?
Cela dépend de la mission.
Certains prétendent que cette guerre a été prévue depuis longtemps, et que O.N.E. est expansionniste. Quelle est votre réponse à cela ?
J'ai vu nombre d'atrocités commises au nom de la vertu, et j'ai vu nombre des oppresseurs trembler de peur lorsque les conséquences de leurs actes se firent connaitre.
Si nous sommes là - c'est qu'une ligne a été franchie qui n'aurait pas dû l'être.
C'est aussi simple que cela.
C'est une réponse aux actions perpétrées par d'autres.
Les coupables ne le savent que trop bien.
Ils peuvent se justifier, mentir, se cacher.
Cela importe peu.
Du moins, pour nous.
Si le roi José Pacheco vous offrait un accord de paix demain, à quoi cela ressemblerait pour vous ? Des conditions sine-qua-none ? Des termes inacceptables ?
Le "roi" José Pacheco n'est pas en position de nous proposer un accord de paix.
Au mieux pourra-t-il en accepter un.
Et même cela, je doute.
Je peux me tromper.
Quand cette heure viendra, après que la poussière sera retombée et le sang versé aura séché, nous verrons à quoi ressemblera le monde.
Pour l'instant, la table de négociation parait lointaine et il reste beaucoup de travail de boucher à accomplir.
Y a-t-il un mensonge sur vous que vous souhaitez que la KAP corrige ? Ou une vérité que vous ennemis ne souhaitent pas que vous répandiez ?
Je me fiche bien des mensonges.
Ceux qui parlent de moi et me connaissent d'eux-même savent de quoi je suis capable.
Cela suffit à témoigner de ma personne.
Que l'on me déteste, m'aime, me craigne ou me respecte, je m'en fiche.
A la fin, je suis toujours Justinian et je prendrai le monde de haut.
Quant à une vérité, je dirais que dans leur effort de se distinguer de O.NE., nombre de ceux qui s'opposent à nous ont commis de bien pires crimes contre leurs propres royaumes et sujets.
Quel sort réservez-vous au Portugal?
Le temps le dira.
Analyse
Tout d'abord, avant même de parler des réponses de Justinian, on voit à travers les questions de Brigal qu'il existe une certaine frustration face au comportement des autorités lisboètes ; un sentiment certainement partagé par nombre de ses concitoyens portugais. Est-ce que cette frustration puisse s'étendre à une fraternisation avec O.N.E... On peut être en droit de se poser la question. Que ce soient les précédents rois, les actuels comtés de Porto et Coimbra acoquinés au O.N.E., ou le nouveau roi José, il me parait évident qu'aucun d'entre eux ne met au premier rang les besoins des portugais au sens large. C'est certainement un facteur clé qui sera déterminant du conflit : qui arrivera à mettre le peuple de son côté ?
Maintenant, quant à Justinian... Je l'avoue, je suis mitigé. Autant l'hypocrisie de ses paroles anti-impérialistes alors même que O.N.E. et ses alliés mènent plusieurs guerres d’agression en même temps est évidente, autant ses dires sur les réalités d'un monde qui change et son envie de se tenir au dessus de la mare des avis des uns et des critiques des autres sont des propos que je partage, et que les classes élites Françaises ne semblent pas prêtes à accepter. L'essor des O.N.E. ces dernières années et le succès de leurs tactiques aura mis en évidence le fait que les méthodes de lutte traditionnelles ne sont plus adaptées à cette guerre moderne, internationale, et omniprésente.
Là où il perd des points à mon égard, c'est cette phrase : "nombre de ceux qui s'opposent à nous ont commis de bien pires crimes contre leurs propres royaumes." C'est un raccourci décevant de justifier ses actions en pointant du doigt ceux des autres, surtout pour un homme qui prétend autant s'en distancer.
Une chose est sûre : Justinian et O.N.E. n'en ont que faire des avis ou du vécu des autres. Ils imposent leur vision des choses, et, comme le dit si bien leur chef, "ceux qui ne souscrivent pas à leur version des faits" seront éradiqués.
A lire :
Era uma vez no Reino de Portugal (en Portugais)
Ladzserus, pour l'AAP, agence de France.
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Article validé par Ladzserus, Rédacteur en Chef de la KAP France.
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