Kingdoms Associated Press

View this kingdom dispatches

19/08/1474 l'ennemi est aux portes, fermons les portes




À Paris (AAP) - C'est officiel : l'ennemi est aux portes. Et quand l'ennemi est aux portes, que fait-on ? On ferme les portes. C'est logique. Surtout si l'ennemi est déjà passé par les portes. Dans la nuit du 8 au 9 août, une flotte « irlandaise » affiliée à l'ONE se serait donc présentée devant la côte normande avant de forcer l'accostage du port de Rouen. Deux armées, fortes d'une quarantaine d'hommes, auraient débarqué. Quarante hommes. Deux armées. Il faut croire que l'armée française avait prévu de combattre séparément les vingt premiers, puis les vingt suivants.

Malheureusement, les défenseurs, peu nombreux et surpris dans leur sommeil, n'ont pas pu repousser l'assaut. Ils dormaient. C'est embêtant pour défendre une ville. D'autant plus qu'on nous précise que l'action se déroule un dimanche, « normalement consacré au Seigneur ». Voilà donc l'ennemi qui débarque pendant que les défenseurs sont au repos dominical. On ne saurait reprocher à l'ONE de ne pas connaître les bonnes manières : attaquer le dimanche matin, c'est certes peu œcuménique, mais c'est efficace.

À lire (ou alors désolé mais vous n'avez pas accès) : Fermeture totale de frontières en Domaine Royal

Rouen serait désormais « plus qu'en danger de tomber ». C'était le 9 août, d'accord. Plus qu'en danger. C'est-à-dire ? En danger de tomber, puis en danger de tomber davantage ? Ou bien en danger au carré ? La précision est importante, car il s'agit tout de même de Rouen, capitale normande, et d'un château que le communiqué nous apprend simultanément à être « vidé de tout butin ». Ah. L'ennemi vient donc conquérir une ville sans richesse. Voilà qui change tout. Nous voilà rassurés pour le trésor ducal.

Mais pas pour la souveraineté. Car l'affaire est grave. Très grave même. À tel point qu'après avoir constaté que deux armées de vingt hommes ont débarqué, la Couronne annonce des mesures « défensives et offensives ». Lesquelles ? On ferme les frontières. Voilà l'offensive. On ferme les frontières aux étrangers. Voilà la défensive. C'est merveilleux, une guerre où l'on commence par empêcher les renforts d'arriver.

Le dispositif est précis : les étrangers ne pourront plus entrer dans le Domaine Royal, sauf s'ils viennent d'une province ou d'un État allié. Et même les alliés devront se munir d'un laissez-passer dûment autorisé par le Duc ou le Comte, contresigné par le Prévôt de France.

L'ennemi, lui, n'a apparemment pas demandé de laissez-passer. Il faut dire qu'il est déjà à Rouen. Même qu'il est déjà reparti. Vu qu'il était deux fois vingt et vain. On comprend donc mieux l'urgence. Il fallait agir. Et vite. Alors on a fermé les frontières. C'est un peu comme fermer l'écurie après que le cheval est parti. Mais avec un Prévôt pour contresigner.

La Couronne rappelle également que chacun doit agir : soldats, miliciens, volontaires civils, sujets vigilants et régnants exemplaires. Tout le monde doit donc se mobiliser. Sauf les étrangers. Dinguerie ce qu'il y a d'étrangers dans le Royaume de France. Eux doivent rester dehors. Enfin, ceux qui n'y sont pas déjà.

Car voici le véritable prodige de cette affaire : l'ennemi est suffisamment puissant pour débarquer en Normandie, prendre pied à Rouen et menacer une capitale, mais suffisamment faible pour que la principale réponse politique consiste à demander aux autres de ne pas venir. On appelle cela faire front commun. Un front commun avec contrôle des frontières. Il fallait y penser.

Le communiqué de Sa Majesté nous apprend encore que cette attaque survient après la déconfiture de l'ONE au Portugal. Nous voilà donc avec une hydre. Une hydre qui vient de perdre au Portugal, qui traverse la mer, débarque en Normandie et trouve encore la force de menacer Rouen. Il faut reconnaître à cette hydre une endurance remarquable. Mais surtout, elle a une qualité rare : elle permet de réutiliser les mêmes communiqués. Hier, elle était au Portugal. Aujourd'hui, elle est à Rouen. Demain, peut-être à Arras. Après-demain, elle sera probablement à l'origine de la fermeture d'un marché à Rennes.

Et chaque fois, la Couronne pourra rappeler que « la menace existe toujours ». La menace existe toujours. La phrase est admirable. Elle permet de ne jamais avoir à expliquer quand elle a commencé, quand elle finira, ni pourquoi elle revient toujours au même endroit. Il suffit de constater qu'elle existe. Et puisqu'elle existe, on ferme.

On ferme les frontières. On ferme les ports. On ferme les portes. Il ne restera bientôt plus qu'à fermer les fenêtres. Par précaution. On ne sait jamais. Car dans cette guerre, il faut être prudent. L'ONE pourrait entrer par la porte. Alors fermons la porte. L'ONE pourrait venir par la mer. Alors fermons les ports. L'ONE pourrait être cachée parmi les étrangers. Alors fermons les frontières. L'ONE pourrait attaquer pendant que les défenseurs dorment. Alors, peut-être, ne dormons plus. Et si nous ne dormons plus, nous serons fatigués. Et si nous sommes fatigués, nous dormirons. Et si nous dormons... L'ONE sera à Rouen.

C'est ainsi qu'une quarantaine d'hommes débarquent sur les côtes françaises et réussissent le tour de force de réveiller tout un royaume de près de 5000 âmes quand même sans que personne ne sache exactement qui, au juste, doit fermer quoi. À moins que le véritable danger ne soit pas l'ONE. À moins que le véritable danger soit la répétition. Car cela aussi, nous l'avons déjà vu. Une attaque. Une alerte. Une proclamation. Une fermeture. Un appel à l'unité. Puis une nouvelle attaque. Et l'on recommence. Belote et rebelote.

À lire aussi : frontières fermées : le Languedoc pose la herse

La France vient donc d'inventer une nouvelle stratégie militaire : quand l'ennemi arrive, on lui ferme les frontières. Il ne reste plus qu'à espérer qu'il respecte le règlement. Sinon, il faudra vraiment envisager de défendre Rouen. Ou envoyer l'Anjou prendre Rennes. Allez savoir pour quoi en faire.


Glaber pour l'AAP agence des Terres au Milieu

Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale

Cours

Product Price Variation
Loaf of bread 4.72 -0.01
Fruit 7.75 -0.02
Bag of corn 2.85 0.05
Bottle of milk 8.35 0
Fish 17.79 0.01
Piece of meat 16.76 0.48
Bag of wheat 10.54 0.12
Bag of flour 11.42 -0.51
Hundredweight of cow 30.34 0.02
Ton of stone 9.01 0.01
Half-hundredweight of pig 15.13 0.06
Ball of wool 10.26 -0.01
Hide 15.64 0
Coat 86.88 0
Vegetable 8.74 0
Wood bushel 4.14 0.28
Small ladder 21.14 0
Large ladder 65.07 0
Oar 20.22 0
Hull 37.84 0
Shaft 7.53 0.01
Boat 103.18 -0.47
Stone 10.15 -0.8
Axe 148.85 -0.04
Ploughshare 41.88 0
Hoe N/A N/A
Ounce of iron ore 7.94 -0.17
Unhooped bucket 24.66 0.01
Bucket 41.41 -0.07
Knife 15.86 0
Ounce of steel 42.41 0
Unforged axe blade 66.12 0
Axe blade 130.41 0
Blunted axe 119.87 0.07
Hat 52.32 0
Man's shirt 113.21 0
Woman's shirt 120.25 0.01
Waistcoat 142.5 0
Pair of trousers 78.21 0.01
Mantle 257.65 0
Dress 290.38 -0
Man's hose 39.94 0
Woman's hose 50.58 0.01
Pair of shoes 27.35 -0.01
Pair of boots 86.3 0.16
Belt 42.9 0
Barrel 10.61 -0
Pint of beer 0.73 0.01
Barrel of beer 85.95 -0
Bottle of wine 1 0
Barrel of wine N/A N/A
Bag of hops 19.59 0
Bag of malt 20 0
Sword blade 101.19 0
Unsharpened sword 120.13 0
Sword 164.41 -0
Shield 64.98 -0
Playing cards 96.61 0.14
Cloak 183.12 0
Collar 72.23 0.06
Skirt 136.11 0
Tunic 246.42 0
Overalls 124.99 0
Corset 135.72 0
Rope belt 53.44 -0.28
Headscarf 61.86 -0
Helmet 162.32 0
Toque 65.62 0
Headdress 82.18 0
Poulaine 66.28 0
Cod 19.93 0
Conger eel 23.48 0
Sea bream 26.8 0
Herring 10.73 0
Whiting 22.25 0
Skate 18.37 0
Sole 11.24 0
Tuna 27.25 0
Turbot 24.48 0
Red mullet 23.22 0
Mullet 16.46 0
Scorpionfish N/A N/A
Salmon 13.1 0
Arctic char N/A N/A
Grayling 23.26 0
Pike 21.99 0
Catfish N/A N/A
Eel 23.03 0
Carp 23.27 0
Gudgeon 21.63 0
Trout 18.01 0
Pound of olives 13.98 0
Pound of grapes 9.31 0
Sack of barley 11 0
Half-hundred weight of goat carcasses 18.44 0
Bottle of goat's milk 10.77 0
Tapestry 169.95 0.01
Bottle of olive oil 140.86 -0.05
Jar of agave nectar N/A N/A
Bushel of salt 11.08 0
Bar of clay 1.7 0
Cask of Scotch whisky 171.91 0.57
Cask of Irish whiskey 167.2 -0.21
Bottle of ewe's milk 15.4 0
Majolica vase N/A N/A
Porcelain plate N/A N/A
Ceramic tile N/A N/A
Parma ham 94.52 -0.03
Bayonne ham 99.55 0
Iberian ham 73.16 0
Black Forest ham 71.81 0.04
Barrel of cider 81.7 0
Bourgogne wine 88.93 0.01
Bordeaux wine 66.21 -6.25
Champagne wine 125.65 0.02
Toscana wine 74.3 0
Barrel of porto wine 157.58 0
Barrel of Tokaji 148.91 0
Rioja wine 146.39 0
Barrel of Retsina 81.33 0
Pot of yoghurt 106.67 0
Cow's milk cheese 64.17 -0
Goat's milk cheese 143.89 0
Ewe's milk cheese 67.97 0
Anjou wine 87.49 -2.03
Ewe carcass 24.1 0
Mast 457.69 0
Small sail 191.29 0.16
Large sail 886.63 0
Tumbler of pulque N/A N/A
Jar of pulque N/A N/A