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25/05/1474 Coup monté en Artois ? L'affaire Ottominuti continue.

Bertincourt (AAP) - La saga artésienne d’Otto Minuti continue. Dans un courrier adressé au rédacteur en chef de l’AAP, il détaille sa version des faits qui l’opposent aux autorités artésiennes depuis bientôt un mois.

A lire :

Artois mobilise son ban après une incursion attribuée à Ottominuti
La chancellerie corrige l’AAP sur le cas Ottominuti après la levée de ban

Entre les invectives lancées çà et là aux artésiens, Otto fait le récit d’une histoire en quatre actes : reconnaissance des faits et procès initial, le second procès, les représailles, et un bilan de la situation actuelle.

Les faits selon Otto

Premièrement, si Otto reconnait la prise de la mairie d’Azincourt, il apporte des détails fascinants : lors d’une matinée arrosée en taverne azincourtoise, il affirme "Arguant de ses responsabilités comtales, elle [Amelya de Lostebarne, maire d’Azincourt, ndlr.] m’indiquait devoir quitter momentanément la ville, pour quelques jours. Aussi sollicitait-elle un court intérim de ma part, en toute discrétion, pour éviter que de la ville d’Azincourt ne tombe entre de mauvaises mains. Je devais prendre la mairie le soir même – elle ne serait pas défendue – et la restituer quelques jours plus tard." Otto accepte, et entre seul dans la mairie le soir même pour en assurer le fonctionnement dans les jours à venir.

Cependant, au lever du jour, c’est le drame : "Farfouillant dans les registres municipaux – je dus me rendre à l’évidence : les caisses étaient tout à fait vides. Impossible de payer quoi que ce soit, pas même la solde d’un milicien. Il ne restait en tout et pour tout que quelques vivres." Afin de remédier à la situation, il brade les vivres pour assurer le budget défense et organise un voyage chez lui, à Bertincourt, pour piocher dans ses caves personnelles de quoi alimenter la mairie. C’est à peine Otto hors de murs d’Azincourt que la rumeur se fait entendre – il aurait pillé la mairie, et serait en fuite. La justice lance alors le procès initial à son encontre ; sans preuves, celui-ci aboutira à une relaxe.

L’hypothèse d’un coup monté

"Quelques jours après," continue-t-il, "alors que je méditais encore sur cette étrange histoire, en sirotant une bière artésienne, tiède et quelconque comme la plupart des artésiens, la rumeur s’est à nouveau manifestée : le père de la juge Marca [Darflex, alors conseiller comtal sans poste, désormais Capitaine d’Artois, ndlr.] est venu essayer de m’extorquer des aveux, puis m’a expliqué que je serai poursuivi et condamné pour le pillage de la mairie d’Azincourt."

Un second procès sans preuve supplémentaire devrait aboutir au même verdict – mais il n’en était rien. Dix jours après les faits, le témoignage anonyme d’un employé municipal qui affirme avoir consigné les détails du pillage dans les registres vient faire pencher la balance du côté de la procuration. Otto ainsi que ses compagnons de voyage, mis en cause alors que leurs noms n’avaient jusque-là pas été mentionnés, écopent alors des peines relatées dans un autre article de l’AAP : des semaines de geôle, et des milliers d’écus d’amende. C’est cette seconde salve de procès qui fait tiquer Otto. Il raconte :

"Pour que j’aie pris la mairie sans l’aide de la maire, il faudrait qu’aucun défenseur n’ait été mobilisé cette nuit-là. A supposer que j’aie eu des complices, cela implique qu’il n’a pas été possible de recruter deux défenseurs, effectif qui aurait suffi à interdire toute révolte. Dans une ville tenue par la prévôte d’Artois, c’est impensable. Puisque j’ai été accusé d’avoir pillé quelque chose comme 8000 écus de valeurs, il faut admettre aussi qu’ils étaient en mairie. Nous aurions donc une maire qui conserve des sommes très importantes pour une poignée d’habitants, et en ayant aucun moyen de se prémunir d’une attaque. Peut-on imaginer qu’Amelya de Lostebarne soit à ce point stupide et incompétente ?

Le procès qui a abouti à ma condamnation a été ouvert 8 jours après les faits supposés. Sachant qu’il m’en aurait fallu tout au plus deux pour m’enfuir hors de l’Artois, comment peut-on penser que mon comportement est celui d’un coupable ? A contrario, la Justice aurait-elle été si lente si ma culpabilité réelle avait été une hypothèse plausible ? Le constat est évident : si l’Artois avait espéré que je m’échappe, il n’aurait pas procédé autrement."


Il conclut par une déduction logique : "L’hypothèse du coup monté est en conséquence plus rationnelle et moins coûteuse. Et si les réserves d’Azincourt ont bien été pillées, d’autres ont eu bien plus de facilité que moi pour le faire. Mais peut-être avaient-ils besoin d’un bouc-émissaire pour couvrir leurs traces ?"

Les exactions continuent

On pourrait imaginer qu’à la suite de cette peine, la dette d’Otto et de ses compagnons vis à vis de l’Artois serait soldée. Il n’en était rien. Dans les jours qui suivent, le pouvoir artésien leur rend la vie dure : le navire d’Otto sera coulé à quai, son amie Liame est rouée de coups sur les chemins par l’armée comtale – une agression illégale qui aura valu un procès au capitaine d’Artois, mystérieusement gracié par le Prince (et Comte) d’Artois, Romuald de Dénéré Penthièvre dans la foulée - et sommée de quitter son poste de Tribun de Bertincourt, et enfin, Otto, Liame, et Merveille du Mounet seront déchus de leur citoyenneté artésienne lors d’un vote à huis clos "contraire à la Constitution artésienne dans sa forme."

La défaite

Otto et ses compagnons se retrouvent donc à Compiègne, en Champagne. "Pourchassés par l’armée et par la justice, nous n’avons qu’une seule porte de sortie possible : constituer une armée pour être en mesure de se défendre avant de revenir chez nous." La Champagne, cependant, oublie la rivalité historique avec l’Artois le temps de les dénoncer, chose que déplore Otto : "Preuve que les rivalités historiques pèsent peu face à l’éventualité d’un risque mineur, tout à fait improbable. Peut-être que lorsque le capitaine d’Artois mettra en œuvre le Grand Projet dont il rebat les oreilles de tout le monde – reprendre Compiègne à la Champagne – il y aura un artésien pour le dénoncer aussi."

Le bilan a été lourd : des blessures pour tous, et un mort : le baron Tytus, ancien Président de la Cour Suprême d’Artois dont les circonstances de la démission en 1473 laissent penser que son décès ne sera pas malvenu pour le pouvoir artésien actuel. "Nous sommes donc condamnés à l’errance, à la clandestinité" conclut-il.

Conclusion

Otto termine son courrier par un bilan pessimiste. "Plus les villes se vident, plus elles sont fragiles et plus on stigmatise les étrangers-de-pas-d’ici. Les nouveaux venus sont les bienvenus - sous réserve qu’ils se taisent, qu’ils se soumettent, et qu’ils ne viennent pas troubler la quiétude de la poignée de vieux clous qui empilent les mandats, les titres, les charges. L’Artois compte à peine plus de 200 habitants. Le prince est aussi le comte, et chaque conseiller cumule plusieurs titres. Toute opposition a été purgée et l’on y meurt d’ennui.

Tout cela manque de vie. De gens qui acceptent de prendre quelques risques, de jouer, quitte à parfois perdre. D’accepter que nous ayons tous plus besoin d’être nombreux que de nous apprécier. Qu’il y ait sans doute des solutions pour que chacun trouve son compte, même dans la rivalité ou dans la confrontation. Qu’un bon ennemi, c’est toujours mieux que pas d’ennemi du tout ; il faut donc en prendre soin tout autant que d’un allié."


Le sentiment d’Otto en est un que je partage. Partout, l’AAP constate des dérives de la justice, utilisée désormais comme arme du pouvoir plutôt que bouclier des innocents – que ce soit en Anjou, en Champagne, au Bourbonnais-Auvergne ou en Bretagne, les procès se multiplient pour assurer la sécurité des pouvoirs en place. Les listes se font totalitaires, écrasant la dissidence et par la même la discussion : il faut remonter à mars, en Guyenne, pour retrouver un conseil de coalition. Depuis, aux 21 autres élections comtales et ducales, le conseil ne s’est formé que d’une seule liste totalitaire.

Il ne reste finalement qu’une question que ni les procès, ni les condamnations à l’exil ne semblent avoir réellement tranchée : celle de la confiance. La confiance dans les institutions, dans l’impartialité de la justice, dans la capacité des provinces à accepter encore la contradiction et le conflit politique sans chercher l’élimination pure et simple de l’adversaire.

L’affaire Otto dépasse le simple pillage d’une mairie. Elle met en lumière un malaise plus profond qui traverse aujourd’hui nos Royaumes : celui des institutions de plus en plus verrouillées, où la stabilité paraît désormais préférée au débat, et où toute opposition finit tôt ou tard par être assimilée à la menace.

Dans des provinces qui peinent déjà à attirer de nouveaux habitants et à maintenir une vie politique active, la disparition progressive du dialogue et des rivalités politiques pourrait bien avoir un coût plus lourd encore que les crises qu’elle prétend éviter : celui de l’ennui, et du déclin.


Ladzserus, pour l'AAP, agence de France.


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25/05/1474 Elections au conseil du Comté du Poitou : PQD recueille la majorité absolue des sièges

PARIS (AAP) - La liste Le Poitou qui Demeure est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Comté du Poitou, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "Le Poitou qui Demeure" (PQD) : 100%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Fofinha (PQD)
2 : Heliorphee (PQD)
3 : Emeline_de_vrocq (PQD)
4 : Ajay (PQD)
5 : Cyphus (PQD)
6 : Lefaluf (PQD)
7 : Ermance (PQD)
8 : Jamie68 (PQD)
9 : Brunehaut_ (PQD)
10 : Daidara (PQD)
11 : Quarbonne14 (PQD)
12 : Maxine.. (PQD)

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.

24/05/1474 la Champagne contre les compagnies franches

Reims (AAP) - Dans les salles austères du palais de justice de Champagne, les procès se succèdent désormais avec une régularité mécanique. Brigandage, armées illégales, révoltes municipales, violations de la loi martiale : le tribunal champenois ne juge plus seulement des délits, il administre un état de tension permanent où chaque voyageur devient suspect, chaque lance une menace potentielle, chaque attroupement l’esquisse d’une guerre privée.

Ces derniers jours ont vu défiler une galerie entière de prévenus dont les noms reviennent d’un dossier à l’autre comme les personnages d’une même chronique de désordre : Ottominuti, Tytus, Hannah..., Steph67, Ramwoolf, Kweta ou encore Deloney_j. Tous gravitent autour des mêmes affaires, des mêmes routes, des mêmes troubles qui agitent la Champagne et ses frontières.

La première procédure notable concerne Tytus, poursuivi pour avoir aidé à la création de l’armée illégale « Legio Chiconis » à Compiègne. Les rapports de maréchaussée l’accusent d’avoir été recruté par l’armée d’Ottominuti au moment même où celle-ci se formait sans autorisation ducale. Dans une Champagne placée sous loi martiale, lever un étendard privé relève presque de la provocation politique.

À lire : Artois mobilise son ban après une incursion attribuée à Ottominuti

Pourtant, les échanges produits au procès donnent à l’affaire une étrange tonalité. Ottominuti écrit aux autorités avec une politesse appliquée, assurant n’avoir aucune intention hostile envers la province. Il se présente même comme le chef d’une simple compagnie franche d’Artésiens fatigués de la politique de leur terre natale. La Champagne, elle, n’entend pas distinguer entre mercenaires désœuvrés et menace armée : toute armée non autorisée devient automatiquement illégale.

Le procès de Tytus s’est déroulé dans un silence presque funéraire. Le prévenu ne s’est jamais présenté devant la cour. Le maire de Compiègne, appelé à témoigner, s’est borné à déclarer : « Je ne témoigne pas contre les morts. » Une phrase sèche, énigmatique, qui a suffi à donner à l’affaire une atmosphère de chronique noire.

À peine ce dossier ouvert, Argonne sombrait à son tour dans le tumulte. Dans la nuit du 16 au 17 mai, la mairie de la petite ville est prise lors d’une révolte menée par Hannah.... Le maire Fatba, surpris pendant sa garde nocturne, affirme avoir fui par une fenêtre tandis que les assaillants se barricadaient dans le bâtiment municipal. Au matin, le nouveau pouvoir affiche sa victoire avec une proclamation presque carnavalesque : « La MANO est dans la place !!!! »

Là encore, derrière la farce se cache une inquiétude bien réelle. Les rapports mentionnent la présence d’une lance regroupant Hannah..., Steph67, Ramwoolf, Deloney_j et Kweta. Aux yeux de la prévôté, il ne s’agit plus de vagabonds isolés mais d’un groupe structuré, mobile et habitué aux coups de main.

À lire : en Auvergne, les fourches patibulaires

Mais le moment le plus marquant du procès reste la défense de Hannah.... Là où tant d’accusés choisissent le silence, elle transforme l’audience en foire d’invectives. Elle raille l’odeur du maire détrôné, tourne en ridicule sa fuite, prétend n’avoir voulu que « faire le ménage » dans une mairie abandonnée à la sieste. La procureure Hersent d’ar Sparfel elle-même semble presque surprise de devoir répondre à une véritable plaidoirie plutôt qu’au mutisme habituel des brigands.

À peine Argonne reprise, Reims devient le théâtre d’une autre série de poursuites. Cette fois, il ne s’agit plus de prendre une mairie mais simplement d’entrer dans la capitale sans autorisation. Steph67, puis d’autres compagnons de route, sont accusés d’avoir franchi les portes de Reims sans laisser-passer, malgré les proclamations rappelant que la ville est fermée aux voyageurs en raison de la loi martiale.

Ces procès disent beaucoup de la Champagne actuelle, à peine plus de 100 habitants. Officiellement, le duché protège son territoire. Officieusement, il vit dans une méfiance constante. La capitale ressemble désormais à une ville assiégée où l’entrée elle-même devient suspecte. Les proclamations promettent aux contrevenants d’être « fauchés sans sommation » par les armées ducales. Les tribunaux rappellent inlassablement que nul n’est censé ignorer la loi. Et la loi, désormais, est partout.

Dans cette accumulation de procédures apparaît finalement un royaume où les frontières intérieures se durcissent autant que les frontières extérieures. Une simple lance de voyageurs peut provoquer l’alerte générale. Une nuit de désordre suffit à transformer une mairie en symbole de crise politique. Et derrière chaque procès transparaît la même inquiétude : celle d’un ordre fragile, contraint de se défendre sans cesse contre des ennemis parfois réels, parfois simplement supposés.

À lire : au Palais de Justice de Champagne


Glaber pour l'AAP, agence de France


Edito, par Ladzserus, du 24/05/1474:

Thyxia, cheffe de la Mano, a proposé aux autorités champenoises un accord. Dans un communiqué en date du 22/05/1474, elle écrit : "La Mano est prête à verser un don compensatoire au Duché de Champagne ou à une mairie champenoise, afin de clore cette affaire dans un esprit plus intelligent que vindicatif". S'en suit une proposition chiffrée - soit 600 écus (100 écus par procès), soit deux cochons ou deux vaches.

Bien que restée sans réponse à l'heure actuelle, les autorités champenoises ne semblent pas entièrement contre cette approche pour le moins innovante à la justice. Qu'en penser ? Justice achetée ? Simple transaction bénéfique des deux partis ? A vous de juger.

À lire : Proposition diplomatique de la Mano à la Champagne


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23/05/1474 Elections au conseil du Duché du Bourbonnais-Auvergne : MEL-BA recueille la majorité absolue des sièges

PARIS (AAP) - La liste Mouvement des érudits libres pour le BA est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché du Bourbonnais-Auvergne, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "Mouvement des érudits libres pour le BA" (MEL-BA) : 100%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Leane (MEL-BA)
2 : Morrigan.Samhain (MEL-BA)
3 : Hartaud.wallas (MEL-BA)
4 : Nenou91 (MEL-BA)
5 : Talon_wood (MEL-BA)
6 : Clothilde (MEL-BA)
7 : Alendrahel (MEL-BA)
8 : Oxley (MEL-BA)
9 : Levio (MEL-BA)
10 : Ka_devirieux (MEL-BA)
11 : Coline_ (MEL-BA)
12 : Diddou (MEL-BA)

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.

22/05/1474 le Rouergue transforme ses mineurs en chasseurs de taupes

Rodez (AAP) - En Rouergue, on descend désormais à la mine pour extraire fer, pierre et or, mais aussi pour traquer un gibier plus inattendu : la taupe vivante.

Le conseil comtal a lancé cette semaine « Taupe Gun », une animation destinée à encourager la fréquentation des mines tout en rappelant l’importance stratégique du secteur minier pour l’économie provinciale.

Le principe est simple : chaque tranche de six heures passées sous terre donne droit à un lancer de dé déterminant le sort du participant face aux taupes. Les meilleures captures, exclusivement vivantes, sur insistance expresse de la conseillère Luaine, rapportent des points. Les maladroits qui assènent un coup de pioche trop enthousiaste écopent, eux, de pénalités.

Dans un long exposé pédagogique, les organisateurs ont rappelé à la population l’utilité concrète des ressources extraites. L’or est immédiatement converti en écus pour rémunérer les mineurs, le fer alimente forgerons et charpentiers, servant à la fabrication d’armes, outils et aménagements, la pierre soutient murailles, remparts et commerce extérieur, quant à l’argile, actuellement inutilisable du fait de la fermeture de sa mine pour raisons économiques, elle demeure essentielle au prestige et aux infrastructures.

« Il en va de la prospérité de nostre belle province », martèle l’annonce officielle, invitant les Rouergats à fractionner leurs heures de travail pour optimiser rendement et rémunération, avec recommandation implicite de pauses régulières en taverne entre deux sessions de pioche.

Le concours a été ouvert par la comtesse Enora de Villefort elle-même, descendue à la mine « sans froufrous ni chichis », pioche en main. Après treize sessions de travail recensées dans la journée, la souveraine provinciale a récolté deux lancers, un reliquat d’une heure et une performance mitigée. Un premier dé lui a valu la sentence suivante : « Coup de pioche trop rude... Zut, elle est morte. Pas de taupe morte on a dit ! », soit un point retiré. Le second s’est montré plus clément : un chat opportun a capturé pour elle une taupe « un peu croquée mais vivante », lui rapportant un point supplémentaire. Bilan : un score modeste, sauvé de justesse par un demi-point accordé pour mise en scène narrative.

La compétition est pour l’instant dominée par Joshyne Boucanier, particulièrement active dans les galeries minières. Forte de longues séries horaires, elle a cumulé plusieurs lancers et décroché une prise notable : « Une belle taupe de 4 livres », vivante quoique « groggy », lui rapportant trois points. Après pénalité pour homicide involontaire sur une autre bête, elle conserve néanmoins la tête du classement avec 2,5 points, bonus compris.

Le concours suscite un enthousiasme croissant. Dernier en date à rejoindre l’aventure, Hersande s’est présenté avec une cage pleine de taupes confiées par la jeune RoseHermine, sous surveillance stricte afin qu’aucun dommage ne soit causé aux animaux.

Les trois meilleurs chasseurs pourront choisir leur récompense parmi une sélection hétéroclite : cape d’hiver de Sibérie, cape de partisan, couteau à demi-lune, furet des neiges, couronne printanière ou boîte de délices d’Azazel.

En Rouergue, où la pédagogie économique passe parfois par des concepts audacieux, la politique minière vient donc de trouver un nouveau visage : entre extraction aurifère et protection relative des petits mammifères fouisseurs. Un programme que certains observateurs résument déjà ainsi : travailler plus, miner mieux, et surtout ne pas tuer la taupe.

À lire : Pour vous encourager à aller miner, le Comté vous propose un petit jeu


Glaber pour l'AAP, agence de France

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Cours

Product Price Variation
Loaf of bread 4.56 -0.28
Fruit 9.92 0
Bag of corn 3.7 0.87
Bottle of milk 9.48 0.11
Fish 20.26 0.06
Piece of meat 12.25 0.13
Bag of wheat 10.89 -0
Bag of flour 12.88 1.64
Hundredweight of cow 20.53 0.33
Ton of stone 10.44 -0
Half-hundredweight of pig 15.41 0.05
Ball of wool 10.86 -0.14
Hide 16.32 -0.06
Coat 49.5 0
Vegetable 9.38 -0.18
Wood bushel 4.19 0.08
Small ladder 20.18 0
Large ladder 68.02 0
Oar 20 -0
Hull 36.49 0
Shaft 8.16 -0.14
Boat 99.33 0.63
Stone 18.32 -0.11
Axe 150.74 0
Ploughshare 38.44 0
Hoe 30 0
Ounce of iron ore 11.52 0.2
Unhooped bucket 21.88 0
Bucket 37.73 0
Knife 17.89 0
Ounce of steel 49.04 -0.06
Unforged axe blade 53.91 0
Axe blade 116.44 0
Blunted axe 127.79 -2.51
Hat 53.38 0.08
Man's shirt 119.57 0.12
Woman's shirt 121.14 0
Waistcoat 141.4 0
Pair of trousers 74.61 -0.09
Mantle 257.82 0
Dress 265.04 -0.2
Man's hose 45.63 -0
Woman's hose 44.32 0
Pair of shoes 27.53 -0.01
Pair of boots 86.57 0
Belt 45.2 -0
Barrel 12.02 0
Pint of beer 0.82 0
Barrel of beer 66.51 2.5
Bottle of wine 1.66 0
Barrel of wine N/A N/A
Bag of hops 19.34 0
Bag of malt 10 0
Sword blade 101.19 0
Unsharpened sword 169.69 0
Sword 146.48 -0.07
Shield 36.91 0
Playing cards 73.55 -0
Cloak 180.72 0
Collar 68.35 -0.06
Skirt 135.35 0
Tunic 222.36 0
Overalls 115.73 0
Corset 117.2 0
Rope belt 53.86 0
Headscarf 60.73 0
Helmet 164.91 0
Toque 48.61 0
Headdress 79.65 0
Poulaine 64.02 0
Cod 11.36 0
Conger eel 12.81 0
Sea bream 18.31 0
Herring 17.43 0
Whiting 17.42 0
Skate 12.16 0
Sole 18.11 0
Tuna 12.51 0
Turbot 18.02 0
Red mullet 16.53 0
Mullet 12.47 -0
Scorpionfish 20.5 0
Salmon 16.51 0
Arctic char 12 0
Grayling 14.77 0
Pike 17.6 0
Catfish N/A N/A
Eel 15.09 0
Carp 17.98 0.03
Gudgeon 17.68 -0.04
Trout 17.51 0
Pound of olives 13.38 0
Pound of grapes 9.18 0
Sack of barley 10.67 0
Half-hundred weight of goat carcasses 18.99 0
Bottle of goat's milk 12.81 0
Tapestry 143.6 0
Bottle of olive oil 121.94 -0
Jar of agave nectar N/A N/A
Bushel of salt 19.89 0
Bar of clay 3.43 -0
Cask of Scotch whisky 93.32 -0
Cask of Irish whiskey 131.27 0
Bottle of ewe's milk 10.57 0
Majolica vase 10 0
Porcelain plate N/A N/A
Ceramic tile N/A N/A
Parma ham 84.97 0
Bayonne ham 34.65 -0
Iberian ham 70.28 0
Black Forest ham 54.72 0
Barrel of cider 51.16 0
Bourgogne wine 76.22 0
Bordeaux wine 60.89 0.31
Champagne wine 141.21 -5.25
Toscana wine 33.69 0
Barrel of porto wine 87.44 0
Barrel of Tokaji 163.71 0
Rioja wine 159.19 0
Barrel of Retsina 36.79 -0
Pot of yoghurt 85.17 -0
Cow's milk cheese 77.07 0
Goat's milk cheese 85.06 2.5
Ewe's milk cheese 52.26 0
Anjou wine 50.88 -0
Ewe carcass 15.03 0
Mast 456.7 0
Small sail 215.71 0
Large sail 838.79 0
Tumbler of pulque N/A N/A
Jar of pulque N/A N/A