16/01/1474Elections au conseil du Duché d'Alençon : REVEZ recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Rêver Espérer Vivre Et Zouker est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché d'Alençon, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Rêver Espérer Vivre Et Zouker" (REVEZ) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
Paris (AAP) – La neutralité, l’autosuffisance, le droit de se gouverner… De la Bretagne au Portugal en passant par la Pologne, le thème de l’isolationnisme court partout en nos royaumes. Analyse et opinion.
La semaine passée, un billet appelant à ni plus ni moins qu’une croisade contre le « Mal » de l’Ordo Negrum Equites (O.N.E.) a atterri sur toutes les tables hautes du Royaume. Signé Lysianne du Plessis Lunel au nom de la Compagnie dite « La Caravane », le texte convoque toute âme vertueuse aux frontières du Portugal afin de porter assistance dans leur lutte contre les agents affiliés O.N.E.
C’est à se demander où ces fameux O.N.E. trouvent le temps. La France et ses alliés du jour viennent à peine d’envahir la Bretagne en affirmant avoir « purgé » la menace O.N.E., alors même que le mois dernier l’alliance Aegis et le Saint-Empire se vantaient d’avoir « purgé » la menace O.N.E. du comté de Brno, en Pologne. On se croirait au Limousin avec toutes ces purges. Voilà maintenant que c’est du côté de Lisbonne qu’il faut regarder.
Partout, les conflits se sont déroulés de la même manière. Si l’on en croit les communiqués officiels, les armées du « Bien » arrivent en nombre, écrasant rapidement toute présence militaire locale, proclament la victoire, et les autorités locales sont réduites au rôle de spectateur pendant que le « Bien » exacte sa vengeance. Il en sera certainement de même au Portugal. De quoi fêter, non ? Hélas, les choses ne sont jamais aussi simples.
Bien souvent, ces forces interventionnistes sont perçus d’un mauvais œil par la même population à laquelle elles viennent en aide. Usurpation de pouvoir, amalgame, ignorance des lois et coutumes locales… Autant de remontrances que les délivrés finissent bien souvent par reprocher à leurs libérateurs, au point même que les problématiques autour de ces accusations dépassent bien souvent les campagnes militaires les ayant engendrées. Les journaux locaux débordent de tribunes appelant à respecter les institutions souveraines, les autorités déchues proclament l’Inviolabilité des frontières et l’Unité de leurs sujets ; partout, l’étranger, qu’il soit O.N.E. ou qu’il s’y oppose, est vu d’un mauvais œil. Les relations se tendent, et les accusations fusent.
Il n’aura pas fallu que la Caravane arrive au Portugal pour que déjà, les avis tournent. Le candidat au trône Dom José Pacheco appelle à la neutralité d’un ton très familier pour qui aura suivi le conflit Breton de ces dernières semaines. Il parle de Magna Carta, du droit d’autodétermination du royaume, sans même que quiconque se soit présenté à la frontière – enfin, hormis les O.N.E.
Rares sont les fois où votre correspondant a pu voir se cristalliser des histoires si similaires dans autant de lieux disparates. J’en suis désormais au point de me demander s’il n’y a pas une main directrice derrière tout cela. Je vous présente ma vision.
Une petite clique d’agents locaux – affiliés O.N.E. ou non, tant que le doute puisse planer – fait du grabuge. Annonces, révoltes, prises de mairies ou de châteaux, listes électorales douteuses, peu importe, tant que cela suffit à attirer l’attention des forces anti-O.N.E., qui répondent à la situation avec toute la délicatesse qu’on leur connait. La menace écartée, certains éléments locaux – amis des O.N.E. ou simples nationalistes – appellent à la souveraineté territoriale, inviolabilité des frontières, etc., et voilà maintenant que la population locale ne voit plus ces compagnies mercenaires ou militaires comme salvatrices, mais comme interventionnistes – une manière de plus pour la France et le Saint-Empire d’assoir leur pouvoir sur leurs petits voisins.
Ainsi, O.N.E. profite du sentiment de « noblesse oblige » de certains pour saper l’entente entre les nations, et user le réseau d’alliances qui, pour l’instant, sont les seuls à lui tenir tête ; diviser pour mieux conquérir par la suite. Avec son appel à la guerre, Lysianne croit certainement bien faire en venant en aide aux autorités portugaises, et peut-on réellement le lui reprocher ? Porto et Coimbra ont chuté face à l’envahisseur, et bien que la résistance lisbonnaise tienne le coup, il est difficile de croire en sa capacite d’unifier le territoire sans aide externe. Mais ne serait-il pas plutôt au Portugal de demander de l’aide, avant que celle-ci ne lui soit apportée de force ?
La seule question restante est de savoir si ce mouvement isolationniste est un accident des tactiques guérilla O.N.E. ou une ligne directrice de leur pensée. Hélas, je ne saurais vous le dire, mais comme toujours, la boite aux lettres de la KAP reste ouverte pour qui ait le courage d’y écrire.
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Article validé par Ladzserus, Rédacteur en Chef de la KAP France.
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15/01/1474En France, une semaine de réformes et la Bretagne en “point de situation”
À Paris (AAP) - Tandis que le conflit en Bretagne se poursuit sans débouché politique clair, l’activité institutionnelle du Royaume de France est restée intense au cours de la semaine du 5 au 11 janvier, selon le récapitulatif publié par le Secrétariat d’État.
La reine de France a annoncé le 10 janvier la création d’un nouveau Grand Office, la Sûreté de France, ainsi que la promulgation d’un édit encadrant l’embauche de mercenaires. Le même jour, un « point de situation » a été communiqué sur le conflit en Bretagne et sur les dispositions prises par le duché du Berry, l’archiduché d’Anjou et le Royaume de France.
Parallèlement, plusieurs mouvements ont été enregistrés dans les grandes institutions royales. La Très Noble Assemblée des Pairs a été saisie d’une affaire en Rouergue le 9 janvier. Le 10 janvier, un aide de camp du maréchal de France des provinces vassales a présenté sa démission. La Garde royale a, le même jour, fait état d’une révision de ses statuts.
La Grande Prévosté de France a annoncé le 11 janvier la fin de mission d’un adjoint et la nomination d’un officier. La Maison royale a, pour sa part, procédé à plusieurs nominations et attributions d’hostels de fonction entre le 5 et le 11 janvier, concernant notamment le Grand Maître, le Grand Chambellan et le Grand Écuyer de France, ainsi que la désignation d’un fournisseur royal.
Le Secrétariat d’État a publié l’« Hebdo Royal » couvrant la période du 29 décembre au 4 janvier et a mis à jour, le 12 janvier, les archives royales des comtés et duchés ainsi que le mémorial des provinces pour l’année 1473. Incroyable n'est-il pas ?
Dans ce contexte, le conflit en Bretagne ne fait l’objet que de communications limitées, évoqué à travers un simple « point de situation » parmi d’autres annonces administratives. En attendant, la France ferme ses frontières et son commerce aux Bretons et sanctionne les nobles français installés en Bretagne. Le « volet militaire » est désormais considéré comme clos.
Alors que les institutions françaises poursuivent leurs réformes et nominations, l’absence d’annonces stratégiques concernant la Bretagne alimente les interrogations sur les objectifs réels de la campagne et sur la capacité du camp vainqueur à transformer son succès militaire en résultat politique durable.
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Article validé par Ladzserus, Rédacteur en Chef de la KAP France.
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14/01/1474Voulez vous Purger avec moi, ce soir ?
Limoges (AAP) – L’hiver est là, Noel est passé, vos maisons sont pleines de cadeaux encombrants et votre foie est à bout ? Ça tombe bien : la Purge Limousine est de retour.
Tout le monde connait le Tournoi de Genève, le rendez-vous incontournable de la bastogne internationale [lorsque on ne se tape pas dessus en Bretagne, NDLR]. Eh bien, vous pouvez voir la Purge Limousine comme son tonton farceur et un peu trop bourré au repas de famille.
Le principe est simple : La Purge est une compétition de brigandage amical qui se tient une fois par an depuis sa première édition en 1469, en rase campagne limousine. Initiée par le comte historique Arry Zolen et l’actuelle comtesse Aelaïa de Maurroy-Moraer, elle est organisée par le conseil comtal du Limousin-Marche. Il y a trois objectifs pour en ressortir « victorieux » :
- Faire les poches de ceux que l'on croise
- Ne rien se faire voler (évidemment)
- Mais surtout, trouver les dindons ou dindonnettes comtaux pour leur voler leurs trésors (milliers d’écus, matières premières, ou vêtements fins entre autres)
L’enjeu, hormis le gain financier ? Que vos actes vous méritent un titre. « Piou-Piou Purgeur », « Chuck Gnonris », ou autres « Extrême Rapetout » voilà des exemples de mots qui pourraient orner vos sceaux si par chance vous vous distinguiez lors des trois jours des festivités, et derrière chacun de ces titres se cache une anecdote qui en ravira plus d’un lors de vos soirées mondaines.
Cette année, du quatre au huit février, votre correspondant a décidé d’y participer, pour sa première fois. Pour me faire une idée de ce qui m’attend, je me suis mis en quête d’histoires d’anciens participants, que je peux vous partager ici. C’est Kachina de Lisreux, habitante de Limoges, qui me partage la sordide affaire derrière son titre obtenu en 1470 « Fashion fait des Victimes ».
« Je me souviens que l’on n’avait pas réellement beaucoup de consignes, à l’époque, » se remémore la brune avec nostalgie. « C’est surement pour ça que c’est arrivé. J’étais en retard, et j’avais oublié d’enfiler ma paire de bas de dentelle porte-bonheur. J’étais tellement affairée par les préparatifs que la nuit est tombée sans que je puisse les mettre. Imaginez, maintenant : un tournoi de brigandage avec dans ses poches un des seuls vêtements que je refusais de perdre ! » Etant homme, je ne puis l’imaginer, mais je lui fais confiance.
« J’étais tellement sur le qui-vive, que la première à m’approcher dans la nuit est partie pour deux semaines de convalescence à la clinique de Limoges. Je ne me souviens pas très bien des détails, mais je me rappelle être revenue à moi-même, son corps gisant devant moi. Elle a dû être rapatriée d’urgence. » D’un coup, je commence à avoir des doutes sur mon envie de participation. On m’avait vendu une ambiance bon-enfant, pas des dangers de mort ! Sans remarquer ma réaction, Kachina continue : « Distraite, dans la foulée je me suis laissée surprendre – et puis ils étaient nombreux cette nuit-là – et au réveil – plus de bas.
Ce fut difficile de faire le tri dans les annonces quotidiennes de résultats pour savoir qui pouvait les avoir. Chaque fois que je tombais sur celui qui je pensais détenir mes bas, voilà qu’il ou elle avait déjà été dévalisé ! J’ai laissé une trainée de victimes derrière moi trois nuits de suite, mais rien à faire… Jusqu’à ce qu'Alan, mon époux, se glorifie de les avoir récupérés pour moi dans la besace d’Aelaïa !
On peut dire que cette première purge restera toujours pour moi celle des bas de dentelle fine. Mais pour avoir cogné trop fort, je me suis vu attribuer le titre de Fashion fait des Victimes. »
Note à soi-même : ne pas s’affairer des dessous des participantes.
Je ne manquerai pas de vous rapporter le récit du déroulement de l’édition 1474 d’ici quelques semaines. Si l’envie vous a pris, en lisant ces quelques lignes, de participer à mes côtés, vous retrouverez l’annonce officielle de l’évènement ci-dessous avec les modalités d’inscription.
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