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08/07/1474 Le hit de l'été : "Est-ce que tu viens pour la lice ?"
À Nîmes (AAP) - Pendant qu'ailleurs certains débattent de la meilleure manière de gouverner une cité ou fredonnent Est-ce que tu viens pour les vacances ? », la municipalité de Nîmes a choisi une réponse autrement plus concrète : ouvrir une lice et inviter la population à régler ses différends à coups de poing. Ici, on ne demande pas si l'amour durera tout l'été, on vérifie surtout si les dents tiendront jusqu'au lendemain. La démocratie locale a parfois des refrains étonnamment percutants.
Sous la houlette de la mairesse Souky , la place publique a pris des allures de ministère des Bleus. Tables chargées de victuailles, tonnelets de bière, eau fraîche, limonade et registre des inscriptions : tout est prévu pour recevoir les futurs cabossés dans les meilleures conditions possibles. On cognera plus tard ; pour l'heure, on hydrate.
La première magistrate n'a d'ailleurs pas cherché à masquer la nature exacte de l'opération. Si l'affiche officielle parle pudiquement d'un « tournoi de lice », elle a reconnu devant témoins qu'un intitulé plus conforme à la réalité aurait été : « On s'fout sur la gueule ? » Les communicants apprécieront cet effort de transparence.
Le succès dépasse déjà les espérances. Pirates à la retraite, archers en mal de cible, vétérans des lices, ecclésiastiques manifestement lassés des batailles théologiques, nouveaux venus, notables et autres fortes têtes se pressent au registre avec un enthousiasme qui laisse penser que les querelles de voisinage n'attendaient qu'une autorisation municipale pour s'exprimer.
Ils sont déjà dix-huit à avoir signé : Clyde, Nael, Souky, qui donnera elle-même l'exemple, nul n'étant mieux placé qu'un élu pour vérifier la solidité de son propre règlement, Tamira, Ashrei, Peny, Herminna, Angeu, Morggane, Hubert, Ombriel, Nahée, Vickie, Lara, Alta, Jewak, Jaques et Delkator.
Sur place, les paris vont bon train. Les uns promettent de refaire le portrait de leurs adversaires, les autres assurent qu'ils viennent « juste pour participer », formule traditionnellement prononcée quelques instants avant de finir le nez dans le sable. La bière, offerte par la mairie, devrait permettre d'atténuer aussi bien les douleurs que les souvenirs.
Les inscriptions restent ouvertes quelques jours encore et aucune jauge n'a été fixée. À Nîmes, on ne refuse personne : les candidats aux hématomes sont invités à se présenter avant le début des échanges. Les dentistes, eux, n'ont pas encore communiqué.
À lire : Concours de lice : On s'fout sur la gueule !!
Glaber pour l'AAP, agence de France
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08/07/1474 Elections au conseil du Comté de Flandres : RFS recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Rassemblements Flamands est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Comté de Flandres, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Rassemblements Flamands" (RFS) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
1 : Gueguen (RFS)
2 : Anastasya (RFS)
3 : Andaine (RFS)
4 : Slystaline (RFS)
5 : Seraphina_v (RFS)
6 : Lacienda_auclair (RFS)
7 : Daysideria (RFS)
8 : Laureen (RFS)
9 : Arya_ (RFS)
10 : Aromas (RFS)
11 : Khalidia (RFS)
12 : Flor. (RFS)
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
05/07/1474 Le royaume des abeilles ouvre ses portes
À Paris (AAP) - Il n'aura fallu qu'une journée pour que les abeilles envahissent les conversations.
Dans les marchés, les ateliers, les tavernes et jusque sur les bancs des mairies, chacun y va de son expérience. Les uns jurent que l'anis fait des merveilles, les autres préfèrent le thym ou la lavande. Les plus prudents attendent encore de voir si les essaims survivront aussi longtemps qu'un troupeau de vaches, tandis que les plus impatients regrettent déjà de n'avoir reçu aucune ruche avec leur nouveau rucher. Car une chose est sûre : les abeilles ont débarqué avec leur lot de mystères.
On sait désormais qu'il faut nourrir les colonies avec des plantes bien précises : anis, lavande, thym ou romarin. Chaque essence semble influencer la qualité du miel obtenu. Déjà apparaissent des miels de fleurs, de lavande, de thym ou encore de romarin, tandis que certains apiculteurs, ou plutôt « abeilleurs », puisque tel est le terme retenu, assurent que l'anis réserve d'excellentes surprises. Ce choix de vocabulaire n'a d'ailleurs pas manqué de faire sourire. Pourquoi « abeilleur » plutôt qu'« apiculteur » ? Les plus érudits rappellent que le premier est un ancien mot français désignant celui qui s'occupe des abeilles ou capture les essaims sauvages. Oublié depuis des siècles, le voilà soudain remis à l'honneur. Et autour des ruches, toute une économie nouvelle prend forme.
Le sculpteur fabrique toujours les indispensables enfumoirs, rangés dans la propriété comme le couteau du boucher ou le seau du vacher. Mais il travaille désormais aussi la cire d'abeille elle-même, qu'il transforme en sculptures décoratives destinées à embellir les demeures. Le charpentier, lui, construit de charmantes ruches d'ornement. Elles n'abritent encore aucun essaim, mais leurs propriétaires nourrissent déjà l'espoir qu'un jour des abeilles viendront les adopter. Certains regrettent seulement qu'elles soient destinées à décorer les intérieurs plutôt que les jardins. Le forgeron entre lui aussi dans la danse en fabriquant des chandelles paysannes grâce à la cire d'abeille, tandis que botanistes, meuniers, boulangers et bien d'autres métiers découvrent chaque heure de nouvelles recettes.
Cette effervescence s'accompagne naturellement de quelques hésitations. Des artisans signalent des recettes apparaissant en double, d'autres découvrent des descriptions inexactes. Certains cherchent encore leur première ruche, d'autres se demandent combien de temps vivra un essaim ou pourquoi ils ne peuvent acheter leur matériel. Les réponses arrivent peu à peu, au rythme des essais, des erreurs et des corrections. Les spécialistes commencent toutefois à lever quelques voiles.
À lire : Le rucher pour les nuls
Une ruche coûte quarante-cinq écus, sauf pour les heureux détenteurs de la Vertu de Conservation qui bénéficient d'un tarif réduit sans que le trésor public n'y perde un denier. Chaque colonie demande une nourriture soigneusement dosée : cinq brins d'anis ou de lavande, quatre de thym ou de romarin. Le moindre déséquilibre peut influencer la production ou l'humeur des abeilles. Il y a deux jours encore, nul ne prêtait attention aux simples qui poussaient au bord des chemins. Aujourd'hui, chacun regarde les fleurs autrement. Et avant que les premiers pots de miel commencent à remplir les garde-manger, c'est peut-être la plus discrète des créatures du royaume qui est en train de provoquer la plus grande révolution économique de ces dernières saisons.
Georg von Schnurstein pour l'AAP agence de France.
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04/07/1474 Elections au conseil du Comté d'Artois : P.A recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Pour l' Artois est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Comté d'Artois, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.
Répartition des suffrages exprimés :
1. "Pour l' Artois" (P.A) : 100%
La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :
1 : Krystal.d.equalon (P.A)
2 : Romuald.. (P.A)
3 : Calimerette (P.A)
4 : Georgeslouis (P.A)
5 : Abigail. (P.A)
6 : Hrolf (P.A)
7 : Human (P.A)
8 : Morgannen (P.A)
9 : Erwann. (P.A)
10 : Scheherazade (P.A)
11 : Ombeline (P.A)
12 : Liam_de_lostebarne (P.A)
Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.
02/07/1474 Autun, le son du silence
À Autun (AAP) - Il arrive que les événements les plus révélateurs ne soient pas ceux qui provoquent les plus grands fracas. Autun est saillie.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la défense de la ville aurait reposé sur bien peu d'épaules. Une seule défenseuse, Druzilla , aurait affronté les assaillants avant d'être grièvement blessée lors des combats. Le lendemain, des voyageurs décrivaient une cité presque vide, onze habitants à peine selon certains décomptes, des caisses du diocèse asséchées et une population émaciée réduite à contempler le passage de l'Histoire depuis le seuil de ses maisons.
Pourtant, ce qui surprend n'est pas la chute d'Autun. C'est le silence qui l'entoure. Point de grandes proclamations. Point de levées de boucliers. Point de débats publics. Comme si la disparition progressive des institutions locales, l'épuisement des villes et la diminution constante de leurs habitants relevaient désormais de l'ordre naturel des choses.
Le bon peuple, lui, connaît sa partition. Qu'il coupe du bois. Qu'il descende à la mine. Qu'il travaille aux champs. Qu'il paie taxes, impôts et dîmes. Et surtout qu'il ne s'inquiète pas. D'autres s'occupent de tout.
D'autres ? Toujours les mêmes. Quelques aristocrates laïcs, quelques dignitaires ecclésiastiques, quelques notables installés dans les salons où se discutent les affaires du monde loin du regard de ceux qui le peuplent. Entre eux, les nouvelles circulent vite. Les rapports s'échangent. Les chancelleries s'agitent. Les états-majors sont informés. Les diplomates commentent déjà les conséquences du passage d'une armée en Bourgogne.
Dans les couloirs feutrés, on murmure. Sur les places publiques, on se tait. Après tout, quelques milliers d'écus qu'est-ce donc ? Un pourboire pour des gueux qui ne méritent pas l'esclandre, plus vite passés, plus vite oubliés, mais dont les noms sont jalousement recensés en listes de traitres, d'ennemis à abattre, des gibiers de potences à estourbir dès qu'ils auront baissé la bannière.
Et lorsque le peuple réclame sa part de vie civique, on lui offre parfois un tournoi de tir à l'arc, une fête locale ou quelque jeu destiné à faire oublier que les décisions importantes se prennent ailleurs. Puis les mêmes s'étonnent. Ils s'étonnent que les conseils se vident. Ils s'étonnent que les charges restent vacantes. Ils s'étonnent que les villes se meurent lentement. Ils s'étonnent que les habitants désertent une vie publique dont ils sont devenus les spectateurs plus que les acteurs.
Comme si l'on pouvait durablement gouverner à douze ce qui concernait jadis des dizaines. Comme si l'accumulation des titres pouvait masquer l'absence croissante de citoyens. Comme si la longueur des titulatures suffisait à remplacer ceux qui ont cessé de venir.
Et l'Eglise ? Qui administre réellement ces biens lorsque les autorités censées les gouverner demeurent absentes ? Et surtout : au nom de qui ? Car de Rome, il ne vient presque rien. Ni déclaration. Ni explication. Ni projet. Le silence encore. Pourtant les dîmes continuent d'être perçues avec une remarquable régularité. Les coffres trouvent toujours des gardiens lorsque vient l'heure d'en tenir les clefs. Les cordons des bourses ne restent jamais longtemps sans mains pour les serrer. Pendant ce temps, les villes meurent. Les diocèses demeurent vacants. Les populations s'amenuisent. Et l'on continue d'échanger des analyses savantes dans des salons où l'on débat du peuple sans le peuple.
Autun n'est peut-être qu'un siège épiscopal de plus tombé dans la tourmente. Mais le silence qui a suivi sa prise raconte sans doute davantage sur l'état du royaume que la saillie elle-même.
Glaber pour l'AAP, agence de France
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